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aziraphale
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MessagePosté le : Jeu Avr 07, 2011 8:02 am    Sujet du message : Répondre en citant

Parangon Bell
Rase-Gloire


Citation :
Ce sont des monstres colossaux, tout en épine et en férocité. Leur myopie naturelle les empêche de voir et d'attaquer facilement de petites troupes, mais leur sens territorial aigü permet de les dresser à abattre toutes constructions aussi grandes qu'eux. Les Rase-gloires ne semblent exister que pour détruire tout ce qui dépasse les cinq mètres de haut, dans une orgie de brutalité où ils frappent sans réflexion de leurs avant-bras pointus et puissants, leurs gueules dentelées lâchant des rugissements à faire trembler les forteresses.


Trop Haute

La bête est venue. Bien évidement, nous l'attendions, de multiples chasseurs s'étaient embusqués aux alentours du poste de garde.
Une partie de la garnison s'était massé derrière la porte.
Le Rase-Gloire arriva, sans remarquer nos chasseurs. Nous devions le prendre en tenailles dès l'instant ou il s'attaquerait à la première porte.

Le colosse chargea, six mètres de puissance. Dans son élan, il déchira la porte de bois, piétina sans les voir la moitié de nos soldats et enfonça la porte d'airain.
Au pied du donjon, faisant peu de cas des flèches de nos chasseurs et n'ayant cure de nos lames, elle frappa la pierre de ses bras puissant.
Les chocs étaient tels que le sol se creusait brutalement, de multiples cratères morcelèrent le vallon. A chaque coups, nos guerriers étaient soufflés comme des fœtus de pailles, les plus hardis ne tombaient qu'à genoux.
En quelques instant, de notre glorieuse bâtisse, il ne resta que des décombres.
Le monstre poussa un râle puissant, qui se transforma en cri de rage, et de douleur. Les bras meurtris par les coups qu'il a donné, le Rase-Gloire blessé s'enfuit, sa tâche accomplie.

Jamais nous ne reconstruisîmes ce fort.

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aziraphale
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MessagePosté le : Lun Mai 23, 2011 10:52 am    Sujet du message : Répondre en citant

NoireHermine

L’énigme de NoireHermine

Citation :
Pour avoir la description complète de l'unité, il vous faudra lire le RP et résoudre l’énigme :


http://www.fichier-pdf.fr/2011/05/23/saihan-concours-bg/saihan-concours-bg.pdf
(DOWNLOAD] Télécharger le fichier (PDF, 27 Ko)


NoireHermine, seule, vêtue de son capuchon marron défraichi par les ans, saisit une noix dans l’écuelle ébréchée jonchant la sombre table en bois. D’une voix solennelle, elle relit et prononce les énigmes mystérieuses venues du fond des âges. La communauté de la foret indifférente à ce rituel. Car depuis son plus jeune age en lieu de festivités et en place de jeux, on l'a obligé à apprendre inlassablement les enseignements des grands maîtres et elle a passé son temps à éplucher les vieux grimoires et manuels.


En ce jour, nul habitant ne manque, du nourrisson gazouillant au vieillard voûté.
Au centre de la majestueuse clairière trône le chêne millénaire, planté là, vaillant conquérant du temps et des éléments. Trois jours déjà que la commémoration du solstice durait.
Car cette fête est l’une des dernières coutumes ancestrales encore respectée. Au fil des ans, NoireHermine observe avec tristesse cette dernière s’effriter. Mais le solstice réunit toujours le village, ravi de célébrer la mémoire des esprits sylvestres. Les festivités s’étalent les trois jours précédant et suivant la date du solstice. Sept jours et sept nuits durant, l’esprit communautaire réapparait, les tensions s’apaisent, l’harmonie revient.


