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Tonk
Guerrier


Inscrit le: 31 Oct 2011
Messages: 9
Localisation: Quelque part, les pieds dans la boue.

MessagePosté le : Dim Mar 11, 2012 3:38 pm    Sujet du message : Répondre en citant

Nom : Thonk

Type d'unité : Cavalerie Lourde

Desciption :

Citation :

Grotesques

Les Daronoans se sont alliés aux Tarpans, et les Loups aux Grotesques. Les Loups eux même estiment qu'ils y ont bien perdu, et il ne faudra guère de temps avant qu'ils décident de mettre fin de manière 'radicale' à cette alliance, tant les Grotesques leur semblent répugnants autant qu'inutiles. C'est évidemment complètement subjectif de la part des Loups...


Grotesque

Curieux animal qu'est le Grotesque. De son nom scientifique Centaurus grotescus, cette créature est un proche parent des Centaurus vulgaris dont font notamment partis la communauté Tarpan. Les informations sont rares et de nombreux aspects de cette espèces hors du commun restent méconnus.

Une des caractéristiques remarquable du Grotesque est l'organisation singulière de son corps : là où les autres membres du genre Centaurus possèdent un buste humanoïde implanté sur un corps d'équidé, le Grotesque possède lui un buste d'équidé implanté sur un corps humanoïde. Cette structuration déroutante n'est pas sans poser problème pour l'organisme : le corps humanoïde n'est ni adapté à supporter une telle structure, ni adapté aux déplacements rapides. Il est ainsi supposé que le taux de mortalité chez les Grotesques en bas-age est très élevée et seuls ceux ayant la charpente musculaire suffisante pour se mouvoir aisément survivent.

L'origine des Grotesques est à ce jour encore inconnus, toutefois l'hypothèse la plus communément admise serait qu'il s'agisse à la base de nouveaux-né issus d'Isolains Tarpans femelles qui auraient été abandonné aux Marais. Certains nourrissons auraient alors survécus et réussit à se maintenir et croitre dans le milieu. Le fait que les Isolains pourraient être devenus enceinte au moment de leur mésaventure au cœur du Grand Marais soulève évidemment de nouvelles questions, mais notre cruel manque d'informations sur ces lieux maudits empêche toute pistes. Les Tarpans sont peu bavards à propos des Grotesques et pour des raisons évidentes de diplomaties, il nous est impossible d'insister sur le sujet.

Quels qu'en soit leur origines, les Grotesques ont toujours vécus dans les marais en communautés de petites tailles où le taux de consanguinité est très fort ; conséquence logique d'une population d'origine faible. Les déformations ne sont pas rares et leur peau enkystés présente souvent un aspect écorché chez ces créatures dégénérées.

Le Grotesque adulte est un animal très dangereux même pour un guerrier aguerrit : au contact, la créature peut se dresser momentanément sur ses pattes postérieures de manière à pouvoir enserrer sa proie aux moyen de sa paire de membres intermédiaires, pourvus de mains. Les Grotesques devant être remarquablement forts pour survivre, il est extrêmement difficile de se soustraire à cette prise. La créature n'a ensuite plus qu'a écraser le crane de sa proie à l'aide des lourds sabots de ses membres supérieurs, ces derniers étant capable d'enfoncer le plus solide des casques Daronoans.

Bien que très endurant (comme tous les Centaurus le Grotesque possède deux cœurs et deux paires de poumons), le Grotesque est lent et se fera facilement esquiver par la plupart de nos troupes. Néanmoins nos soldats ayant enduré un entrainement militaire plus succin, tels que nos infirmier, peuvent se laisser facilement prendre.
[...]

-Sirfa Klaterno, Professeur Daronoan
____________________________________________________

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Kolaru
Défenseur


Inscrit le: 15 Fév 2008
Messages: 239

MessagePosté le : Ven Mar 16, 2012 7:59 pm    Sujet du message : Répondre en citant

Pseudo : Kolaru

Types d'unités :

1. Harceleurs
1.1. Vigilants Daronoans


Citation :
Les vigilants sont des ombres parmi les ombres. Yeux et oreilles du Roi Pourpre, ce sont des soldats d'élite envoyés au quatre coin de Saïhan, infiltrés depuis des dizaines d'années dans toutes les grandes places de ces Terres. Quand le Roi Pourpre déclara la Grande Guerre contre les gobelyns, un nombre incroyable d'ambassadeurs et de gouverneurs sous influence gobelyne périrent subitement un peu partout dans le nord de Saïhan...


1.2. Folgrans

Citation :
Même si très peu de Daronoans vivent dans les marais, par rapport à l'étendue de leur nation, il s'y en trouve quand même un certain nombre.
Plus léger dans leurs armures, plus mutins et moroses encore dans leurs moeurs, ils s'adaptent à la dure vie des marécages.
Mais depuis quelques temps, les nouvelles venant de l'Ouest sont inquiétantes. De plus en plus de Daronoans y sombrent dans la démence. Ces 'fou-gris', ou Folgrans, comme on les appelle, deviennent incontrôlables, dangereux, et surtout très violents. Une goutte d'eau imperceptible dans une guerre carnassière, où les Folgrans ont trouvé tout naturellement leur rôle d'assassins féroces...


2. Cavalerie légère : Portecteur Tarpans

Citation :
Lorsque les Daronoans s'étendirent vers l'Ouest, ils furent arrêtés par l'hostilité des contrées marécageuses sauvages. Le peuple pourpre n'ayant pas velléités de conquêtes stupides, ils se contentèrent d'une alliance culturelle et politique avec les nobles et bons Tarpans, un peuple de centaures s'étant habitués à la vie dans ces lieux chaotiques et grouillants de dangers. L'alliance fut toujours aussi dure que le plus pur alliage des Grandes Forges : les Tarpans et les Daronoans s'estimaient, et se respectaient profondément. Les Tarpans gardent les elfes des incursions des marais, et les Daronoans gardent les Tarpans des incursions venues des montagnes. Les Protecteurs Tarpans sont en première ligne, défendant avec vaillance et fierté l'alliance de leurs nations.


3. Infirmiers : Aryales

Citation :
Des bois secs et paisibles que l'on peut parfois étrangement trouver au fond des marais de l'Ouest, les dryades ont envoyé une nouvelle aide aux Sharras, en vertu de leurs alliances ancestrales et secrètes.
Les Aryales sont apparues dans les camps gobelyns, prodiguant soins et attentions aux plus souffrants et démunis des guerriers de Wysfäll et de leurs alliés, tel un songe étoilé d'automne...


4. Créatures : abominations des marais

Citation :
Le Magyön a mis beaucoup de créature au service des gobelyns. Les abominations des marais, vagues humanoïdes faits de boue, de terre et de vase mêlés, en font partie. Très lents et mugissants sans cesse, ils sont néanmoins d'une résistance incroyable, probablement dûe à l'absence de réels organes dans leur corps spongieux et dégoulinant.


5. Monstres : Covenants

Citation :
Les alliés des Sharras sont puissants, anciens et souvent totalement inconnus des autres nations peuplant les Terres de Saïhan.
Les Covenants peuvent se targuer d'être encore une rumeur à peine murmurée dans les enclaves Louves ou les cours Daronoans.
Mais comment pourrait il en être autrement, alors que ces arbres-monstres étranges n'ont jamais laissé le moindre survivant à leurs attaques ? Même les gobelyns les considèrent comme un mythe venus d'histoires anciennes, parlant de leurs oeuvres de destruction horrifiantes lors de guerres sans nom...


6. Autre : Carnâan Wurm

Citation :
Le Carnâan Würm est une incarnation naturelle du Magyön, un phénomène étrange, fantastique et lugubre engendré par la Mort et la Destruction en trop grand nombre. La Nature elle même se rebelle contre les forces bellicistes qui souillent la terre de leurs milliers de cadavres, ruinent par dizaine les forteresses de ce monde et déséquilibre les cycles naturelles de la mort comme de la vie. Les nuages noirs s'amoncellent, cachant sans fin l'éclat du soleil, des éclairs rouges sangs zèbrent le ciel, et une pluie maussade tombe sans discontinuité, des semaines durant, au-dessus des contrées ravagées par la guerre, rendant moroses et désespérés les combattants, affaiblissant leurs âmes comme leurs bras vengeurs, rétablissant dans une tristesse infinie une paix précaire sur des terres désolées, sous une tempête de cauchemars lugubres...


