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es Bas-Fonds - Harceleurs

 
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aziraphale
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MessagePosté le : Ven Juin 19, 2009 1:36 pm    Sujet du message : Répondre en citant

Lorfa D'Ariza
Cerisiers Noirs


Citation :
Cerisiers Noirs

Cette caste est parmi les plus secrètes qui soit. Les Loups les craignent et les respectent. Ils n'en parlent de toute manière jamais, et la plupart de leurs opposants pensent même qu'ils n'existent pas. Et pourtant, leur réputation reste légendaire, et toujours alimentée par des rumeurs toutes plus incroyables que les autres. Nul doute que les Cerisiers Noirs resteront encore longtemps dans leur monde d'ombre, de silence et de mystères...


Entre dans l'ombre

- Viens approche-toi. N’ais aucune crainte. Ainsi tu es venu. C’est tout à ton honneur, Rajik fils de Balmani. J’ai bien connu ton père, le sais-tu ? Il fut l’un de nos plus vaillants piliers. Il fut un maître qui essaima son savoir parmi de nombreuses jeunes recrues. Il fut glorieux de sa naissance parmi nous jusqu’à son sacrifice pour nous. Il appartient désormais au panthéon de l’Ordre et nul parmi nous ne l’oubliera.

Sais-tu ce que ta présence en ces lieux implique ? Oui, je le suppose. Tu ressembles tant à Balmani, ton regard est aussi parlant que le sien. De la détermination, du courage et de l’abnégation, voici l’héritage de tes aïeux. Des qualités très recherchées au sein de notre ordre, comme tu peux t’en douter. Aujourd’hui commence donc ta formation. Si tu survis aux deux prochaines années, tu pourras prétendre au titre de Cerisier Noir.

Soit prévenu, beaucoup de candidats se présentent à nous mais peu d’élus ont l’honneur de porter notre emblème. Pour surmonter les épreuves qui t’incomberont, tu devras faire autant preuve de force et d’habilité que d’intelligence et de dévouement. Si tu acceptes de nous rejoindre, je serais chargé de ton enseignement. Bien que ton père fût l’un des nôtres ainsi que l’un de mes amis proches, sache cependant que je ne t’accorderai aucune faveur, aucun passe droit. Sache que, à partir ce de jour, tes désirs n’ont aucune place parmi l’Ordre car tout ingérence que provoquerait ta volonté dissonante remettrait en question la survie de tous. Sache-le, de cela il n’est pas question et je n’hésiterai aucunement à t’éliminer de mes propres mains si j’entrevoyais cette éventualité en toi.

Au cours de ta formation et au-delà, de profonds secrets te seront révélés, d’ancestrales arcanes te seront inculquées. Nul autre qu’un membre de l’ordre ne devra jamais y avoir accès car ces mystères sont à l’origine de notre force et de notre survie en ce monde. Déroge à cette loi et tu mourras. Avant cette délivrance, tu nous révéleras ceux à qui tu auras offert nos silences et ils mourront eux aussi. Sans exceptions aucunes.

Connaissant cela, désires-tu réellement que je t’enseigne notre art de la chasse aux géants des plaines, de la vie et de la mort dans les ombres du Cerisier Noir ? Souhaites-tu en ton cœur et en ton âme devenir l’une des branches du Cerisier Noir ?

- Oui, maître. En mon cœur et en mon âme, je jure fidélité et dévouement au Cerisier Noir. Que sur ma vie repose celle des mes frères et de leurs secrets comme je leur confie mon existence en ces terres.

- Par ce serment tu entres dans l’ombre du Cerisier Noir. Puise ta sagesse et ta force en ses racines. Elève ton âme et ton corps en ses branches jusqu’à la Lumière Nourricière. Ainsi, Rajik, fils de Balmani, je t’accepte comme mon apprenti. Soit attentif et tu rejoindras l’âme de ton père au faîte du Cerisier.