Au même moment, au même lieu, dans la dimension féérique, la liesse est aussi de mise. Tous les êtres de la vallée, enjoués, se sont réunis. Avant de laisser la place pour l’hiver. Comme chaque année, les Nymphes vantent leur glorieuse prouesse passée. Les Sylvides portent sur la brise les murmures de la nature. Les jeunes dryades jouent à cache-cache dans les feuillages. Les Hippophampes créent des arches d’eau plus somptueuses les unes que les autres. Chacun vaque aux joies variées de se voir réunis.


La huitième sœur, NoireHermine, la plus jeune, comme à son habitude, se fait discrète. Timide, elle s’assied sur une ruine de muraille, envieuse des pouvoirs des êtres alentours. Son regard ne sait plus où se poser tant l’explosion de magie se montre riche en cet équinoxe annuel.
NoireHermine sait qu’elle n’a pas été voulue. Elle ne devrait pas exister. Elle n’est qu’une erreur.
Il ne devait y avoir que sept sœurs. Mais elle est arrivée, à la surprise de sa famille hébétée. NoireHermine pourrait représenter la synthèse ultime, se voir dotée des pouvoirs réunis de ses sept sœurs.
Tout au contraire, les incarnations de la nature n’a jugé bon de ne lui en offrir aucun.
Mais nulle des es sœurs n’est dupe, mais aucune n’a le cœur de le lui dire.
NoireHermine aime ses sœurs autant qu’elle en est appréciée. Cependant, elle ne se trouve aucune utilité dans son monde.
Elle n’y a pas sa place. Elle ne possède que les compétences partagées par elle, aucune spécificité magique.
Une dryade sans pouvoir n’en est pas une...
Et démunie, elle ne pourrait avoir la légitimité qui serait sienne que par l’acquisition des plus haut savoirs et de compétences. On la respecterait alors...


Tandis que NoireHermine repose sur la table l’hydromel consacré comme il se doit, les murmures réapparaissent, vite supplantés par des discussions bruyantes, des enfants slalomant entre les jambes adultes, et des jeux organisés.
Soucieuse, elle examine l’envol des oiseaux, et le vent se lever. La brise agite la bourse ceinturée par une corde à son capuchon. A l’intérieur, ses pierres de vérité s’entrechoquent dans un cliquetis de galets.
Les êtres sylvestres n’ont la tête qu’à leurs divertissements, quand soudain un long cri enfantin emplit la quiétude de la forêt !
Il lui a suffi pour cela de faire apparaitre un bol de crème et de bon lait agrémenté de quelques gâteaux. La gourmandise des enfants piquée au vif, a suffit pour provoquer cette hystérie collective.


Alors elle se remet à son labeur, son ultime labeur lui avait on dit. Le grand maitre avait eu ces mots :
Jeune NoireHermine, voici la fin de ton enseignement.
Si tu parviens à percer ceci, qui est la plus sombre et la plus complexe des énigmes...Et bien tu seras alors au sommet de ton art, jeune Dryade.
Réponds à ces 50 questions et tu sauras le nom de cette créature que si tu sais dompter fera de toi la maitresse de siège la plus redoutée en ces terres.


Alors Noirehermine l'interpella :
Mais, Maître, il n'y à que 49 questions !

Un sourire de satisfaction illumina le visage du sage si souvent fermé.
Je n'en attendais pas moins de toi jeune Nymphe, ton esprit est vif, tu fais ma fierté.
Saches que la 50ème question est la solution de l’énigme, car elle est le nom de cette créature, et si tu le devines, et que tu la nommes, alors tu sauras la maitriser.
Pour ce, tu dois utiliser dans l'ordre
- la 1ère première lettre de la 14ème question
- la lettre qui sépare la 34ème et 39ème
- la 1ère première lettre de la 41ème question
- la 1ère première lettre de la 36ème question
- la 1ère première lettre de la 2ème question
- la 1ère première lettre de la 46ème question
- la 1ère première lettre de la 29ème question
- la 1ère première lettre de la 35ème question