-------------------------

Folies de l'ouest

Les gobelyns n'avaient pas attendu la clarté gémissante du matin pour s'affairer. Ils avaient déjà presque finit de démonter leur camp provisoire lorsque le soleil se leva laborieusement sur le marais, pareil à un vieil homme malade.

Pour guetter les éventuels dangers du lieu, les officiers gobelyns avaient assignés des sentinelles à la garde du camp. Ao et ses vigilants n'étaient qu'à quelques mètres d'eux, dissimulés par les ombres, la brume et les buissons. Lorsque l'occasion se présenta, Ao imita un cri d'oiseau en guise de signal. Plusieurs dizaines de silhouettes pourpres filèrent furtivement hors de leur cachette pour frapper les guetteurs. Aussitôt qu'ils s'effondrèrent, les vigilants se fondirent à nouveau sans un son dans la pénombre, effaçant toute trace de leur forfait.

Un léger tremblement se fit alors entendre, qui se transforma en grondement lorsqu'il dépassa Ao et ses soldats : une autre troupe, un important contingent de Tarpans, avait aussi entendu le signal. Ils chargèrent sans pitié les gobelyns en sous nombre, surpris souvent désarmés. Le choc fut brutal et bref. Les Protecteurs Tarpans démontrèrent leur habileté, tuant de leur lourde hache comme la peur tue l'esprit et se protégeant de leur rondache comme l'honneur protège de la faiblesse. Ils semblaient de vivantes incarnations de la noblesse, droits, fiers et implacables, ne laissant aucun obstacle se dresser sur le chemin de leur charge, le chemin de leur devoir. Il ne leur fallut qu'un instant d'effroyable fracas pour qu'aucun soldat gobelyn ne soit plus debout, abattu par une hache tarpan ou piétiné par leurs lourds sabots.

Une fois celle-ci regroupée, le centaure qui menait la troupe se retourna vers Ao qui l'interpelait :

— La Lyre Kolaru vous attend, Cerwyn, ne tardez pas. Nous allons nous occuper des blessés.

Même si quelque chose dans les manières d'Ao le gênait, l’intéressé ne trouva rien à redire à ces instructions. En temps normal, l'honneur lui aurait dicté de simplement désarmer ses adversaires vaincus, laissant le marais maître de leur sort ; mais les temps n'étaient plus normaux, ne pas achever un guerrier agonisant revenaient à prendre le risque funeste de recroiser sa lame fringante sur un autre champs de bataille. Cela ne pouvait être par des temps aussi cruels. Résigné, Cerwyn hocha de la tête et s'en alla au trot rapide, suivi de ses guerriers.

Lorsque la rumeur de leur cavalcade s'estompa au loin, il n'y eut plus comme bruit que le gémissement des blessés. Les vigilants étaient désormais à nouveau invisibles et muets. Tout juste une flèche venait-elle abattre de temps à autre un gobelyn moins gravement blessé qui tentait de se redresser.

Ao et ses soldats attendaient.

Ils attendirent sans broncher toute la journée. Sans manger, sans boire, apparemment sans même respirer. Ce n'est que lorsque le jour commença à agoniser que leur attente fut enfin récompensée. Avec une douceur proprement invraisemblable, elles apparurent. Créatures éthérées et gracieuses, encore embellies par la rousseur du crépuscules, les Aryales avaient été attirées par la souffrance qui suintait des estropiés et des mourants. Chacune d'elles était un joyau de la nature, un être parfait taillé dans la beauté la plus pure, compatissante et bienfaisante. Leurs yeux divins reflétèrent une larme en voyant la douleur de leurs alliées, qui coula sur leur joue nacrée. Tout être doué de sentiments ne pouvait ressentir cette larme luisante de féérie brisée que comme un crime odieux et impardonnable.

Ao et sa troupe n'étaient plus vraiment de ceux-là, inflexibles il laissèrent les nombreuses Aryales, deux centaines au moins, pénétrer doucement dans le camp. Une fois prise au piège l'hallali fut ordonnée et tout ne fut plus que carnage et vacarme.

Les lames Daronoans brisèrent les perles du Magyon. Horrifiées par la brutalité de l'assaut et se réalisant confusément condamnées, elles hurlèrent à la mort. Des cris déchirants qu'on aurait cru capables de fissurer les cœurs les plus durs ; cependant, rien n’arrêta le carnage dément des Aryales. Ivres de rage et de violence, les Daronoans fous ne s'interrompirent que lorsqu'ils eurent du sang jusqu'aux chevilles et que la dernière Aryale fut égorgée ; alors, levant les yeux au ciel, ils remarquèrent la noirceur de ses nuage et la pluie sombre qui ruisselait sur leur armure souillée. Ao fit quelques pas avec difficultés, car il s'enfonçait dans le sol rendu boueux par le sang et la pluie. Tout cela était malsain. Entre ses dents, il murmura :

« Carnâan Wurm... »

Il regarda autours de lui, tous avaient la même posture, hagarde, lugubre. Le sol avait quelque chose d'étrange également, on l'aurait dit agité de vagues remous nauséeux. Lentement des corps approximativement humanoïdes émergèrent. Des abominations. Ao éclata d'un rire cynique, ces créatures grotesque étaient donc tout ce que le Magyon avait pour venger ses précieuses Aryales ? Repris par l'esprit du combats, les vifs vigilants entreprirent de dépecer leurs presque inoffensifs adversaires, un sourire malsain caché sous leur casque : ces Daronoans jubilaient sans réserve de cette débauche de violence qui reprenait.

Soudain un craquement terrible attira l'attention d'Ao. Des ombres gigantesques approchaient à travers les arbres, à une vitesse effarante : Ils surgirent hors de l'ombre pour faucher les soldats pourpres. Ils étaient des chimères monstrueuses et mouvantes, entrelacs d'écorce et de chair ; de leur carcasse géante jaillissaient des lianes et des racines qui broyaient les Daronoans ; leurs multiples membres leur permettait une arabesque de mouvements arachnéens et agiles, auxquels échappaient difficilement les vigilants, pourtant extrêmement rapides.

Malgré tout, toujours grisés par les massacres précédents, Ao et ses soldats se lancèrent sans réfléchir dans le combat contre ces titans qui les brisaient si facilement. Ao évita de justesse un bras dantesque qui le visait. Il riposta en le tranchant d'un terrible coup de hache. Du sang l'éclaboussa aussi noire que la haine, qui coulait d'ailleurs sans doute dans les veines de ces monstruosité et les animait aussi rageusement. Ils ne laissaient aucun répit au puissant Chevalier-Lyre qui rendait coup pour coup, qui bondissait avec superbe entre Eux, esquivant leurs assauts et frappant leurs corps dantesque de sa lame effrénée. Ao avait réussit à abattre trois de ses adversaires lorsqu'un coup fulgurant l'atteignit à l'épaule, le faisant s'écraser dans la boue. Le choc infligé alluma une étincelle de lucidité en lui : il remarqua que la plupart de ses compagnons avait été transformés en cadavres désarticulés et que la dizaine de survivants étaient condamnés au même destin dans un avenir proche. L'évidence le frappa : sa seule chance de survie était la fuite. Ce n'était pas encore acquis, cependant.

***

La Lyre Kolaru et le Chef Cerwyn était au créneau. Une silhouette ténébreuse s'approcha de la porte de la citadelle. Lorsqu'elle plongea dans le halo de lumière des torches plantées autours de l'enceinte, ils reconnurent brutalement Ao. Toute son armure était noire, couverte d'une sorte de fluide visqueux qui coulait maladivement sur le sol, par ailleurs ses protections était défoncées à maintes endroits. Il était tête nu et laissa apparaître un sourire carnassier en voyant le Tarpan et sa cousine.

— J'ai échappé à des Covenants ! Des Covenants ! hurla-t-il, vibrant de fierté.

Kolaru ordonna qu'on lui ouvrît la porte et s’adressa à Cerwyn sombrement :

— Vous aviez vu juste, il est changé... il est devenu...

La voyant hésiter, Cerwyn conclut à sa place, fermement.