Dernière édition par aziraphale le Ven Juil 17, 2009 8:04 am; édité 1 fois
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aziraphale
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MessagePosté le : Mer Déc 14, 2011 8:49 pm    Sujet du message : Répondre en citant

lepoux :
chacals : harceleurs
clan de chacals


Citation :
Les chacals
Les chacals sont des Loups pas assez forts ou résistants pour être traités autrement qu'en inférieur par les guerriers de l'armée régulière. Ces hommes rongés par la haine et l'échec trouvent quand même leur niche écologique : dans les bas-fonds et les tavernes insalubres. Au coin des ruelles mal éclairées, ils peuvent assouvir leur besoin de vengeance et de domination sur de pauvres passants et paysans n'ayant pas reçu leur entrainement militaire, même incomplet. La longue chaine alimentaire, comme on dit, il y a toujours plus petit que soi...


Ça y est, j'ai encore la gueule en sang. Je suis content, mon vieux traquenard a encore fonctionné. Il faut dire que ça fait longtemps que je l'utilise. Ahh...Ça me rappelle mes débuts...

Tout à commencé alors que je n'étais qu'un jeune loup. Un jour, un mâle défiguré m'attrapa par les cheveux. Je n'avais rien vu venir. Il me tira jusqu'à une ruelle proche. La douleur m'avait alors empêché de hurler, personne ne m'avait vu disparaître.

Il me colla contre un mur et me bâillonna. Il me paraissait grand et empestait l'alcool de gürh. Tout d'abord, il essaya de me calmer en me parlant. J'étais sûr qu'en insistant, j'arriverai à me détacher. Je gigotais, tapais au hasard et cet imbécile qui voulait me raisonner. Cela faisait des années que les autres enfants me tapaient dessus alors je n'allais pas me laisser faire. Il changea de méthode pour en choisir une que je comprenais mieux. Il m'allongea une tarte qui me fit basculer, croupe par terre.
Alors que j'essayais de me relever, il me balança un coup de pied dans le ventre. J'avais le souffle coupé. C'est alors qu'il me dit :

« petit c.. de chacal ! Je suis ton père. Tu vois cette balafre sur mon visage, c'est à ta p... de mère que je la dois ! ».
« Suis-moi, il faut que je t'explique les règles de survie ici. ».

Je ne voulais pas particulièrement le suivre. Mais la lame qu'il posa entre mes omoplates finit de me convaincre. Il m’amena dans un des quartier les plus pauvre de la cité. Au détour d'un chemin crasseux, il me fit entrer dans une tanière privée, marquée à l'urine par des mâles nombreux. Sur la porte, un symbole inconnu était incrusté dans le bois. Quelle ne fut pas ma surprise de voir à l'intérieur un mobilier richement décoré, tel que seuls les daros savent les orner.
Les chalcals qui étaient à l'intérieur me regardèrent avec un rictus particulier sur leur visage. Je fis un mouvement brusque et réussis à me dégager de l'emprise de ce « père ». Ils rirent tous de mon soubresaut. Puis, un petit chacal s'approcha de moi, me serra la patte et d'un coup bref, me colla la tête contre la table. Il ajouta :
« Lateigne est mon nom de scène et ici, t'es chez nous alors tu fermes ta g... . ».
Ils rirent à nouveau. Il me regarda et me lança un objet. Je l'attrapai et vit que c'était mon canif. Il me l'avait subtilisé pendant l'échauffourée. Alors qu'ils riaient à nouveau, je l'interpelai :
« Merci pour mon surin. Tiens, ceci t'appartient ».
D'un geste souple, je lui lançai son trousseau de clefs.

C'est ce jour que je bus mon premier verre de gürh. A quatre reprises pendant cette soirée, j'ai tenté de dérober des objets pour les frères de ma portée. A chaque fois, Lateigne me pris en flagrant délit et à chaque fois, il me colla une dérouillée. Quand je fus ivre, ils proposèrent de me prendre comme apprenti. Enfin, un clan voulait de moi...

Ah, quels souvenirs...


