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Le Champ de Tir - Archers

 
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aziraphale
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MessagePosté le : Ven Juil 31, 2009 3:15 pm    Sujet du message : Répondre en citant

Erohaon

Citation :
Voyageur : ces humains étranges sortis de nulle part font preuve d'une force singulière et meurtrière. De leur simple esprit, ils font exploser les pierres, brûlent le bois et soulève la terre. Sur une cible vivante, l'effet est plus horrible et rapide encore. Toujours drapés d'une longue et profonde cape bleue, leurs yeux émeraudes perdus dans le vide, et leurs lèvres scellées à jamais sur une absence de sourire, les Voyageurs servent la cause des gobelyns. Mais pourquoi donc ? Tous l'ignore, et le Synode garde ses sombres secrets pour des jours meilleurs...




Dernière édition par aziraphale le Dim Oct 17, 2010 1:09 pm; édité 1 fois
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aziraphale
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MessagePosté le : Ven Oct 14, 2011 8:46 am    Sujet du message : Répondre en citant

Gnaes

Citation :
Le Scorpion : les scorpions sont des balistes de bonne qualité fabriquées par les gobelyns de l'est des Terres de Saïhan. Le traits lourd est en contrehaut de la machine, tandis que le rechargement de la corde de projection se fait en bas, donnant une vague forme de scorpion à l'engin et lui valant son nom.


Le Scorpion

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aziraphale
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MessagePosté le : Mer Déc 14, 2011 8:26 pm    Sujet du message : Répondre en citant

Commandeur : Lyre Althalus

Lynx Daronoans - Type tireurs

Règlement a écrit :

Les Lynx Daronoans sont une autre caste d'archers des troupes régulières Daronoans. Loin de valoir le talent inné des laurdiers royaux, les lynx ont par contre un avantage indéniable : ils tirent deux fois moins loin, mais trois fois plus vite ! Quand la horde gobelyne charge à travers un canyon avec un bataillon de cinq cents gobelames, les commandeurs apprécient cette différence...



Barrage de flèches en montagne

Cette histoire est extraite des mémoires du lyre Althalus.

Pour ceux n'ayant pas lu cet ensemble de récits, que je conseille, cela se passe peu après la défaite Daronoane dans la montagne des larmes, alors que le lyre Althalus se rendait à la citadelle de Rorchäl.




Il y rencontra un jeune Lynx daronoan qui l'escorta pendant son voyage.

Althalus menait son cheval par la bride afin de ne pas distancer Aîkor. Ils avaient avancée d'environ une demi lieue et marchaient rapidement quand Aîkor s'immobilisa

"J'entends des loups, ils arrivent par la prochaine passe, probablement un groupe de 4-5 hommes. venez commandeur, je connais un poste pas loin ou nous pourrons les observer passer."

ils reculèrent de quelques pas et prirent un étroit défilé. lorsqu'ils en sortirent ils attachèrent le cheval d'Althalus et grimpèrent sur un escarpement surplombant le chemin qu'ils arpentaient l'instant précédant.

cinq loups apparurent alors, sortant du dédale rocheux par le chemin et approchaient de leurs positions. Ils portaient des arcs court et discutaient bruyamment.


"Des lycans, redoutable quand il s'agit de viser une cible plus grosse qu'une maison, mais contre moi ils n'ont aucune chance. Rester ici commandeur, j'en fait mon affaire"

Avant qu'Althalus n'ai pu dire un mot à ce jeune elfe qu'il trouvait bien arrogant et potentiellement suicidaire, Aîkor avait grimpé sur l'escarpement, encoché trois flèches à son arc et tira sur le groupe. Touché au ventre et à la cuisse, le premier tomba sur le coup. Le deuxième reçu la flèche en pleine tempe et ne senti même pas la mort arriver.
Les trois autres Lycans se retournèrent afin de contre-attaquer et d'éliminer cet ennemi qui les prenait par surprise dans un pays conquis. le troisième eu juste le temps d'apercevoir Aîkor avant qu'une flèche ne lui traverse la gorge tandis qu'une autre lui ouvrait le poignet.
Les deux derniers Lycan, voyant que leur adversaire était seul tirèrent. Malheureusement pour eux, les Lynx daronoans reçoivent des leur enfance un entrainement spécial destiné à leur permettre d'éliminer tous les archers qui leur font face. Ainsi Aîkor évita aisément les deux traits, tout en encochant deux nouvelles flèches à son arc. Le quatrième loup reçu la flèche dans le front et s'écroula tandis que la seconde flèche effleura la cuisse du dernier loup qui commença à s'enfuir en courant. Aîkor encocha alors trois flèches a son arc et tira.