— Folgran.
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pitoula
Dresseur


Inscrit le: 30 Nov 2011
Messages: 13

MessagePosté le : Dim Mar 18, 2012 2:45 pm    Sujet du message : Répondre en citant

pitoula:
piquiers : infanterie lourde
feulards et fangeux : infanterie légère


L'art de créer l'esprit de la meute


Citation :
Piquiers

Les Loups ont beau aimer le sang et la guerre, ils n'aiment pas la mort pour autant. Mettre un mètre cinquante d'acier trempé tranchant entre soi et l'ennemi leur permet de parvenir plus souvent à leur fin....


Citation :
Feulards

Dans les déserts où les ressources se font toujours vite rares, cela fait un moment que les armées louves ont appris à s'adapter. Les gorgerins vivants là depuis pas mal de générations ont depuis longtemps troqués leurs armures, pour mieux aiguiser leurs crocs et leurs lames ! Ces 'feulards' ont fait la réputation des Loups en territoire désertique, où les rumeurs commencent à naitre ici et là, mettant en garde contre ces groupes d'hommes en maraude, au teint sale et aux manières plutôt rustres !


Citation :
Fangeux

Le peuple Loup a la guerre dans le sang et les pieds dans la boue. Les fangeux en sont l'expression la plus épurée : paysans crotteux et querelleurs, ils aiment aller piller et ravager des contrées entières sous les ordres des mâles dominants, bien que la plupart d'entre eux ne résistent que rarement aux premières batailles...



Citation :
Harulgund

Harulgund est un demi-elfe colossal, et un des plus grands Seigneurs de Guerre Loup de notre ère. Toutefois, les intrigues incessantes de Burvorg l'ont poussé à bâtir son royaume bien plus au Sud des marais, près de la Marginale de Verre, cette mer intérieure bordant les monts Daronoans et le Pays Sinistre. De là, il fût le premier à profiter de la rébellion louve contre les elfes pourpres, montant à l'assaut de leurs frontières les plus anciennes et les mieux protégées avec une férocité et une expérience consommées. Insensible au temps, au désespoir et à la pitié, Harulgund est un monstre de haine implacable aussi redouté que réputé... .


Au début de ma carrière, je ne pouvez plus supporter mon infanterie :
Qu'ils étaient lents, mais qu'ils étaient lents. C'est vrai qu'ils faisaient du bon boulot. Mais régulièrement, ils s'entretuaient et rechignaient à avancer.

Alors lors d'une campagne, j'ai croisé un seigneur de guerre "huskarl". Il ne rencontrait pas les même soucis que moi. Son infanterie était réactive et ne se battait qu'avec les ennemis. Par contre, ils chantaient tout le temps lors des veillées et lors des longues marches.

C'est à leurs contacts, que mes hommes ont appris leurs chants. Ces chants oubliés par les jeunes loups. Je me lance donc aujourd'hui dans l'écriture de ces textes qui transforment les groupes d'animaux en une meute assoifée d'ennemis et unis en tous temps.

Voici le plus apprécié de mes hommes :

Le courage d'Harulgund

I

C'est nous les descendants des régiments des loups
Les piquiers, les feulards, les fangeux
Gardiens et défenseurs d'empires magnifiques
Sous l'ardent soleil protégeant sans répit nos fiers coursiers
Toujours prêts à servir
A vaincre ou à mourir
Nos cœurs se sont unis
Pour les Vorgéens !

II

Trompette au garde à vous, sonnez à l'étendard
Et que fièrement dans le ciel montent nos corvusiers
Le souffle des loups anime la fanfare
Et met à chacun, un peu d'air du pays au fond du coeur
C'est notre volonté
De vaincre ou de lutter
De consacrer nos vies
A nos Vorgéens !

III

La piste est difficile et toujours nous appelle
Par les Sauts d'Aradnä, les mouvants d'Olyr et du lac des Rois
L'élan de Pitoula vers le Lac des sables
Sur les Daros vaincus plantera fièrement nos couleurs !

IV

Ensemble nous referons gaiement flotter nos étendards
Et suivrons partout hardiment l'éclat des couleurs
Ensemble nous reprendrons demain le chemin du départ
Et pour le pays seront prêts à lutter sans nulle peur !

V

Fantassins, toujours devant, toujours la tête haute,
Nous serons présents sous le sable, dans le vent, en avant !
L'ennemi nous trouvera le cœur plein de courage
Et dans ce combat glorieux nous t'honorons :
Harulgund !
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Kolaru
Défenseur


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Messages: 239

MessagePosté le : Lun Avr 09, 2012 6:40 pm    Sujet du message : Répondre en citant

Azi, pour le prochain concours, tu pourras restreindre ma participation multi-post aux infirmiers et harceleurs ?
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Capens
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MessagePosté le : Mar Avr 10, 2012 11:38 am    Sujet du message : Répondre en citant

'fallait absolument que je revienne après tous les concours...
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Skagorr
Rapporteur général


Inscrit le: 25 Sep 2006
Messages: 3475

MessagePosté le : Mer Avr 11, 2012 12:09 am    Sujet du message : Répondre en citant

Pas grave, tu peux maintenant te préparer pour le prochain ^^
_________________
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Capens
Cavalier


Inscrit le: 22 Fév 2007
Messages: 137
Localisation: Pèlerin

MessagePosté le : Mer Avr 11, 2012 11:36 am    Sujet du message : Répondre en citant

Salut, Skag' Smile
Yep, j'attendrai mon heure.
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Solcarlus
Sir


Inscrit le: 16 Mai 2012
Messages: 57

MessagePosté le : Mer Mai 23, 2012 3:18 pm    Sujet du message : Répondre en citant

Nom: Solcarlus
Nom d'unité: Orkelyns
Type d'unité: Infanterie lourde


Citation :
Orkelyns

Plus trapu que les gobelyns, les orkelyns suivent la voie du Pilier, une vie qui les mène dans les combats perdus d'avance, et dans les régions les plus reculés des Terres de Saïhan, où ils perdent parfois jusqu'à l'usage de leur voix, la Bête prenant le pas sur la Nature dans leurs âmes tourmentées, mais si puissantes...


Citation :
Esquiveurs gobelyns

Ces gobelyns sont tellement vifs et rapides qu'on a parfois l'impression qu'ils disparaissent quelques instants au moment de charger, comme invisibles au regard ennemi.


Citation :
Colosses pourpres

Les colosses pourpres sont des daronoans atteignant les deux mètres cinquante, modifiés par une magie arcanique tenue secrète. Véritable char d'assaut, ils emploient avec une lenteur et une efficacité méthodique de lourdes hallebardes, fauchant les rangs ennemis, leur masque blanc et leur armure arachnéenne ne réfletant qu'une mort silencieuse et inexpressive.


Le destin des Orkelyns


Après une rapide victoire sur une colonne d'épéistes, des orkelyns montèrent un campement provisoire non loin de là pour se reposer. Un des guerriers courait vers la tente du meneur.

-"Datyop ! Un Esquiveur vient d'arriver ! Il est blessé mais tiens à vous parler au plus vite !

- Très bien, qu'il vienne. Préviens le carabin, aussi."

Aidé par deux orkelyns qui le soutenait, le gobelyn s'avança lentement vers la tente de Datyop. Son crâne était couvert en partie par un bandeau crasseux. Une tâche rougeâtre se dessinait à l'endroit ou aurait dû se trouver sa longue oreille droite. Le bras gauche pendait telle la branche morte d'un arbre : inerte, mais ne voulant pas se casser si facilement. Quelques profondes entailles à intervalles régulières se dessinaient sur sa cuisse droite.

-"Chaudes larmes, guerrier des auras. Que t'est il arrivé ?"
Essayant de se relever dignement, le guerrier mutin s'effondra. Datyop l'aida à se relever et le fit s'assoir sur un coffre de bois souple.

-"Je me nomme Trejio. Je suis membre de la garde de Serulÿn, gouverneur de la forteresse Wäjkelde Silÿn. J'ai quitté la cité il y a trois jours de cela, chevauchant aussi vite que me le permettaient mes blessures. Nous sommes assiégés depuis une demi-lune par trois puissants Chevaliers-Lyres. Un tacticien des pierres et deux maîtres des bêtes. Leur puissance est considérable, nous résistons, mais le temps joue contre nous.

Quand je suis parti, les deux premiers murs d'enceinte étaient tombés. Leurs créatures nous harcelent jours et nuits ! Des mongiers, des harpe-laines, et d'autres de ces créatures venues des montagnes elfiques et que nous ne savons pas apaiser. Elles sont très résistantes, et bataillent bien plus longtemps que nous. Leur organisme n'a pas besoin de se reposer autant que le nôtre, comme vous le savez, et nos guerriers ne tiennent plus, l'épuisement les gagnent...