Ps : les termes argotiques ne sont présents que dans un but de réalisme.
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aziraphale
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MessagePosté le : Lun Mar 19, 2012 1:26 pm    Sujet du message : Répondre en citant

Pseudo : Kolaru

Types d'unités :

1. Harceleurs
1.1. Vigilants Daronoans


Citation :
Les vigilants sont des ombres parmi les ombres. Yeux et oreilles du Roi Pourpre, ce sont des soldats d'élite envoyés au quatre coin de Saïhan, infiltrés depuis des dizaines d'années dans toutes les grandes places de ces Terres. Quand le Roi Pourpre déclara la Grande Guerre contre les gobelyns, un nombre incroyable d'ambassadeurs et de gouverneurs sous influence gobelyne périrent subitement un peu partout dans le nord de Saïhan...


1.2. Folgrans

Citation :
Même si très peu de Daronoans vivent dans les marais, par rapport à l'étendue de leur nation, il s'y en trouve quand même un certain nombre.
Plus léger dans leurs armures, plus mutins et moroses encore dans leurs moeurs, ils s'adaptent à la dure vie des marécages.
Mais depuis quelques temps, les nouvelles venant de l'Ouest sont inquiétantes. De plus en plus de Daronoans y sombrent dans la démence. Ces 'fou-gris', ou Folgrans, comme on les appelle, deviennent incontrôlables, dangereux, et surtout très violents. Une goutte d'eau imperceptible dans une guerre carnassière, où les Folgrans ont trouvé tout naturellement leur rôle d'assassins féroces...


2. Cavalerie légère : Portecteur Tarpans

Citation :
Lorsque les Daronoans s'étendirent vers l'Ouest, ils furent arrêtés par l'hostilité des contrées marécageuses sauvages. Le peuple pourpre n'ayant pas velléités de conquêtes stupides, ils se contentèrent d'une alliance culturelle et politique avec les nobles et bons Tarpans, un peuple de centaures s'étant habitués à la vie dans ces lieux chaotiques et grouillants de dangers. L'alliance fut toujours aussi dure que le plus pur alliage des Grandes Forges : les Tarpans et les Daronoans s'estimaient, et se respectaient profondément. Les Tarpans gardent les elfes des incursions des marais, et les Daronoans gardent les Tarpans des incursions venues des montagnes. Les Protecteurs Tarpans sont en première ligne, défendant avec vaillance et fierté l'alliance de leurs nations.


3. Infirmiers : Aryales

Citation :
Des bois secs et paisibles que l'on peut parfois étrangement trouver au fond des marais de l'Ouest, les dryades ont envoyé une nouvelle aide aux Sharras, en vertu de leurs alliances ancestrales et secrètes.
Les Aryales sont apparues dans les camps gobelyns, prodiguant soins et attentions aux plus souffrants et démunis des guerriers de Wysfäll et de leurs alliés, tel un songe étoilé d'automne...


4. Créatures : abominations des marais

Citation :
Le Magyön a mis beaucoup de créature au service des gobelyns. Les abominations des marais, vagues humanoïdes faits de boue, de terre et de vase mêlés, en font partie. Très lents et mugissants sans cesse, ils sont néanmoins d'une résistance incroyable, probablement dûe à l'absence de réels organes dans leur corps spongieux et dégoulinant.


5. Monstres : Covenants

Citation :
Les alliés des Sharras sont puissants, anciens et souvent totalement inconnus des autres nations peuplant les Terres de Saïhan.
Les Covenants peuvent se targuer d'être encore une rumeur à peine murmurée dans les enclaves Louves ou les cours Daronoans.
Mais comment pourrait il en être autrement, alors que ces arbres-monstres étranges n'ont jamais laissé le moindre survivant à leurs attaques ? Même les gobelyns les considèrent comme un mythe venus d'histoires anciennes, parlant de leurs oeuvres de destruction horrifiantes lors de guerres sans nom...


6. Autre : Carnâan Wurm

Citation :
Le Carnâan Würm est une incarnation naturelle du Magyön, un phénomène étrange, fantastique et lugubre engendré par la Mort et la Destruction en trop grand nombre. La Nature elle même se rebelle contre les forces bellicistes qui souillent la terre de leurs milliers de cadavres, ruinent par dizaine les forteresses de ce monde et déséquilibre les cycles naturelles de la mort comme de la vie. Les nuages noirs s'amoncellent, cachant sans fin l'éclat du soleil, des éclairs rouges sangs zèbrent le ciel, et une pluie maussade tombe sans discontinuité, des semaines durant, au-dessus des contrées ravagées par la guerre, rendant moroses et désespérés les combattants, affaiblissant leurs âmes comme leurs bras vengeurs, rétablissant dans une tristesse infinie une paix précaire sur des terres désolées, sous une tempête de cauchemars lugubres...