Alors NoireHermine se mit au labeur...
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aziraphale
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MessagePosté le : Lun Mar 19, 2012 1:29 pm    Sujet du message : Répondre en citant

Pseudo : Kolaru

Types d'unités :

1. Harceleurs
1.1. Vigilants Daronoans


Citation :
Les vigilants sont des ombres parmi les ombres. Yeux et oreilles du Roi Pourpre, ce sont des soldats d'élite envoyés au quatre coin de Saïhan, infiltrés depuis des dizaines d'années dans toutes les grandes places de ces Terres. Quand le Roi Pourpre déclara la Grande Guerre contre les gobelyns, un nombre incroyable d'ambassadeurs et de gouverneurs sous influence gobelyne périrent subitement un peu partout dans le nord de Saïhan...


1.2. Folgrans

Citation :
Même si très peu de Daronoans vivent dans les marais, par rapport à l'étendue de leur nation, il s'y en trouve quand même un certain nombre.
Plus léger dans leurs armures, plus mutins et moroses encore dans leurs moeurs, ils s'adaptent à la dure vie des marécages.
Mais depuis quelques temps, les nouvelles venant de l'Ouest sont inquiétantes. De plus en plus de Daronoans y sombrent dans la démence. Ces 'fou-gris', ou Folgrans, comme on les appelle, deviennent incontrôlables, dangereux, et surtout très violents. Une goutte d'eau imperceptible dans une guerre carnassière, où les Folgrans ont trouvé tout naturellement leur rôle d'assassins féroces...


2. Cavalerie légère : Portecteur Tarpans

Citation :
Lorsque les Daronoans s'étendirent vers l'Ouest, ils furent arrêtés par l'hostilité des contrées marécageuses sauvages. Le peuple pourpre n'ayant pas velléités de conquêtes stupides, ils se contentèrent d'une alliance culturelle et politique avec les nobles et bons Tarpans, un peuple de centaures s'étant habitués à la vie dans ces lieux chaotiques et grouillants de dangers. L'alliance fut toujours aussi dure que le plus pur alliage des Grandes Forges : les Tarpans et les Daronoans s'estimaient, et se respectaient profondément. Les Tarpans gardent les elfes des incursions des marais, et les Daronoans gardent les Tarpans des incursions venues des montagnes. Les Protecteurs Tarpans sont en première ligne, défendant avec vaillance et fierté l'alliance de leurs nations.


3. Infirmiers : Aryales

Citation :
Des bois secs et paisibles que l'on peut parfois étrangement trouver au fond des marais de l'Ouest, les dryades ont envoyé une nouvelle aide aux Sharras, en vertu de leurs alliances ancestrales et secrètes.
Les Aryales sont apparues dans les camps gobelyns, prodiguant soins et attentions aux plus souffrants et démunis des guerriers de Wysfäll et de leurs alliés, tel un songe étoilé d'automne...


4. Créatures : abominations des marais

Citation :
Le Magyön a mis beaucoup de créature au service des gobelyns. Les abominations des marais, vagues humanoïdes faits de boue, de terre et de vase mêlés, en font partie. Très lents et mugissants sans cesse, ils sont néanmoins d'une résistance incroyable, probablement dûe à l'absence de réels organes dans leur corps spongieux et dégoulinant.


5. Monstres : Covenants

Citation :
Les alliés des Sharras sont puissants, anciens et souvent totalement inconnus des autres nations peuplant les Terres de Saïhan.
Les Covenants peuvent se targuer d'être encore une rumeur à peine murmurée dans les enclaves Louves ou les cours Daronoans.
Mais comment pourrait il en être autrement, alors que ces arbres-monstres étranges n'ont jamais laissé le moindre survivant à leurs attaques ? Même les gobelyns les considèrent comme un mythe venus d'histoires anciennes, parlant de leurs oeuvres de destruction horrifiantes lors de guerres sans nom...