- Ah, voilà notre carabin. Occupes toi de Trejio que voici. Je t'en prie, continue, esquiveur.

- Merci lame-honoré. Voyant la situation très mal engagée, notre mentor nous a demandé, à trois gardes ainsi qu'à moi même, de partir chercher du renfort. Nous étions deux groupes à sortir. Le premier a été stoppé par des colosses pourpres, pour ce que j'en ai vu. J'ai réussi à passer les lignes ennemies, mais le cheval de mon compagnon à rencontrer une hallebarde de ces monstres alchimiques...

- Des colosses pourpres ! Ces abominations vous assiègent ? Tu as eu beaucoup de chance de t'en sortir vivant. A qui devais tu délivrer ton message ?

- Je devais me rendre à Lyothrope Cairn voir le commandeur Zolcar.

- D'accord, je vais dès à présent envoyer deux de mes propres guerriers à Lyothrope Cairn e délivrer ton message. Tu vas voyager avec nous, nous partons rejoindre maître Serulÿn !"

Joignant le geste à la parole, le vétéran Datyop s'avança vers la troupe de gobelyns qui s'était rassemblée devant sa tente. Les voyant fébriles, le commandant leur fit un sourire. Les orkelyns se figèrent de suite. La suite allait être des plus intenses, et ils le savaient.

"Compagnons de larmes !! Hier nous avons eu une victoire facile et beaucoup d'entre vous ne se souviendrons même pas de cet assaut comme d'une vraie bataille !" Les gobelyns opinèrent.

" Une bien triste nouvelle vient de nous parvenir. Wäjkelde Silÿn est assiégé par des êtres que nous connaissons bien : des colosses pourpres elfiques ! Pressons nous d'aller les saluer de nos lames et d'y énivrer nos talents !" Les orkelyns grognèrent leur assentiment.

" Dans deux heures nous partirons faire un brasier géant avec les cadavres de ces ignobles créatures !" Des cris de joie et de rage retentirent pendant plusieurs minutes. Les guerriers se mirent à démonter le camp avec grande énergie.

Durant cinq jours les orkelyns marchèrent à une allure soutenue, sous le commandement de Datyop. La bataille promise agissait sur eux comme un aimant.

Ils arrivèrent enfin en vue de Wäjkelde Silÿn. Au pied de la forteresse des milliers de créatures fourmillaient, se déplaçaient, et convergeaient vers le castel. Telles des herbes dans un champ traversé par une brise, ils étaient tous tournés dans la même direction. Le troisième mur d'enceinte était tombé et les marteleurs s'activaient sur le quatrième et dernier. Le vétéran retourna au campement qui se trouvait en retrait et arrangua ses frères de mort.

" Demain. Demain, nous prendrons notre repas avec ces colosses ! Ce sera notre premier repas de la nouvelle lune, mais leur dernier. La bataille sera épique, mais féroce, ne vous y trompez pas. Préparez vous à présent, une heure après le lever du soleil, nous entrerons dans la danse !"

L'aube pointa.
Entouré de ses orkelyns, Daytop savourait les rayons du soleil qui réchauffait sa peau. Les créatures qui s'activaient près des remparts formaient presque un beau spectacle dans la lumière naissante, presque...
Sentant que ses compagnons s'agitaient derrière lui, le lame-honoré esquissa un sourire. L'arrivée imminente du choc frontal avec les colosses pourpres enflammaient ses guerriers. Il ne dit alors qu'une seule phrase, dans le silence des bois, face au tumulte plus bas, et tous ses combattants s'élancèrent vers les créatures massées contre l'ultime rempart.
Ils reprirent tous le cri en choeur.

La férocité des orkelyns qui arrivèrent dans le dos des lignes daronoans fut impressionante. Depuis d'innombrables batailles, les orkelyns avaient appris à mettre à profit leur petite taille pour rivaliser avec la force des créatures de toutes sortes. La connaissance des points faibles de chaque créature de combat arpentant cette guerre leur assurait un précieux avantage, et leur entrainement au maniement des armes, depuis leur naissance, les avait munis de réflexes exceptionnels et d'une agilité phénoménale. Très rapidement, les guerriers arrivèrent aux pieds des engins de siège qui étaient à l'arrière. Tout aussi rapidement, le feu éclaira le ciel, et l'on eut l'impression que le soleil lui même reculait face à cet assaut lumineux.

Mais cette lumière si vive dans l'aurore naissante attira aussi l'attention des créatures qui n'avaient pas eu vent de cette attaque sournoise. Et, délaissant les remparts, toutes les créatures de basse intelligence ou d'agressivité trop insatisfaite convergèrent vers ce point lumineux. A partir de cet instant les orkelyns ne progressèrent plus. Ils reculèrent même. Perdant du terrain progressivement, les orkelyns commençaient à se faire encercler. A ce moment là, le vétéran Daytop pris peur. Non pas d'être blessé, ni même de mourir, mais de se transformer comme certains de ses anciens compagnon, en une bête sanguinaire, devant l'appel de mort.

Quelques instants plus tard un cri de rage retentit sur sa droite, puis un autre... et le cercle s'agrandit, s'ouvrit... Tout cela dans un silence lourd. On entendait le fracas des armes mais aucun cri de guerre, juste des grognements et des râles de colère. L'âme des orkelyns se transformait. Physiquement, rien ne changeait, mais leur esprit n'appartenait plus à la Nature, et passait ailleurs, dans un champs carmin inscrit au plus profond d'eux même. La bête avait pris possession d'eux, et leur puissance, agressivité et cruauté en était multiplié.

Les colosses pourpres, bien que trois fois plus grand que les orkelyns, n'étaient pas de taille face à la puissance brute de ces guerriers mutés. Les orkelyns étaient eux même devenus des monstres, d'une haine féroce pour toutes ces bêtes animales incarnant la sauvagerie...

Aidés par les forces des défenseurs qui profitèrent de l'accalmie du siège pour faire une percée sur les colosses, ils remportèrent la victoire. Mais à quel prix ?

Tous ces sauveurs de l'ultime instant avait vu leur âme se métamorphoser, en ce qu'ils haissaient le plus. De viles créatures attirées par la mort et la destruction, à la conscience limitée au seul bain de sang, dressées au mufle à charger, tuer et dépecer sans retenue ni raison.


Tel est le destin et la voie que suivent les Orkelyns. S'ils ne meurent pas au combat, leur âme se transforme au plus fort des batailles perdues d'avance. La victoire qu'ils obtiennent de cette manière est leur dernière, et le temps pour eux devient éphémère. Leur âme devenue l'exacte opposée de leur philosophie ancestrale, les brûlent durant deux jours et deux nuits, avant de les détruire à tout jamais. Leurs croyances sauvent des milliers de vie, au détriment de la leur...
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burnov
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MessagePosté le : Mer Juin 13, 2012 11:53 pm    Sujet du message : Répondre en citant

Nom : Burnov

Unité : Worgs

Type d'unité : Cavalerie lourde.

Description :
Citation :
On ignore qui, du Loup ou du Worg, descend de l'autre. Les Worgs sont incontestablement d'origine animale, et ressemblent à de vrais loups bipèdes, tout en crocs, en muscles et en griffes. Mais déployant les tactiques de leurs homologues humains, et incontestablement trop féroces et assoiffés de guerre pour de simples animaux, la différence est parfois ténue entre eux et ces barbares humains vivant presque en meutes. Il existe toutefois deux différences particulièrement notables : les Worgs ne comprennent pas les langages humains, et sont donc hermétiques aux négociations, et deuxièmement : sans armure pour gêner inutilement leur mouvement et aidé de leur musculature imposante, les Worgs sont incroyablement plus rapides et effrayants de puissance que les simples soldats humains...


Texte : Chroniques d’une Lyre Daronoan :

8 ans après le début de la Grande Guerre :


Cela fait déjà 8 mois que ce siège a commencé, interminable. Les deux premiers mois tout se déroulait comme prévu, nos catapultes détruisaient murs après murs, à une cadence effrénée.

Puis ils sont arrivés, eux, mais nous ne savions pas qui ils étaient.