-------------------------

Folies de l'ouest

Les gobelyns n'avaient pas attendu la clarté gémissante du matin pour s'affairer. Ils avaient déjà presque finit de démonter leur camp provisoire lorsque le soleil se leva laborieusement sur le marais, pareil à un vieil homme malade.

Pour guetter les éventuels dangers du lieu, les officiers gobelyns avaient assignés des sentinelles à la garde du camp. Ao et ses vigilants n'étaient qu'à quelques mètres d'eux, dissimulés par les ombres, la brume et les buissons. Lorsque l'occasion se présenta, Ao imita un cri d'oiseau en guise de signal. Plusieurs dizaines de silhouettes pourpres filèrent furtivement hors de leur cachette pour frapper les guetteurs. Aussitôt qu'ils s'effondrèrent, les vigilants se fondirent à nouveau sans un son dans la pénombre, effaçant toute trace de leur forfait.

Un léger tremblement se fit alors entendre, qui se transforma en grondement lorsqu'il dépassa Ao et ses soldats : une autre troupe, un important contingent de Tarpans, avait aussi entendu le signal. Ils chargèrent sans pitié les gobelyns en sous nombre, surpris souvent désarmés. Le choc fut brutal et bref. Les Protecteurs Tarpans démontrèrent leur habileté, tuant de leur lourde hache comme la peur tue l'esprit et se protégeant de leur rondache comme l'honneur protège de la faiblesse. Ils semblaient de vivantes incarnations de la noblesse, droits, fiers et implacables, ne laissant aucun obstacle se dresser sur le chemin de leur charge, le chemin de leur devoir. Il ne leur fallut qu'un instant d'effroyable fracas pour qu'aucun soldat gobelyn ne soit plus debout, abattu par une hache tarpan ou piétiné par leurs lourds sabots.

Une fois celle-ci regroupée, le centaure qui menait la troupe se retourna vers Ao qui l'interpelait :

— La Lyre Kolaru vous attend, Cerwyn, ne tardez pas. Nous allons nous occuper des blessés.

Même si quelque chose dans les manières d'Ao le gênait, l’intéressé ne trouva rien à redire à ces instructions. En temps normal, l'honneur lui aurait dicté de simplement désarmer ses adversaires vaincus, laissant le marais maître de leur sort ; mais les temps n'étaient plus normaux, ne pas achever un guerrier agonisant revenaient à prendre le risque funeste de recroiser sa lame fringante sur un autre champs de bataille. Cela ne pouvait être par des temps aussi cruels. Résigné, Cerwyn hocha de la tête et s'en alla au trot rapide, suivi de ses guerriers.

Lorsque la rumeur de leur cavalcade s'estompa au loin, il n'y eut plus comme bruit que le gémissement des blessés. Les vigilants étaient désormais à nouveau invisibles et muets. Tout juste une flèche venait-elle abattre de temps à autre un gobelyn moins gravement blessé qui tentait de se redresser.

Ao et ses soldats attendaient.

Ils attendirent sans broncher toute la journée. Sans manger, sans boire, apparemment sans même respirer. Ce n'est que lorsque le jour commença à agoniser que leur attente fut enfin récompensée. Avec une douceur proprement invraisemblable, elles apparurent. Créatures éthérées et gracieuses, encore embellies par la rousseur du crépuscules, les Aryales avaient été attirées par la souffrance qui suintait des estropiés et des mourants. Chacune d'elles était un joyau de la nature, un être parfait taillé dans la beauté la plus pure, compatissante et bienfaisante. Leurs yeux divins reflétèrent une larme en voyant la douleur de leurs alliées, qui coula sur leur joue nacrée. Tout être doué de sentiments ne pouvait ressentir cette larme luisante de féérie brisée que comme un crime odieux et impardonnable.