"Pas de survivants"

Le loup reçu une flèche dans chaque genou et une dans la nuque. Il tomba mort, tué sur le cou.

"La passe est sécurisée commandeur, nous pouvons reprende notre chemin, je vous attends auprès des cadavres, il faut que je récupère mes flèches."

La bataille s'était déroulée en un clin d’œil. En quelques instants, Aîkor avait décoché dix flèches dont une seule avait manquée sa cible. Althalus lui même n'aurait eu aucune chance contre lui. Il descendit de leur perchoir et rejoignit Aîkor sur le chemin. Il le trouva en train de récupérer ses flèches sur les cadavres.

"Tu recycle tes flèches ?"
- "Bien sûr, autrement en prenant en compte le nombre de flèches que nous tirons à chaque bataille et le fait que nous combattons dans les montagnes, nous tomberions rapidement à court de munitions."
- "Depuis combien de temps pratiques tu le tir à l'arc ?"
- "Je devais avoir environ quinze ans, l'age où on entre à l'école militaire."


Pendant qu'Aîkor finissait de nettoyer ses flèches et de les ranger, il réfléchit à sa situation. Il mettrait certainement un certain temps avant de rejoindre Rorchäl et de pouvoir repartir vers un autre front. Il ne serait pas mauvais d'en apprendre plus sur les techniques des lynx afin d'augmenter son potentiel de combat. Alors qu'ils reprenaient le chemin entre les gorges, il aborda le sujet.

"Aîkor, nous allons mettre un certain temps avant de rejoindre tes compagnons, et plus encore avant de quitter ce pays maintenant envahi par les loups. Pendant notre voyage, pourras-tu essayer de m'enseigner tes techniques afin que je puisse manier mon arc avec la même dextérité que toi ?"
- "Vous enseigner mon seigneur ? Je ne suis qu'un humble soldat de la couronne pourpre, je ne pourrais être meilleur que vous."
- "Sache que je ne suis pas devenu Lyre par la force, mais par la stratégie. Je suis bien plus versé en tactique qu'en art militaire. Je te prie de nouveau de bien vouloir m'aider à m'améliorer."
- "Dans ce cas mon seigneur, je serais honoré de partager mon savoir avec vous et de vous permettre de devenir encore meilleur."
- "Je t'en remercie, je te propose que nous commencions dès demain en fin de journée. En attendant reprenons la route."
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aziraphale
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MessagePosté le : Mer Déc 14, 2011 8:27 pm    Sujet du message : Répondre en citant

Silence
Tireurs - Crépusculaires

Citation :
On ignore totalement s'il existe un lien de parenté entre les Voyageurs et les Crépusculaires, mais ils sont tous les deux aussi mystérieux qu'inconnus du commun des mortels. Les Crépusculaires sont toutes des femmes, à l'origine humaine, en apparence. Leur teint blafard cache souvent mal l'aura de puissance dominante et étouffante qui émane d'elles. Tout comme les Voyageurs, leurs pouvoirs terribles et invisibles leur permet d'abattre les plus puissantes créatures d'un seul regard, qui s'écroule comme terrassées et écrasées par des montagnes vivantes. Nul n'a jamais osé porter la main sur une Crépusculaire, sans y avoir perdu bien plus que la vie.



La légende des Crépusculaires

Jadräm Mëlh Fara !...
Marmonnait l'ancienne comme à elle même.
Puis elle leva les yeux vers les autres qui s'étaient réunis en cercle autour d'elle et du feu de bois qui crépitait et leur dit :
Je vais vous raconter la légende oubliée ou l'une des rares fois ou l'on vit une Crépusculaire...