6. Autre : Carnâan Wurm

Citation :
Le Carnâan Würm est une incarnation naturelle du Magyön, un phénomène étrange, fantastique et lugubre engendré par la Mort et la Destruction en trop grand nombre. La Nature elle même se rebelle contre les forces bellicistes qui souillent la terre de leurs milliers de cadavres, ruinent par dizaine les forteresses de ce monde et déséquilibre les cycles naturelles de la mort comme de la vie. Les nuages noirs s'amoncellent, cachant sans fin l'éclat du soleil, des éclairs rouges sangs zèbrent le ciel, et une pluie maussade tombe sans discontinuité, des semaines durant, au-dessus des contrées ravagées par la guerre, rendant moroses et désespérés les combattants, affaiblissant leurs âmes comme leurs bras vengeurs, rétablissant dans une tristesse infinie une paix précaire sur des terres désolées, sous une tempête de cauchemars lugubres...


-------------------------

Folies de l'ouest

Les gobelyns n'avaient pas attendu la clarté gémissante du matin pour s'affairer. Ils avaient déjà presque finit de démonter leur camp provisoire lorsque le soleil se leva laborieusement sur le marais, pareil à un vieil homme malade.

Pour guetter les éventuels dangers du lieu, les officiers gobelyns avaient assignés des sentinelles à la garde du camp. Ao et ses vigilants n'étaient qu'à quelques mètres d'eux, dissimulés par les ombres, la brume et les buissons. Lorsque l'occasion se présenta, Ao imita un cri d'oiseau en guise de signal. Plusieurs dizaines de silhouettes pourpres filèrent furtivement hors de leur cachette pour frapper les guetteurs. Aussitôt qu'ils s'effondrèrent, les vigilants se fondirent à nouveau sans un son dans la pénombre, effaçant toute trace de leur forfait.

Un léger tremblement se fit alors entendre, qui se transforma en grondement lorsqu'il dépassa Ao et ses soldats : une autre troupe, un important contingent de Tarpans, avait aussi entendu le signal. Ils chargèrent sans pitié les gobelyns en sous nombre, surpris souvent désarmés. Le choc fut brutal et bref. Les Protecteurs Tarpans démontrèrent leur habileté, tuant de leur lourde hache comme la peur tue l'esprit et se protégeant de leur rondache comme l'honneur protège de la faiblesse. Ils semblaient de vivantes incarnations de la noblesse, droits, fiers et implacables, ne laissant aucun obstacle se dresser sur le chemin de leur charge, le chemin de leur devoir. Il ne leur fallut qu'un instant d'effroyable fracas pour qu'aucun soldat gobelyn ne soit plus debout, abattu par une hache tarpan ou piétiné par leurs lourds sabots.

Une fois celle-ci regroupée, le centaure qui menait la troupe se retourna vers Ao qui l'interpelait :

— La Lyre Kolaru vous attend, Cerwyn, ne tardez pas. Nous allons nous occuper des blessés.

Même si quelque chose dans les manières d'Ao le gênait, l’intéressé ne trouva rien à redire à ces instructions. En temps normal, l'honneur lui aurait dicté de simplement désarmer ses adversaires vaincus, laissant le marais maître de leur sort ; mais les temps n'étaient plus normaux, ne pas achever un guerrier agonisant revenaient à prendre le risque funeste de recroiser sa lame fringante sur un autre champs de bataille. Cela ne pouvait être par des temps aussi cruels. Résigné, Cerwyn hocha de la tête et s'en alla au trot rapide, suivi de ses guerriers.

Lorsque la rumeur de leur cavalcade s'estompa au loin, il n'y eut plus comme bruit que le gémissement des blessés. Les vigilants étaient désormais à nouveau invisibles et muets. Tout juste une flèche venait-elle abattre de temps à autre un gobelyn moins gravement blessé qui tentait de se redresser.

Ao et ses soldats attendaient.