Un matin, nous avons retrouvés toute une compagnie de notre attirail de siège complètement détruite, des sentinelles, nous n’avons retrouvés que quelques restes épars…

Ils revenaient toutes les nuits où la voute céleste étaient masquée par une chape de nuage, et que le brouillard masquait leur présence aux yeux de nos sentinelles. Nous peinions à continuer le siège, chaque nuit une partie de nos troupes étaient décimés.
Sans compter l’impact psychologique sur les sentinelles, plus aucun homme n’avait le courage et la volonté de garder les catapultes, malgré le légendaire sens de l’honneur elfe.
Malgré cela le siège continuait, tant bien que mal, avec l’aide des renforts venus des contrées voisines.
Ce cycle répétitif se reproduit pendant 5 mois, puis…

Un matin, nous avons retrouvés une compagnie entière d’épéiste éparpillés dans leur campement, enfin, ce qu’il en restait, ils avaient été dévorés avant d’avoir pu sortir de leurs tentes ou dégainer leurs armes.

L’état-major se réunit, et certains vétérans évoquèrent une légende ancestrale, qui selon eux existaient vraiment depuis l’aube de la civilisation louve, ils existaient bel et bien, les Worgs
Tous nos renseignements portaient à croire qu’ils s’agissaient de cousins des loups, à moitié humain, animés d’une cruauté et d’une soif de sang purement animale, mais possédant l’intelligence et la ruse nécessaire pour agir de façon coordonner, en meute…



2 semaines plus tard :

Ces créatures, ces barbares, ces…, ils se sont enhardis, toutes nos unités sont à présent exposés à leurs charges nocturnes, ils se rapprochent de plus en plus de nos campements, attirés par l’odeur du sang, leur hurlements hantent nos nuits, des unités entières désertent, épuisés et effrayés par ces créatures effroyables, j’ai le pressentiment que nous ne viendrons pas à bout de ces créatures animées par la rage du Magyön.


4 jours après, par une nuit sans étoiles et sans Lune :

C’est fini…. Après tant d’effort pour détruire cette antique cité Louve…, nos troupes ont désertées, seuls restent les gardes royaux, les plus courageux d’entre nous. La nuit dernière ils ont rasés nos derniers appareils de siège, tous nos rapports indiquent que les lignes de ravitaillement ont été rompues, les renforts ont disparus, seuls restent de leurs convois quelques survivants, hagards, incapables de raconter ce qu’ils ont vus.

Ce sont probablement les derniers mots que j’écris, j’entends leurs hurlements se rapprocher, ils viennent surement nous achever, j’espère que mes notes serviront à instruire mes semblables au sujet de cette menace.
Nous sommes rassemblés sur une colline, auprès de la ruine d’une antique tour de guet elfique. J’entends nos hommes mourir, il faut que je sorte me battre en tant que comm….. (La suite du manuscrit est tachée de sang elfique, et une trace de griffe le barre.)


Voici les dernières notes d’un de nos plus illustre généraux, cette menace est à pendre au sérieux, elle se répand à travers toutes les Terres de Saïhan, du Royaume Gisant jusqu’aux Contreforts de Kâran. Il est impératif de trouver un moyen de lutter contre ces monstres sortis tout droit des Brumes, déclame le chef du Conseil de Guerre Pourpre.




PS : C'est le premier texte de Background que j'écris de ma vie, donc excusez la piètre qualité de l'ensemble... Wink

J'aurais aussi besoin d'aide pour insérer une image, si quelqu'un pouvait m'expliquer ce serait cool.

[/img]
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Vorgéen Chäsan Burnov, Haut-Eclaireur, Ishter.
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Solcarlus
Sir


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MessagePosté le : Dim Juin 17, 2012 9:29 pm    Sujet du message : Répondre en citant

Nom: Solcarlus
Nom d'unité: Déchus
Type d'unité: Infanterie légère


Citation :
Déchus



On raconte que les Déchus seraient les derniers survivants d'un peuple oublié de tous. On raconte qu'Ils seraient aussi anciens que la naissance des gobelyns sur les Terres de Saïhan. On raconte que les Sharras sauraient qui Ils sont en vérité, et que le secret des Aëwills n'en serait pas un pour Eux. On raconte des choses sur une guerre... une guerre effroyable... une guerre née à l'Ouest...



Citation :
Faucheurs

On ignore quel peut bien être, à l'origine, le rôle des grandes faux que ces monstres ont à la place des bras. Mais les Daronoans en ont trouvé une nouvelle, et dressent désormais ces paisibles herbivores des plaines au terrible combat de masse.


Citation :
Machaira

Cette arme est un sabre recourbé, donc dispose d'un seul tranchant, et a une pointe très marquée.




Les Déchus se révèlent...


Levant les yeux au ciel, Gelugpa regarda les corbeaux planer au dessus du champ de bataille. La mort attirait ces volatiles et sans se tromper on pouvait être sûr qu'au moins l'un d'entre eux rendraient visite à un compagnon d'arme à la fin de la journée.

D'ailleurs un des corbeaux était en train de fondre sur lui...Il atterit à ses pieds, une flèche le transperçait de part en part. Cette journée ne serait pas comme les autres...

Un lève égide le percuta; à ce contact Gelugpa releva les yeux et se mit à observer la colonne des grands boucliers levés qui passa à côté de lui, on aurait dit que deux énormes seigneurs dragons l'entouraient. Ils se dirigaient tous vers la forteresse d'Oshir Cairn, protégeant les gobelames qui les suivaient, portant les échelles. Les différents cris de guerre entonés par les assaillants rendaient le cliquetis des armures, les projectiles des trébuchets et le sifflement des flèches aussi doux qu'un murmure...

Gelugpa monta dans un beffroi qui s'avançait pesamment, les guerriers massés en nombre à l'intérieur s'écartèrent pour le laisser passer, certain avec déférence, d'autre avec crainte... Les déchus étaient reconnus pour leur maitrise de la machaira. Chaque lame était forgée spécialement pour son utilisateur, qui la reçevait le jour ou son maître décidait que l'apprentissage de son élève était terminé. Certains disciples ne l'obtennaient jamais...

Son arme dépassait de son dos et la poignée en cuir rouge attirait le regard des ses compagnons, à moins que ce ne soit la pièce accrochée au bout de la poignée qui oscillait au rythme de la lente démarche du beffroi.

Regardant à travers un interstice, il vit que les premières échelles se dressaient déjà sur les murailles et que des guerriers les escaladaient rapidement. Une hache s'abattit, un gobelame lâcha prise et alla s'écraser au sol, emportant plusieurs de ses compagnons dans sa chute. L'assassin prit à son tour une flèche dans la gorge et alla rejoindre sa victime au pied des remparts.

Pendant ce temps le bélier s'approchait de la porte. Les défenseurs concentraient la plupart de leurs attaques sur lui mais cela n'avait pas beaucoup d'impact et il avançait inexorablement vers son but.

Un cri se fit entendre et Gelugpa se retourna, très bientôt le pont allait s'abaisser pour permettre aux assaillants de prendre pied sur les remparts. Avant de dégainer son arme, il serra la pièce dans sa paume quelques instants en fermant les yeux...

Le cri des combattants se fit entendre alors qu'ils chargeaient les défenseurs. Le déchu dégaina alors son arme et sauta au dessus des ses compagnons comme le ferait un cheval au dessus d'une clôture. Il courrait sur le rempart pour atteindre la première tour et ainsi empêcher les renforts de monter. Une flèche siffla à son oreille droite, l'archer eut à peine le temps de remarquer qu'il avait rater sa cible que son bras était déjà tranché. Un épéiste vient à sa rencontre mais ce qu'il vit ne fût qu'un éclair glacé lui tranchant les côtes. Un autre soldat voulut profiter de cet instant pour l'attaquer mais une dague dans son oeil mit rapidement un terme au courage de cet elfe.

Dégageant son arme, le déchu reprit sa route vers la tour. En arrivant près de celle ci un elfe muni d'une hallebarde se dressa sur son chemin. Celui ci était plutôt costaud et avait l'air de savoir se servir de son arme. Profitant de son allonge il effectua plusieurs attaques latérales rapides et viscieuses vers le guerrier. Forcé à reculer Gelugpa s'arreta et exécuta une roulade avant qui lui permit de séparer les chevilles des jambes de cet enragé...

Arrivé à la porte de la tour, non sans avoir aidé plusieurs défenseurs à reprendre contact violemment avec la terre ferme, plusieurs mètres plus bas, il fit une halte. L'escalier était désert. Il s'accorda un instant pour souffler et il entendit des clameurs provenant de la cour.