- Le soleil était toujours généreux, les pluies suffisantes, et des femmes, des hommes et des enfants vivaient en cet endroit idyllique, en parfaite communion avec la Nature. Mais un matin, cet incomparable bonheur prit fin.
Un matin, un petit groupe composé de femmes, d'hommes et d'enfants, se baignait dans un lac d'un bleu profond. L'horizon était clair, dégagé. Chacun se repaissait du plaisir de goûter l'eau délicieusement chaude, tandis qu'un soleil bienveillant caressait de ses rayons de miel le paysage. Mais soudain, l'horizon sembla se brouiller.




- Ils se groupèrent aussitôt, et leur regard se posa sur le nuage de poussière que l'on apercevait au loin, et qui se rapprochait à grande vitesse. Instinctivement, tous se reculèrent, au fur et à mesure que ce qui était devenu une immense nuage menaçant, allait déferler sur eux.
Il y avait maintenant foule, pour regarder d'un air inquiet, les hommes casqués et cuirassés qui en sortirent. Ils étaient de très haute taille, de forte corpulence, et bien que le casque que chacun d'eux portait, ne permît pas de distinguer leurs traits, on les devinait très cruels.
Et la terre elle même résonnait, des éructations effrayantes et morbides des "Ténébreux".

- Et soudain, un énorme monstre à la solde des Ténébreux surgit d'entre les rangs. La créature, était d'une telle hauteur, que son énorme tête, semblait atteindre les nuages noirâtres qui encombraient le ciel ce jour-là. Son corps massif qui se terminait par une queue impressionnante, ses pattes fourchues étaient très hautes et d'une incroyable épaisseur, enfin, ses petites ailes déployées, de forme triangulaire.
Le Monstre, puisqu'il s'agissait bien de cela, ses ailes recouvert d'écailles de couleur émeraude semblaient constituées d'une corne tellement épaisse, qu'elles semblaient posséder la solidité de l'acier. Le monstre hurla et se rua à l'attaque.




- Mais, venue du plus profond des bois de murmures et d'émeraude, dans les tréfonds de ces endroits secrets, insondables et inconnus de tous, d’où sonne le Cor de Nashwän, comme appelée par le désespoir ou envoyée par quelque force bienveillante, une aide salvatrice était venue au secours du groupe qui était voué à une mort certaine.
Comme un miracle, comme un mirage, les pauvres ères la regardèrent, la flamme de l'espoir dans les yeux. C'était une femme, au regard translucide, la peau d'un blanc immaculé. Sa présence, son aura dégageait une sensation particulière, un sorte de sentiment de mal aise inexplicable.

- Alors sans un mot, prise d’une colère aussi soudaine que dévastatrice, la Crépusculaire entra dans une rage meurtrière, son regard se voila, son teint devenant plus blanc encore, presque translucide, puis il se produisit un effroyable phénomène.
Une vague de matière aussi haute que le Monstre s'abattit sur lui dans un épouvantable bruit de tonnerre. Le souffle avait propulsé en l'air, avec une force rare, des centaines de Ténébreux qui étaient retombés sur le sable où ils s'étaient brisés comme du verre, leurs cuirasses étant devenues dérisoires et inutiles. Cela fut très bref puis ce véritable déchaînement des éléments arriva enfin à son terme, le Monstre fut ébranlé, tandis que la crépusculaire restait imperturbable et froide comme inanimée...

- Les descendants de ce qui furent jadis, s'agenouillent encore devant ce qu'ils appellent Jadräm Mëlh Fara, une immense trou considérée depuis comme un lieu sacré. Il s'était formée à la suite de la tempête de feu, de pluie, de cendres, de vent et de ténèbres à l'endroit ou la crépusculaire avait tué le monstre et vaincu les Ténébreux, et chacun vénérait Jadräm Mëlh Fara, et rendait grâce à la terrible colère salvatrice des "Crépusculaires".
Et s'il était autorisé de marcher autour du trou sacré, il fallait toutefois le faire avec délicatesse, en effleurant tout juste la terre pétrifiée de ses pieds nus, comme si la crépusculaire était encore ici.
Puis, pensive l'ancienne murmura dans un souffle: Effleurer, juste effleurer...