Ils attendirent sans broncher toute la journée. Sans manger, sans boire, apparemment sans même respirer. Ce n'est que lorsque le jour commença à agoniser que leur attente fut enfin récompensée. Avec une douceur proprement invraisemblable, elles apparurent. Créatures éthérées et gracieuses, encore embellies par la rousseur du crépuscules, les Aryales avaient été attirées par la souffrance qui suintait des estropiés et des mourants. Chacune d'elles était un joyau de la nature, un être parfait taillé dans la beauté la plus pure, compatissante et bienfaisante. Leurs yeux divins reflétèrent une larme en voyant la douleur de leurs alliées, qui coula sur leur joue nacrée. Tout être doué de sentiments ne pouvait ressentir cette larme luisante de féérie brisée que comme un crime odieux et impardonnable.

Ao et sa troupe n'étaient plus vraiment de ceux-là, inflexibles il laissèrent les nombreuses Aryales, deux centaines au moins, pénétrer doucement dans le camp. Une fois prise au piège l'hallali fut ordonnée et tout ne fut plus que carnage et vacarme.

Les lames Daronoans brisèrent les perles du Magyon. Horrifiées par la brutalité de l'assaut et se réalisant confusément condamnées, elles hurlèrent à la mort. Des cris déchirants qu'on aurait cru capables de fissurer les cœurs les plus durs ; cependant, rien n’arrêta le carnage dément des Aryales. Ivres de rage et de violence, les Daronoans fous ne s'interrompirent que lorsqu'ils eurent du sang jusqu'aux chevilles et que la dernière Aryale fut égorgée ; alors, levant les yeux au ciel, ils remarquèrent la noirceur de ses nuage et la pluie sombre qui ruisselait sur leur armure souillée. Ao fit quelques pas avec difficultés, car il s'enfonçait dans le sol rendu boueux par le sang et la pluie. Tout cela était malsain. Entre ses dents, il murmura :

« Carnâan Wurm... »

Il regarda autours de lui, tous avaient la même posture, hagarde, lugubre. Le sol avait quelque chose d'étrange également, on l'aurait dit agité de vagues remous nauséeux. Lentement des corps approximativement humanoïdes émergèrent. Des abominations. Ao éclata d'un rire cynique, ces créatures grotesque étaient donc tout ce que le Magyon avait pour venger ses précieuses Aryales ? Repris par l'esprit du combats, les vifs vigilants entreprirent de dépecer leurs presque inoffensifs adversaires, un sourire malsain caché sous leur casque : ces Daronoans jubilaient sans réserve de cette débauche de violence qui reprenait.

Soudain un craquement terrible attira l'attention d'Ao. Des ombres gigantesques approchaient à travers les arbres, à une vitesse effarante : Ils surgirent hors de l'ombre pour faucher les soldats pourpres. Ils étaient des chimères monstrueuses et mouvantes, entrelacs d'écorce et de chair ; de leur carcasse géante jaillissaient des lianes et des racines qui broyaient les Daronoans ; leurs multiples membres leur permettait une arabesque de mouvements arachnéens et agiles, auxquels échappaient difficilement les vigilants, pourtant extrêmement rapides.

Malgré tout, toujours grisés par les massacres précédents, Ao et ses soldats se lancèrent sans réfléchir dans le combat contre ces titans qui les brisaient si facilement. Ao évita de justesse un bras dantesque qui le visait. Il riposta en le tranchant d'un terrible coup de hache. Du sang l'éclaboussa aussi noire que la haine, qui coulait d'ailleurs sans doute dans les veines de ces monstruosité et les animait aussi rageusement. Ils ne laissaient aucun répit au puissant Chevalier-Lyre qui rendait coup pour coup, qui bondissait avec superbe entre Eux, esquivant leurs assauts et frappant leurs corps dantesque de sa lame effrénée. Ao avait réussit à abattre trois de ses adversaires lorsqu'un coup fulgurant l'atteignit à l'épaule, le faisant s'écraser dans la boue. Le choc infligé alluma une étincelle de lucidité en lui : il remarqua que la plupart de ses compagnons avait été transformés en cadavres désarticulés et que la dizaine de survivants étaient condamnés au même destin dans un avenir proche. L'évidence le frappa : sa seule chance de survie était la fuite. Ce n'était pas encore acquis, cependant.