Ao et sa troupe n'étaient plus vraiment de ceux-là, inflexibles il laissèrent les nombreuses Aryales, deux centaines au moins, pénétrer doucement dans le camp. Une fois prise au piège l'hallali fut ordonnée et tout ne fut plus que carnage et vacarme.

Les lames Daronoans brisèrent les perles du Magyon. Horrifiées par la brutalité de l'assaut et se réalisant confusément condamnées, elles hurlèrent à la mort. Des cris déchirants qu'on aurait cru capables de fissurer les cœurs les plus durs ; cependant, rien n’arrêta le carnage dément des Aryales. Ivres de rage et de violence, les Daronoans fous ne s'interrompirent que lorsqu'ils eurent du sang jusqu'aux chevilles et que la dernière Aryale fut égorgée ; alors, levant les yeux au ciel, ils remarquèrent la noirceur de ses nuage et la pluie sombre qui ruisselait sur leur armure souillée. Ao fit quelques pas avec difficultés, car il s'enfonçait dans le sol rendu boueux par le sang et la pluie. Tout cela était malsain. Entre ses dents, il murmura :

« Carnâan Wurm... »

Il regarda autours de lui, tous avaient la même posture, hagarde, lugubre. Le sol avait quelque chose d'étrange également, on l'aurait dit agité de vagues remous nauséeux. Lentement des corps approximativement humanoïdes émergèrent. Des abominations. Ao éclata d'un rire cynique, ces créatures grotesque étaient donc tout ce que le Magyon avait pour venger ses précieuses Aryales ? Repris par l'esprit du combats, les vifs vigilants entreprirent de dépecer leurs presque inoffensifs adversaires, un sourire malsain caché sous leur casque : ces Daronoans jubilaient sans réserve de cette débauche de violence qui reprenait.

Soudain un craquement terrible attira l'attention d'Ao. Des ombres gigantesques approchaient à travers les arbres, à une vitesse effarante : Ils surgirent hors de l'ombre pour faucher les soldats pourpres. Ils étaient des chimères monstrueuses et mouvantes, entrelacs d'écorce et de chair ; de leur carcasse géante jaillissaient des lianes et des racines qui broyaient les Daronoans ; leurs multiples membres leur permettait une arabesque de mouvements arachnéens et agiles, auxquels échappaient difficilement les vigilants, pourtant extrêmement rapides.

Malgré tout, toujours grisés par les massacres précédents, Ao et ses soldats se lancèrent sans réfléchir dans le combat contre ces titans qui les brisaient si facilement. Ao évita de justesse un bras dantesque qui le visait. Il riposta en le tranchant d'un terrible coup de hache. Du sang l'éclaboussa aussi noire que la haine, qui coulait d'ailleurs sans doute dans les veines de ces monstruosité et les animait aussi rageusement. Ils ne laissaient aucun répit au puissant Chevalier-Lyre qui rendait coup pour coup, qui bondissait avec superbe entre Eux, esquivant leurs assauts et frappant leurs corps dantesque de sa lame effrénée. Ao avait réussit à abattre trois de ses adversaires lorsqu'un coup fulgurant l'atteignit à l'épaule, le faisant s'écraser dans la boue. Le choc infligé alluma une étincelle de lucidité en lui : il remarqua que la plupart de ses compagnons avait été transformés en cadavres désarticulés et que la dizaine de survivants étaient condamnés au même destin dans un avenir proche. L'évidence le frappa : sa seule chance de survie était la fuite. Ce n'était pas encore acquis, cependant.

***

La Lyre Kolaru et le Chef Cerwyn était au créneau. Une silhouette ténébreuse s'approcha de la porte de la citadelle. Lorsqu'elle plongea dans le halo de lumière des torches plantées autours de l'enceinte, ils reconnurent brutalement Ao. Toute son armure était noire, couverte d'une sorte de fluide visqueux qui coulait maladivement sur le sol, par ailleurs ses protections était défoncées à maintes endroits. Il était tête nu et laissa apparaître un sourire carnassier en voyant le Tarpan et sa cousine.