Emergeant au pied de la tour, Gelugpa vit que les Gobelyns avaient détruits la porte et se tenaient dans la cour. Un cercle s'était formé au centre de l'enceinte et le silence à l'intérieur de la cour jurait par rapport aux bruits qui l'on entendait de l'autre côté des remparts.

Une tête rebondie sur un bouclier, et un bras s'écrasa sur le casque d'un autre. Les gobelyns hésitaient à avancer et pour cause, un faucheur se dressait devant eux ! Les Daronoans avaient donc une dernière carte à jouer. Ces monstres munis de deux gigantesques faux décimaient aussi facilement les rangs adverses qu'un enfant affrontant de vulgaires fourmis. Il dominait d'une bonne taille tous les combattants présent. Etant élévé uniquement pour le combat, les faucheurs étaient de vraies machines de destruction. Il paraitrait même qu'à la cour de certains nobles, des combats se dérouleraient dans des arènes, pour la plus grande joie des spectateurs.

Gelupga tenant son arme de la main droite et serrant la pièce dans la gauche s'avança vers le monstre. Les rangs alliés s'écartèrent devant lui mais le silence ne fût pas rompu. Le faucheur tourna vers lui un regard féroce et plein de haine. Gelupga s'élança à sa rencontre et abattit son arme vars la créature. Celle ci para facilement, voulut riposter mais la lame du déchu s'abattit à nouveau. Les coups portés firent reculés le faucheur. Il fallait une puissance et une vitesse terrifiante pour repousser un faucheur! Lassé de ce petit jeu le monstre bloqua la lame de son arme gauche et riposta au même moment du côté droit. Le déchu anticipa cette contre-attaque et, tournant sur lui même, il esquiva le coup en se baissant et planta sa dague dans la patte de la créature.

La douleur que le faucheur ressentit n'était rien en comparaison à la fureur qu'elle développa. Grâce à une coordination fabuleuse, le faucheur exécuta en même temps des coups de tailles d'un côté tout en effectuant des attaques direct et rapide de l'autre. Le duelliste enchaina les parades et les esquives à une vitesse époustouflante, il leva sa lame quand il vit arriver un coup qui venait d'en haut et qui devait finir sa course en travers de son crâne. Le choc fût brutal et le son que l'on entendit annihilia les derniers murmures que l'on entendait à l'intérieur du castel. Le deuxième choc, moins bruyant, mais beaucoup plus douloureux compléta le premier. La lame tranperça le bras gauche du déchu...

Loin de se contenter de cette blessure la créature continua sa pression sur le gobelyn. Celui ci ne pouvant se servir que d'un bras pour parer les attaques monstrueusements puissantes, battit en retraite tout en tenant sa garde. Un coup plus puissant que les autres l'envoya à terre... Poursuivant sa progression le monstre se rapprocha de Gelugpa avec la ferme intention d'achever son adversaire...

La Lame du maître déchu, à cet instant, se mit à luire d'une lumière verte. L'âme du guerrier fusionnait avec la lame! Ce pouvoir, la réelle puissance des déchus, s'effectuait grâce à la pièce, qui accumulait la force vitale des âmes dont la vie était oté. Libéré, ce pouvoir permettait la fusion total de l'arme et de l'esprit durant une courte période. Le savoir ainsi amassé allouait au possesseur de la machaira un énorme savoir et une force considérable.

Face à cette ridicule lumière le faucheur chargea, armant ses deux bras et prêt à en découdre avec cet être si fragile... Une viscieuse attaque à l'aine executé en même temps qu'une attaque direct à la tête devait lui assurer la victoire. Gelugpa esquiva l'attaque direct d'un pas de côté et réussi à parer l'attaque dirigée vers le haut de sa cuisse. La faux, ou plutôt le bras, du faucheur se brisa sur la lame magique. Poursuivant sa riposte, avec de l'élan, il prit appui sur le bras sectionné du géant. Tout en sautant, le déchu trancha la gorge exposée du monstre. Un geyser de sang éclaboussa le guerrier.

A la vue de la créature inerte, les Gobelyns s'élancèrent vers les Daronoans qui venaient de perdre leur dernier espoir. La bataille se finit rapidement après ce combat car les elfes venaient de perdre leur courage pourtant légendaire.

Gelugpa rengaina son arme qui avait perdu son éclat. La pièce qui se balançait dans son dos, inondés par les rayons du soleil, scintillaient de mille feux, mettant au défi quiconque voudrait s'approcher trop près du guerrier. Le bras bandé, il sortit de la forteresse désormais en flamme...


Dernière édition par Solcarlus le Sam Juin 30, 2012 10:06 am; édité 2 fois
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jeuvodent
Ennemi du Gana


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MessagePosté le : Lun Juin 18, 2012 4:05 pm    Sujet du message : Répondre en citant

Nom : Jeuvodent
Type : monstre
Unité : Mange Montagne.


Citation :
Ces monstres mangent n'importe quoi, mais sont surtout capable de digérer le métal, qu'il soit argemétal ou obscurne, et semblent particulièrement l'apprécier. Ce qui en a fait des alliés de choix et de force pour les Daronoans, évidemment.



Guide du bestiaire de Saihan.

Qui est il ?... Le mange montagne est à l'origine un monstre paisible des hauts plateau. Il se nourrit du métal à l'état pure, allant jusqu'à raser des montagnes entières de sa faim titanesque. D'où son nom de mange-montagne.

Où vit il ? ... En plateau, ce monstre gigantesque vit et dort dans des cavernes géantes dans les montagnes. Très territorial, le mange montagne ne partage pas sa montagne uniquement durant les amours.

Comment furent ils dompté ? ... A l'origine, il ne fut pas dompté, nourris grâce à des morceaux d'armures gobelyns avec le gobelyns dedans, ils ont été habitué aux gouts de métal qu'est l'Obscurne que les bestiliges ont pu ensuite attribuer à une récompense... jusqu'à installer dans le crâne de ces créatures une faim de ce métal précisément. Puis devenu affamé de ce métal, ce fut difficile pour Maitre dresseur Daronoan d'apprendre aux Manges Montagnes de consommer d'un autre métal, ce qui posa problème lorsque les loups trahirent leur alliance.

Que faut il faire si on est un Crocs-Obscure ou un Hurlouve face à un mange Montagne ? ...
- Si il est seul et n'a pas pour maitre un bestilige, trouvez un frère d'arme et tentez de le semer, le Mange Montagne est habitué à manger du métal, si attraper une monture dans une bataille est aisé, la traquer en est une autre, ce n'est pas son fort.
- Si il est dirigé par un bestilige, alors priez pour ne pas avoir un bestilige acharné, alors peut être aurez vous une chance de fuir ou ne perdre que votre monture armuré.
- En revanche, si il est dirigé par un bestilige acharné et particulièrement sadique, dans ce cas, préparez vos derniers sacréments à la hâte, le mange-montagne ne vous lâchera pas avant de vous avoir dévorer vivant, ses pas feront des kilomètres, sa frénésie vous écrasera d'un coup sec et sa fureur vous fera hurler jusqu'à ce qu'il vous broie.

Petites anecdotes :

Le mange montagne n'a que 9 orteils, 9 dents et 9 bras immense, ne vous avisez pas d'en voir un 10ème par erreur, c'est un animal sensible.
Le mange montagne aime l'obscurne et l'argemetal mais est peu friand de fer.
Si les maitres dresseurs réunissaient tout les mange-montagnes des terres de saihan dans un château, ils pourrait manger le castel pierre par pierre.
Il n'y a pas assez d'Argemetal dans toutes les mines de Saihan pour nourrir tout les Manges Montagnes.
_________________
Citation :
Jeuvodent (21/05, 17:45)
Fadeur le Revenant > tu devrais, quand Skag dit un truc, c'est du Skagisme, quand Skat dit un truc, c'est du Skatlisme et quand Je dis un truc, c'est une connerie
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Traqueur
Hobereau


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Messages: 159

MessagePosté le : Sam Juin 23, 2012 11:41 pm    Sujet du message : Répondre en citant

Unité : Taupards
Type : Harceleur
Compte : Traqueur

Citation :
Lorsque la guilde des tunneliers prit de l'ampleur, au sein du peuple Loups, répandant ce noble art de la vie et de la guerre souterraine, il ne fallut pas énormement de temps pour voir émerger des voleurs de galeries et des saigneurs de l'ombre. Dans un monde de ténèbres et venant d'un peuple aussi belliqueux, comment s'en étonner ? Nul ne saurait juger du nombre et des talents de ces 'taupards', mais les Loups ne refusent jamais des bras supplémentaires au combat, d'aussi mauvaise réputation soient-ils !