- Mais personne n'aurait jamais osé toucher la peau d'une Crépusculaire, que certains appelaient aussi "les intouchables".
Leur peau était une sorte de terminaison nerveuse, une espèce de porte ouverte sur leur âme. Et toucher leur peau, vous plongeait dans les profondeurs insondables de leur âme, qui était comme une coupe vide que rien ne semblait pouvoir remplir.
Mais, surtout, le toucher provoquait en elle une douleur insupportable, qui souvent libérait de manière sauvage le terrible pouvoir qui était le leur.

- Certains murmuraient aussi d'elles "Les maudites"...
Craintes, elles vivaient, ou du moins, subissaient, ce pouvoir comme une malédiction, car...
Comme personne ne pouvait les toucher sans un risque assumé de périr, elles étaient ces femmes privées du droit légitime de donner la vie, condamnées à semer la mort...éternellement.


http://youtu.be/hl0CWJ10RWk
* HRP : A regarder en 1080 HD
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aziraphale
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MessagePosté le : Sam Juin 30, 2012 12:13 pm    Sujet du message : Répondre en citant

Nom : Saigne-Crapaud le Loup
Unité : Charneux (voir aussi Fercujons - Infanterie Lourde)
Type : Tireur


La nuit était mauvaise. Le bombardement n'avait pas cessé un instant, les daronoans envoyaient sur nos tranchées de première ligne toute la gamme de leurs projectiles, mais sans grand dommage pour nous, pour le moment.
En vue d'une attaque qui aurait pu se déclencher au petit jour, tout le monde était réveillé et était prêt : l'ennemi pouvait venir, il serait reçu avec le meilleur accueil qu’on puisse fournir !
Dans son renfoncement, le Vassal Fyrmil Logral dégustait un vin épicé qui avait laissé toute sa chaleur dans les deux trois kilomètres qu'il avait dû parcourir depuis les cuisines du commandement. Enfin, tel qu'il était et additionné de beaucoup de gnole ! Il faisait du bien quand même.
Un rocher vint s’écraser si près de l'abri que la charpente en fut toute secouée.
Tas de salauds vérolés ! Ils ne peuvent même pas nous laisser boire un verre tranquillement: hurla Brulvent, le troufion de liaison qui avait ramené le pichet. Son verre vidé, il sortit, et, bondissant derrière un remblai, il vida quelques traits d’arbalète en direction des lignes daronoanes, histoire de se détendre les nerfs.

Fyrmil Logral était un solide loup. Ce n'était pourtant pas un vassal rompu à la guerre dès sa naissance. Petit forgeron dans une tout aussi petite ville du Nord de la Vallée des Ombres, il avait quitté comme tant d’autres sa vie précédente lors de la rébellion. Sa compagnie avait alors vécu des heures glorieuses mais terribles. Il avait connu le siège de Garalhôn Cairn, les étapes douloureuses de la retraite brillamment menée en Ishter, le sublime élan de Dun…
Logral disait parfois, en riant: Quand on a passé par-là sans y rester, c’est que la mort a peur de vous.
Au milieu de tant de dangers, gaiement affrontés, il avait gagné le grade de sergent, puis le titre, à défaut de terres, de vassal par le dominant Tisse-Brume. Sa haine pour les daronoans ne désarmait point. N'avait-il pas, lui aussi subit cette sensation de botte posée sur sa gorge ! Et, au cours des assauts, cet homme, d’apparence si calme d'ordinaire, devenait effrayant d'audace et de bestialité, entrainant ses soldats avec une vigueur que rien ne pouvait briser.

Un Gardes de Procion s'approcha de Logral:
-Mon seigneur, le dominant vous demande.

Dans le réduit honteusement dénommé poste de commandement, les chefs des compagnies étaient réunis. Il y avait là Barmuve, un vieux vassal borgne et farouche qui commandait la deuxième, la première était celle de Logral. Puis c'était Pisseux, un jeune gadain qui marchait à la tête de la troisième. Enfin venait Bourdon, un sergent avec une barbe jusqu’au nombril, bourru et simple, qui menait la quatrième.
Le dominant Tisse-Brume avait sa physionomie grave et songeuse des grands jours. En mâchonnant une chique, il agitait un minuscule morceau de parchemin.
-Mes chers loupiots, dit-il avec un demi-sourire, je crois que ça va chauffer! D'après les informations que je reçois à l'instant, la charmante pluie que nous subissons depuis hier soir est le prélude d'une attaque qui, devrait se produire à l'aube. Prévenez votre compagnie. Vous, Logral, si nous pouvons lancer une contre-attaque, vous sortirez d'abord avec vos bonhommes Puis, la compagnie de Barmuve.