— J'ai échappé à des Covenants ! Des Covenants ! hurla-t-il, vibrant de fierté.

Kolaru ordonna qu'on lui ouvrît la porte et s’adressa à Cerwyn sombrement :

— Vous aviez vu juste, il est changé... il est devenu...

La voyant hésiter, Cerwyn conclut à sa place, fermement.

— Folgran.
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aziraphale
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MessagePosté le : Sam Juin 30, 2012 12:07 pm    Sujet du message : Répondre en citant

Unité : Taupards
Type : Harceleur
Compte : Traqueur

Citation :
Lorsque la guilde des tunneliers prit de l'ampleur, au sein du peuple Loups, répandant ce noble art de la vie et de la guerre souterraine, il ne fallut pas énormement de temps pour voir émerger des voleurs de galeries et des saigneurs de l'ombre. Dans un monde de ténèbres et venant d'un peuple aussi belliqueux, comment s'en étonner ? Nul ne saurait juger du nombre et des talents de ces 'taupards', mais les Loups ne refusent jamais des bras supplémentaires au combat, d'aussi mauvaise réputation soient-ils !



La brume habituelle s’était posée dans les ruelles bouseuse de Valyr Bastiard, alors que les étoiles commençaient à pointer leur nez, je renifle.
Un frisson me traverse et je resserre la cape autour de moi, bien que son état ne laisse guère de défis à l’humidité pour s’infiltrer.

Foutu pays, foutue vie va.

Mais peut-être que quelqu’un sera moins chanceux que moi ce soir. Je me remets en marche et tourne au coin en me tenant éloigné des lumières passant à travers les fentes des volets.
Oh oh, mais c’est ce vieux Arkulf qui sort de chez lui, déjà titubant pour aller se finir dans la taverne de l’arbre mort. Et surtout finir l’argent de sa fille en bière et aux dés.
Ou peut-être pas ce soir, pas de chance au lancé.

Bon, ça ne devrait pas être trop dur de prendre sa bourse à un vieux débris plus imbibé qu’un morceau de bois flottant. Et aux mouvements tout aussi...mouvants
Tient, d’ailleurs cette branche sur ce tas de bois mort fera parfaitement l’affaire, hop là.
Le voilà qui tourne pour traverser entre deux maisons, parfait si ce vieil idiot me facilite le travail. Coup d’œil à droite, à gauche, personne pour me voir.
J’accélère, en quelques enjambées j’ai vite fait de le rattraper. Mes bottes rendent sur le sol spongieux un bruit de succion à chaque pas, mais pas besoin de s’en inquiéter.

Un rapide coup de pied derrière le genou met Arkulf à genoux dans la boue sans comprendre ce qui lui arrive. Un hoquet lui échappe.
Le bras droit descend, la branche le frappe sur la nuque avec un craquement des plus sinistres, pour une des deux, voir les deux. Pauvre vieille branche.
Moment de contemplation au dessus de lui, bah quoi, on a tous une certaine forme de fierté du travail accompli ! Bref je lâche le morceau de bois devenu inutile côté de lui, y a fierté et frigorifié.
Fouille rapide, mais efficace, une vingtaine de piécettes de cuivre tintent maintenant joyeusement dans ma poche. Petit sourire aux lèvres, la nuit semble moins froide avec cette promesse d’un pichet de vin épicé.

La ruelle est déjà loin derrière, j’accélère le pas, pressé de me réchauffer dans la salle de la plus proche gargote à vinasse du quartier. Eh, l’arbre mort m’ira bien à moi aussi

Humpff, un drôle de picotement me traverse le bas du dos. Qu’est-ce que… ma vision se brouille. J’essaye de m’appuyer au mur de la maison la plus proche, mes jambes se dérobent sous moi. Me voilà moi-même en train de gouter la boue, malheureusement pas ce que mon gosier desséché désirait.
On me murmure, à l’oreille, je crois? Tandis que je sens bien qu’on me palpe les poches, et merde c’est quoi ce bordel, je n’ai même pas la force de lever le bras.

Foutue....va..
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