La brume habituelle s’était posée dans les ruelles bouseuse de Valyr Bastiard, alors que les étoiles commençaient à pointer leur nez, je renifle.
Un frisson me traverse et je resserre la cape autour de moi, bien que son état ne laisse guère de défis à l’humidité pour s’infiltrer.

Foutu pays, foutue vie va.

Mais peut-être que quelqu’un sera moins chanceux que moi ce soir. Je me remets en marche et tourne au coin en me tenant éloigné des lumières passant à travers les fentes des volets.
Oh oh, mais c’est ce vieux Arkulf qui sort de chez lui, déjà titubant pour aller se finir dans la taverne de l’arbre mort. Et surtout finir l’argent de sa fille en bière et aux dés.
Ou peut-être pas ce soir, pas de chance au lancé.

Bon, ça ne devrait pas être trop dur de prendre sa bourse à un vieux débris plus imbibé qu’un morceau de bois flottant. Et aux mouvements tout aussi...mouvants
Tient, d’ailleurs cette branche sur ce tas de bois mort fera parfaitement l’affaire, hop là.
Le voilà qui tourne pour traverser entre deux maisons, parfait si ce vieil idiot me facilite le travail. Coup d’œil à droite, à gauche, personne pour me voir.
J’accélère, en quelques enjambées j’ai vite fait de le rattraper. Mes bottes rendent sur le sol spongieux un bruit de succion à chaque pas, mais pas besoin de s’en inquiéter.

Un rapide coup de pied derrière le genou met Arkulf à genoux dans la boue sans comprendre ce qui lui arrive. Un hoquet lui échappe.
Le bras droit descend, la branche le frappe sur la nuque avec un craquement des plus sinistres, pour une des deux, voir les deux. Pauvre vieille branche.
Moment de contemplation au dessus de lui, bah quoi, on a tous une certaine forme de fierté du travail accompli ! Bref je lâche le morceau de bois devenu inutile côté de lui, y a fierté et frigorifié.
Fouille rapide, mais efficace, une vingtaine de piécettes de cuivre tintent maintenant joyeusement dans ma poche. Petit sourire aux lèvres, la nuit semble moins froide avec cette promesse d’un pichet de vin épicé.

La ruelle est déjà loin derrière, j’accélère le pas, pressé de me réchauffer dans la salle de la plus proche gargote à vinasse du quartier. Eh, l’arbre mort m’ira bien à moi aussi

Humpff, un drôle de picotement me traverse le bas du dos. Qu’est-ce que… ma vision se brouille. J’essaye de m’appuyer au mur de la maison la plus proche, mes jambes se dérobent sous moi. Me voilà moi-même en train de gouter la boue, malheureusement pas ce que mon gosier desséché désirait.
On me murmure, à l’oreille, je crois? Tandis que je sens bien qu’on me palpe les poches, et merde c’est quoi ce bordel, je n’ai même pas la force de lever le bras.

Foutue....va..

_________________
Traqueur dorcha,
Tu ne me lirais pas si tu ne m'avais déjà compris.
Maître flooder, Je parle avec la pensée que je devrais me taire. Et je parle.


Dernière édition par Traqueur le Mer Juin 27, 2012 8:28 pm; édité 1 fois
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Svendel
Chevalier


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Messages: 24

MessagePosté le : Mar Juin 26, 2012 9:49 am    Sujet du message : Répondre en citant

Nom : Svendel
Unité : Veilu
Type : Créature

Citation :
Ces démons des marais sont aussi énigmatiques que cruels et vicieux. Sournois comme les brumes toxiques des marais de la mélancolie, les Veilus, même isolés, sont dangereux pour tout être civilisé et intelligent. Rôdant à la lisière des songes et du monde réel, bien rares sont ceux qui ont pu leur échapper sur leur propre territoire. Comment les Loups peuvent les capturer et les asservir pour le combat, comme tant d'autres démons, nul ne le sait, pas même eux. Une arme qui pourrait bien se révéler à double tranchant, si l'on n'y prend pas garde...



Foutus marais ! Cela faisait des jours qu’ils marchaient sans répit dans cette humidité grouillante. Le sommeil était impossible à trouver la nuit et le pâle soleil qui régnait dans ces marécages sans fin ajoutait à la morosité des Loups exténués. Mais, devant eux, continuait imperturbable le Vorgéen et ils n’avaient, en leur cœur, d’autres choix que de le suivre dans la sombre et périlleuse voie qu’il traçait. Nombre d’entre eux étaient morts pourtant. La maladie et les bêtes sauvages avaient eu raison des plus fatigués d’entre eux.

Eyek était toujours là, lui, pauvre fangeux subjugué par le pouvoir du Vorgéen. La faim, la fatigue et le froid le tenaillaient mais, toujours, il avançait. Sans qu’il se rende compte du changement, il pénétra dans un épais brouillard qui avait pris la suite de la brume, légère mais persistante, qui les avait accompagnés jusque-là. L’effroi le saisit et il sentit se dissiper l’esprit de meute que le Vorgéen insufflait en lui. Fuir ! Fuir loin de ces abominations ! Fuir loin de ces souffrances ! Sa gorge était en feu, sa peau, si humide il y a seulement un instant, lui semblait sur le point de s’effriter. Ses yeux… oh ses yeux ! Mais il oublia tout ça lorsqu’une terrible douleur explosa dans sa tête et qu’il fut projeté dans un monde de cauchemars et de supplices. Il n’avait jamais eu d’autres rêves que de devenir un héros Loups, plus célèbre encore qu’Harulgund. Mais on prenait à présent un terrible plaisir à tordre toutes ses espérances et ses peurs en une savante et cruelle torture. Tout à ces souffrances imparables, il ne sentit pas les tentacules visqueux se saisir de lui.

Soudain, au milieu de ses cauchemars, il perçut un appel, l’appel de la Meute. La terrible volonté du Vorgéen s’était dressée tel un étendard dans cette contrée hostile. Eyek sentait la terrible lutte qui s’était engagé et la meute reprit peu à peu ses droits sur lui. Il était confusément conscient que ce n’était pas là un combat pour lui mais, tout comme ses compagnons, il s’unit à cet appel. Comment ? Il n’aurait su le dire mais tel était le pouvoir du Vorgéen. Et les créatures elles-mêmes le percevaient dans leur malignité. Leur volonté céda peu à peu face à la meute qui s’était tout à coup dressée face à eux et elles desserrèrent l’emprise de leurs rêves vicieux. L’instant suivant, tous purent sentir, à travers l’esprit de meute qu’ils partageaient, leur soumission.

Le brouillard toxique se dissipa et les silhouettes des veilus se révélèrent à leurs nouveaux maîtres. Le Vorgéen ne leur laissa qu’un instant de répit et la marche à travers les marécages reprit pour les survivants. L’épreuve les avait tant marqués qu’ils auraient tôt fait de la reléguer dans le domaine des rêves et seule la présence des veilus à leurs côtés viendraient leur rappeler l’existence de ces alliés mystérieux.
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Kolaru
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MessagePosté le : Mer Juin 27, 2012 8:12 pm    Sujet du message : Répondre en citant

Kolaru
Orkelyns
Infanterie Lourde

Citation :
Plus trapu que les gobelyns, les orkelyns suivent la voie du Pilier, une vie qui les mène dans les combats perdus d'avance, et dans les régions les plus reculés des Terres de Saïhan, où ils perdent parfois jusqu'à l'usage de leur voix, la Bête prenant le pas sur la Nature dans leurs âmes tourmentées, mais si puissantes...


La Voie

Missive envoyée par la Chevalier-Lyre Kolaru à son oncle le Baron Detoi

« Cher oncle,
je t'écris pour te parler de mon trouble. En effet, lorsque nos colonnes de soldats vont à la bataille, conquérir un avenir plus qu'incertain, le doute me prend. Parfois alors, je ne sais plus où je vais, je ne sais plus où va mon armée, je ne sais plus où va la Couronne d'Or, je ne sais plus vers quel gouffre notre monde se dirige.