***

La Lyre Kolaru et le Chef Cerwyn était au créneau. Une silhouette ténébreuse s'approcha de la porte de la citadelle. Lorsqu'elle plongea dans le halo de lumière des torches plantées autours de l'enceinte, ils reconnurent brutalement Ao. Toute son armure était noire, couverte d'une sorte de fluide visqueux qui coulait maladivement sur le sol, par ailleurs ses protections était défoncées à maintes endroits. Il était tête nu et laissa apparaître un sourire carnassier en voyant le Tarpan et sa cousine.

— J'ai échappé à des Covenants ! Des Covenants ! hurla-t-il, vibrant de fierté.

Kolaru ordonna qu'on lui ouvrît la porte et s’adressa à Cerwyn sombrement :

— Vous aviez vu juste, il est changé... il est devenu...

La voyant hésiter, Cerwyn conclut à sa place, fermement.

— Folgran.
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MessagePosté le : Sam Juin 30, 2012 12:07 pm    Sujet du message : Répondre en citant

Nom : Jeuvodent
Type : monstre
Unité : Mange Montagne.


Citation :
Ces monstres mangent n'importe quoi, mais sont surtout capable de digérer le métal, qu'il soit argemétal ou obscurne, et semblent particulièrement l'apprécier. Ce qui en a fait des alliés de choix et de force pour les Daronoans, évidemment.



Guide du bestiaire de Saihan.

Qui est il ?... Le mange montagne est à l'origine un monstre paisible des hauts plateau. Il se nourrit du métal à l'état pure, allant jusqu'à raser des montagnes entières de sa faim titanesque. D'où son nom de mange-montagne.

Où vit il ? ... En plateau, ce monstre gigantesque vit et dort dans des cavernes géantes dans les montagnes. Très territorial, le mange montagne ne partage pas sa montagne uniquement durant les amours.

Comment furent ils dompté ? ... A l'origine, il ne fut pas dompté, nourris grâce à des morceaux d'armures gobelyns avec le gobelyns dedans, ils ont été habitué aux gouts de métal qu'est l'Obscurne que les bestiliges ont pu ensuite attribuer à une récompense... jusqu'à installer dans le crâne de ces créatures une faim de ce métal précisément. Puis devenu affamé de ce métal, ce fut difficile pour Maitre dresseur Daronoan d'apprendre aux Manges Montagnes de consommer d'un autre métal, ce qui posa problème lorsque les loups trahirent leur alliance.

Que faut il faire si on est un Crocs-Obscure ou un Hurlouve face à un mange Montagne ? ...
- Si il est seul et n'a pas pour maitre un bestilige, trouvez un frère d'arme et tentez de le semer, le Mange Montagne est habitué à manger du métal, si attraper une monture dans une bataille est aisé, la traquer en est une autre, ce n'est pas son fort.
- Si il est dirigé par un bestilige, alors priez pour ne pas avoir un bestilige acharné, alors peut être aurez vous une chance de fuir ou ne perdre que votre monture armuré.
- En revanche, si il est dirigé par un bestilige acharné et particulièrement sadique, dans ce cas, préparez vos derniers sacréments à la hâte, le mange-montagne ne vous lâchera pas avant de vous avoir dévorer vivant, ses pas feront des kilomètres, sa frénésie vous écrasera d'un coup sec et sa fureur vous fera hurler jusqu'à ce qu'il vous broie.