Ensuite... D'une voix calme, sans émoi apparent, il précisa ses ordres. On se sépara. Fyrmil Logral rassembla à son tour ses gradés et leur indiqua la marche à suivre.
S'adressant à un sergent, il dit:
-Si je tombe, vous prendrez le commandement. Si vous tombez à votre tour, ce sera Poireblette. Ensuite… chacun suivra son instinct!
Le sergent un peu pâle, reprit:
-Mon seigneur. Nous en avons vu d'autres: Nous en reviendrons !
Et Logral, ajouta:
-C'est vrai, mon brave: Nous avons eu de fichus quarts d'heure ensemble! Et la mort a plus peur de nous que nous n’avons peur d’elle... Allez maintenant !

Le jour vint, un jour glacial.. La brume, dans ce coin aride et dévasté, s'accrochait aux squelettes mutilés des arbres, telle des lambeaux de soie vaporeuse et sale. De larges gouttes d'eau tombèrent. Les hommes était posté, le doigt sur la gâchette de l’arbalète, ou de la corde de l’arc. Dans la lumière trouble, des taches noires apparurent ça et là sur le sol, de « vieux » cadavres…

Fyrmil Logral allait et venait le long du secteur qu'il avait à tenir. Un fangeux rappliqua au pas de course, tête rentrée dans les épaules.
-Mon seigneur, le dominant vous dit qu’il y a de drôles de mouvements sont chez l'ennemi, à l’orée est du bois.
A la gauche de la première compagnie, une série de traits fendirent la pluie vers le bois. Un tir d'essai.

Un gorgerin se tourna vers Logral :
-Monseigneur, j'aperçois des formes vagues qui glissent vers nous !

Se hissant pour passer les yeux au-dessus du remblai, Logral ne vit d’abord rien, plus plissant les yeux, il ne put douter de la véracité du fait. A cent vingt mètres mètres de nos tranchées, des Charneux rampaient, parmi les herbes et les branches brisées. Le fangeux repartit, toujours courant tête baissée, porter la nouvelle au dominant. On attendit. Le bombardement, qui était très sporadique depuis une demi-heure, cesse brusquement.

A voix base, très maître de soi, le vassal ordonna:
-Feu à volonté à mon ordre seulement !

De bouche en bouche l'ordre passa. On distinguait parfaitement maintenant les silhouettes des charneux. Trois ou quatre d'abord, puis dix, puis cent et davantage. Parfois une tête surgissait puis plongeait à nouveau dans les broussailles. La tranchée louve demeurait muette, et il était impossible à l'ennemi de savoir s’ils avaient été repérés. A soixante mètres du réseau de tranchées, un cri guttural et simiesque retenti et la horde vociférante des hommes singes se précipita à l'assaut.
Au même instant, le cri de Logral déchira l'air, les sergents hurlant à l’unisson :
-Feu A volonté!

Et; dans le vrombissement des cordes se détendant, les premiers rangs des assaillants s'écroulèrent. Il y eut un flottement dans l'attaque. Mais les suivants s'étaient ressaisis et chargeaient à nouveau. Une seconde volée aussi meurtrière que la première, fit une autre ligne de cadavres.
Au même instant nos ingénieurs à l’arrière mettaient en branle leurs robuffles, truots et tout ce qui était encore intact. Une pluie de pierre s’abattit à cinquante mètres de nous. Les charneux continuaient à avancer et, tant bien que mal les survivants arrivèrent jusqu’à la première tranchée..
Logral cria, dans le tumulte :
- Epées et piques !

Une nouvelle pluie de projectiles provoqua une débandade parmi les assaillants n'ayant pas encore atteint notre tranchée. Ceux ayant réussi, n'ayant pas eu un sort plus enviable. Une poignée se rangea autour d'un charneux une tête plus grand que les autres. Alors, dégainant son épée batarde, le vassal Fyrmil Logral se dressa et, terrible, d'une voix formidable, il tonna :
- En avant: ...A la charge !