Te rappelles-tu l'avant, mon oncle ? Avant le Meurtre, avant la Guerre, avant la Folie ? Avant que ce monde ne perde tout son sens pour devenir le champs désordonné de toutes les batailles ?

Moi je me souviens, avec douleur et regret. Je me rappelle le temps où les choses avaient un ordre et une destinée, quoique mystérieux. En particulier, un souvenir me revient toujours à l'esprit, un esprit du temps où j'étais encore enfant :

Un soir d'été à Xilrân Storn, où le soleil se couchait calmement sur les marais, alors que la plupart de nos gens étaient déjà parties dormir, tu finissais ta tournée d'inspection hebdomadaire dans la forteresse ; et je t'accompagnais. Alors que tu allais ordonner qu'on ferme le pont levis pour la nuit, un coursier gobelyn fut aperçu du haut de la barbacane. Patient et intrigué tu décidas de l'attendre.

A son arrivée, on le salua, on l'accueillit, on le questionna sur sa venue. Il répondit que les Sharras envoyaient en urgence un important contingent d'orkelyns combattre dans le grand Ouest maudit, mais comme leur voie passait sur tes terres, sous les murailles de Xilrân Storn même à vrai dire, il venait en toute hâte mander le droit de passage. Alors qu'il essayait de s'excuser en avance de sa demande impromptue, tu lui répondit :

— Les guerriers du Magÿon ne devraient pas avoir à quémander le droit d'accomplir leur devoir. J'offre même l'hospitalité à votre troupe, car il vous sera rendu tous les honneurs que vous méritez.
— Nous nous contenterons du droit de passage que vous nous offrez, Baron. Nous sommes pressés, il nous faudra marcher toute la nuit.
— Qu'il en soit ainsi, conclus-tu.

Tu autorisa donc la troupe d'orkelyns à passer, mais ce que tu ne dis pas, c'est que dans l’entre-temps tu fis réveiller nos gens et monter nos guerriers et nos bannières au créneau, ainsi qu'allumer les feux sur la muraille. Nous attendîmes sans mot dire, solennels et solidaires du combat que menaient les gobelyns pour nous tous. Il sembla à mon âme d'enfant que nous attendîmes longtemps. En réalité, cependant, ce n'est que peu après que la nuit soit totalement tombée que les orkelyns apparurent.

Ils avançaient magnifiquement tragique à la clarté de nos flammes. On les apercevait difficilement, car leurs traits et leur silhouette se brouillaient dans la pénombre ; je garde pourtant un souvenir parfaitement net de ce moment, aussi net que la détermination qu'on sentait dans chacun de leurs mouvements. Leur pas était cadencé, précis et décidé ; leur formation compacte ; leur respiration même était coordonnée : leur armée était plus qu'une troupe d'individus, elle était un nouvel être que la Voix des Sharras anime comme notre âme anime notre corps et que la Voie du Pilier soutient et soude comme notre squelette soutient et soude notre corps. J'apercevais encore par moment un visage fermé sortir de l'ombre, portant dans son regard fixe et lointain la résignation de ceux qui vont vers les combats déjà perdus ; mais j'apercevais aussi des épaules bardées de métal, dressées de la fierté de ceux qui portent le fardeau de tous.

Finalement, il me reste de cette troupe une admiration sans borne pour ces soldats silencieux. Je n'ai jamais douté depuis lors que l'honneur que nous leur rendîmes ait été juste et mérité, ni que leur route jusqu'au cœur des ténèbres ait du sens, car il est dans l'Ordre du monde que les guerriers sans voix du Magyon aille combattre le Silence de l'Ouest.

Mais il n'est pas dans l'Ordre du monde que nous combattions les gobelyns.

Pourrons-nous jamais retrouver cet Ordre, mon oncle ? »
_________________
Lyre Chäsan Kolaru, Marquise des Déchus
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Svendel
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MessagePosté le : Jeu Juin 28, 2012 10:59 am    Sujet du message : Répondre en citant

Nom : Svendel
Unité : Fangeux
Type : Infanterie légère

Citation :
Le peuple Loup a la guerre dans le sang et les pieds dans la boue. Les fangeux en sont l'expression la plus épurée : paysans crotteux et querelleurs, ils aiment aller piller et ravager des contrées entières sous les ordres des mâles dominants, bien que la plupart d'entre eux ne résistent que rarement aux premières batailles...


Thrayen était content aujourd’hui. Et fier. Après tout, qui ne le serait pas après avoir été reconnu comme le plus fort et le plus intelligent des siens ? Un regard extérieur pourrait bien sûr pointer que les « siens » n’étaient autre qu’une bande de fangeux indisciplinés, fraîchement recrutés dans leurs campagnes boueuses et dont la seule expérience de combat se résumait aux bagarres de la taverne locale sans oublier que l’intelligence dont il se vantait revenait à déchiffrer deux, trois signes, en griffonner la moitié et à réfléchir plus d’un instant avant de plonger dans la mêlée de Loups avinés.

Mais Thrayen n’avait que faire de telles considérations. Fangeux ou non, c’est en héros qu’il rentrerait au village. A cette pensée, une ombre puissante lui apparut à l’esprit. Gertrud. Elle ne pourrait manquer de choisir une icône telle que lui. Il dut mettre toute son intelligence pour échapper à la crainte qu’il avait de connaître un sort semblable à son frère. Guerroyer longtemps. Oui, telle était la solution. Il n’en serait qu’un plus grand héros et il n’aurait pas à L’affronter. Thrayen sourit, décidément, on avait bien fait de lui confier le commandement de ses semblables.

Ah, il se rappelait encore de la soirée qui avait suivi l’annonce. Une fête bien louve. Dès que le commandeur s’en était allé, que de fangeux s’étaient dressé réclamant un combat, que de Loups s’étaient soudain empoignés sans d’autre raison que de profiter de l’aubaine pour déclencher une belle bagarre. Et c’était avant qu’un tonneau de quelque alcool ne soit, oh bien malencontreusement, touché par l’empoignade, offrant juste ce qu’il fallait pour se remettre sur pied après un coup un peu trop violent. Tout à sa gloire soudaine, Thrayen se souvenait avoir tenu tête à deux de ses opposants les plus vaillants. Le calme n’était revenu dans les baraquements qu’à la venue de l’aube.

L’heure était à présent venue d’accomplir ses premiers exploits et la grille remontait lentement, lui dévoilant l’étendue de l’armée daronoanne qui assiégeait la forteresse. A l’idée de ces elfes pourpres qu’il allait bientôt tailler en pièces, Thrayen fut agite de quelques ricanements. Il se sentait empli d’une telle supériorité, en force comme en intelligence, face à ceux qui avaient cru dominer son peuple, fous qu’ils étaient, et dont ses braves fangeux, à ses yeux, les meilleurs combattants de Saïhan, feraient sous peu couler le sang.

Le grincement métallique prit fin et le dominant lui fit un signe. Thrayen ordonna alors à ses fangeux de lancer l’attaque qui s’élancèrent aussitôt. D’aucuns pourraient prétendre que la simple perspective d’un combat prochain avait motivé leur mouvement mais Thrayen préférait y voir l’expression de leur fidélité envers le chef inspirant qu’il était. Déjà les Daronoans approchaient leurs treuil-worgs des murs de la forteresse. Repérant ces hautes tours menaçantes, Thrayen conduisit ses fangeux vers elles et laissa leur fureur agir. Les belles structures de bois ne résistèrent pas longtemps aux coups sourds qu’elles recevaient de la part des fangeux et il n’y en eut bientôt plus une debout.

Libérés de leur tâche, les Loups voulurent pousser la bataille au cœur de l’armée daronoanne. Mais la surprise était passée et tout bagarreurs qu’ils étaient, ils manquaient cruellement de la discipline elfique et de leur science des combats. Les fangeux entièrement à leur déchaînement ne virent pas que se refermait sur eux la terrible puissance des colosses pourpres. Enfin, Thrayen remarqua l’ombre immense qui se dressait dans son dos et l’effroi le saisit. Comment pouvait-Elle l’avoir déjà retrouvé ? Non, tout sauf ça… Il ne tarda pas à connaître le soulagement lorsqu’une hallebarde s’enfonça dans ses chairs. Ce n’était pas Gertrud, c’était la gloire. La gloire de l’oubli.
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