Petites anecdotes :

Le mange montagne n'a que 9 orteils, 9 dents et 9 bras immense, ne vous avisez pas d'en voir un 10ème par erreur, c'est un animal sensible.
Le mange montagne aime l'obscurne et l'argemetal mais est peu friand de fer.
Si les maitres dresseurs réunissaient tout les mange-montagnes des terres de saihan dans un château, ils pourrait manger le castel pierre par pierre.
Il n'y a pas assez d'Argemetal dans toutes les mines de Saihan pour nourrir tout les Manges Montagnes.
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MessagePosté le : Dim Juil 01, 2012 7:40 pm    Sujet du message : Répondre en citant

Traqueur
Ataurus

Falliniel était en train de savourer son deuxième verre de vin lorsqu’un corps vint fracasser la table où il était installé.
Il atterrit en plein milieu de celle-ci, tête la première, fendit une planche tout en envoyant valser l’assiette de ragout qui refroidissait et continua dangereusement sa route vers Falliniel qui levant les coudes pu sauver son verre mais point le pichet de la destruction.
Le corps poursuivit sa glissage sur la table pour s’encaster dans le mur. L’impact fut si fort qu’une plaque de plâtre tomba de plus haut.
Cependant, le détenteur de cette performance ne broncha pas, il dégringola de la table et finit sa chute sur le sol de la taverne dans un bruit sourd.

Falliniel tourna la tête vers sa droite, la taverne était bondée, mais que les clients s’écartaient précipitamment d’une masse d’homme se jetant sur un Ataurus d’après les cornes et la tête qui dépassaient de la mêlée.
Un des assaillants, un petit voleur malingre que Falliniel connaissait de vue s’était jeté sur le dos du monstre géant, ces bras parvenant à peine à enserrer le cou massif. Deux autres donnaient des rafales de coup de poing dans son ventre tandis qu’un quatrième tentait de vers plier l’articulation de sa patte.. jambe gauche ?

Falliniel finit d’une longue gorgée son vin. Il n’était pas trop mauvais.
L’Ataurus passa un bras velu par-dessus son épaule et attrape par la chemise l’homme pendu à son cou. D’un geste brusque, il l’arracha de sa prise et balança l’infortuné sur un de ses assaillants, les deux allant s’écraser contre tables bancs et clients au milieu de la salle.

Celui qui s’accrochait à ses basques essaya de s’enfuir mais le colosse lui assena un terrible coup de sabot dans la tête qui fit résonner dans la salle un craquement à soulever le cœur. L’homme s’effondra, la mâchoire réduite en bouille.

Le dernier adversaire sortir désespérément un couteau de son dos et lança la dague en plein milieu du torse du monstre qui la reçu de plein fouet. La dague s’enfonça à peine d’un centimètre dans le cuir épais de l’ataurus et tomba à terre de son propre poids.
Le géant agrippa sa dernière victime par les épaules et lui assena un coup de son front immense en plein visage. Cette fois le son fit même grimacer Falliniel. L’homme chuta aussi raide qu’un arbre coupé.

L’ataurus fit un tour sur lui-même à la recherche d’un nouvel adversaire mais tout le monde semblait essayer de se rapetisser à la taille d’une fourmi.

La créature marcha jusqu’à la table de Falliniel et demanda avec une voix guttural comme s’il mâchait littéralement ses mots :
-Le banc est libre ? Tout en s’asseyant précautionneusement dans le même mouvement sur le banc qui grinça.
-On dirait bien. répondit prudemment Falliniel

Il leva son verre vide pour attirer l’attention d’une serveuse et lui montra d’un mouvement du menton la carafe brisée à terre. Elle sourit et lui rapporta une nouvelle.
-Vous buvez ? Proposa Falliniel
-Pourquoi pas. Grogna l’ataurus qui attrape le pichet de son énorme paluche.

Falliniel en profita pour étudier son compagnon de boisson. Ce n’était pas tant sa taille, dans les deux mètre vingt qui lui donnait l’apparence d’un géant mais comme une aura de puissance qui émanait de lui.

Curieux. Il demanda :
-Que vient donc faire un Ataurus dans ce coin perdu des falaises ?
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