Le petit groupe de charneux ne pesa pas lourd dans la tempête. Mais déjà derrière arrivait les vraies forces ennemies. Nos projectiles qui continuaient à pleuvoir avaient fait de larges coupes, mais les rangs des assaillants daronoans se reformaient et leur masse silencieuse accélérait. C'était le corps à corps. Logral, aux prises avec grand diable qui le dominait de deux bonnes têtes perça son adversaire à la hauteur du coeur. Poireblette, atteint d'un coup de lance au ventre, eut encore la force de se redresser pour jeter un rageur cri de: la Meute vaincra ! Avant de retomber pour toujours.

Logral menait la charge. Passant auprès d'un gros rocher déposé par un trébuchet, il ne fit pas attention à deux daronoans blessés qui s'étaient cachés derrière. Il n'avait pas fait trois pas qu'un cri de Brulvent: " Attention, mon seigneur ! " lui fit faire un bond sur la gauche, une dague lui frôla le cou. C'était l'un des daronoans blessés qui tentait de l’abattre par derrière. Il n'avait pas eu le temps de se rendre compte du fait, que le deuxième se projetait vers lui, la pointe de l'épée tendue vers son sternum. D'un coup instinctif, il écarta l'arme et sa lame vint s'enfoncer dans la carotide de l'assaillant, qui s'écroula pendant que, giclant de la blessure, le sang allait asperger son visage. Il reçut un carreau d’arbalète dans l'épaule dont la violence du choc le fit tournoyer sur lui-même. Il voulut se raidir contre la douleur, il lui semblait que son sang coulait à flots. En av…..! Il ne put achever et tomba.

Les loups, trop peu nombreux, durent se replier. Leur contre charge ayant au moins brisée la charge ennemie. Emporter les blessés et les morts, il n'y fallait pas songer, tant les tireurs adverses faisaient rage pour venger leurs camarades. Au reste, nos pertes étaient légères, comparées à celles de l'ennemi. La journée fut marquée par des tirs réguliers de part et d’autre. Le sergent, suivant les instructions de son supérieur, avait pris le commandement de la compagnie.

Là-bas, à quelques soixante mètres de la ligne ennemie, Fyrmil Logral, après plusieurs heures, sortit de son évanouissement. Sa tête alourdie, n’était qu’élancements aigus douleur sourde. Ses oreilles bourdonnaient, sa vue était trouble…Où était-il ? Il ne savait pas : un grand trou noir était dans sa mémoire. Il voulut remuer, se soulever, comprendre... Une douleur atroce lui mordit l'épaule. Il se rappelait... Il était blessé ! Depuis combien de temps ?
Le sang avait cessé de couler de la plaie, mais le carreau planté provoquait des tiraillements affreux. Une flèche daronoane tomba très près. Un guetteur s'était dit: " Tiens : Un loup qui remue encore !
Le soir descendait et la brume revenait, glissant sur le champ de bataille, pareille à un immense linceul. Des blessés dans l'ombre s'agitèrent. Monotone, déchirante, la plainte oppressée d'un agonisant s'éleva. Puis ce fut le silence, ce silence angoissant et lourd des fins de combat...

Des heures passèrent. Engourdi par le froid et par la souffrance Logral n'avait plus la notion exacte des choses. Une branche craque, des pas lourds ébranlent le sol. C'est une patrouille ennemie. Oh, pas le genre de patrouille destinée à reconnaître un terrain ou une position. Une patrouille dont le but n'est pas dangereux, mais profondément ignoble : achever les blessés et détrousser les cadavres !
Un lord commande, cette patrouille, un de ces hobereaux pleins de morgue dont la nation daronoane a le monopole. Sous la pression d'une patte brutale, Hugues entrouvre les yeux et frissonne. La lune, qui troue le rideau de brouillard, lui montre une figure taciturne et grise. Et la voix lourdement ironique du lord profère: Ah ! II n'est pas mort ce misérable loup : Un coup d’épée et le vassal Fyrmil Logral, blessé à nouveau, perd toute connaissance, pendant que la patrouille s'éloigne avec des ricanements satisfaits.
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