La Taverne de Nantys Cairn Index du Forum La Taverne de Nantys Cairn
Le forum des Terres de Saïhan !
 FAQFAQ    RechercherRechercher    Liste des MembresListe des Membres    Groupes d'utilisateursGroupes d'utilisateurs  Terres de SaïhanTerres de Saïhan
 S'enregistrerS'enregistrer     ConnexionConnexion 

[Intro] L'Arrivée en Outre Ouest
Aller à la page Précédente  1, 2
 
Ce forum est verrouillé; vous ne pouvez pas poster, ni répondre, ni éditer les sujets.   Ce sujet est verrouillé; vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.    La Taverne de Nantys Cairn Index du Forum -> Campagne Saïhan : La Guerre Secrète du Silence

Auteur Message
Anestia la Démente
Dresseur


Inscrit le: 25 Mar 2013
Messages: 10

MessagePosté le : Lun Mar 25, 2013 8:20 pm    Sujet du message : Répondre en citant

Citation :
Le destrier ramena la jeune femme aux portes d'une cité qui ne ressemblait plus aux autres des terres du centre.


J'avais été vers l'Ouest, loin vers l'Ouest, toujours plus profondément vers l'ouest. Qui étais-je et que faisais-je maintenant ?
Je ne sais pas, je venais de tout perdre depuis un ou deux ans et j'allais vers la route qui s'ouvrait à moi. Par de nombreuses fois, mes talents de survivantes m'avaient abandonné au profit du désespoir. Peut-être valait-il la Mort finalement ?

C'est ce à quoi je m'étais résolu, quatre cent mètres auparavant. De toute façon, rien n'aidait ici. Les arbres étaient morts, les créatures semblaient aussi attentionnées que des charognards, la terre empestait comme un homme ivre qui n'eut su retenir ses déjections lors d'un séjour entier de beuverie. Le Soleil, rayons chaud frappant sur l'armure lors de bataille où seul le sang pouvait refroidir ce métal étant devenu ici larmes de sang sur un ciel vide de sensations, vide d'envies. De chaque côtés, une forme de nature médiocre morte, ou peut-être vivante, je ne savais même plus couvrait tout accès ne laissant que de fins corridors et laissant entrevoir ce ciel tous les trois cent cinquante mètres lorsque la chance souriait. Mais la chance hurlait sa souffrance en ces terres. Et j'errais de corridor en corridor. Les couloirs de l'agonie les avais-je surnommé, où chaque pas est une souffrance supplémentaire, une torture ajoutée à la culpabilité d'avoir emprunté de chemin.
J'étais fatiguée et je manquais de vivre grâce à la sublime faune environnante. Les seuls êtres semblant appartenir au règne animal que j'avais croisé étaient des cadavres. A croire que la façon de s'adapter des bêtes du coin était de ne plus vivre au-dessus de la terre. Chaque rebelle qui tentait l'aventure se voyait puni ... Mais le pire était tout de même le fait que parfois ... ils ... vous ne me croirez pas mais ils ... bougeaient. Quelques temps avant d'arriver à la citadelle d'un endroit qui n'existe pas pour la fille du roi que j'étais, j'avais réussi à trouver un petit être volant. Je n'avais que cette occasion là, il avait des écailles, une longue queue bleue, trois ailes et de petits yeux marrons qui vous rabaissaient en un regard. Comme si on rabaissait un Daronoan ... De toute façon, ça devait pouvoir se manger.

Il était en haut d'un arbre, ce qui tombait bien puisqu'il était temps de tenter d'apercevoir si quelque chose était aux environs, histoire de se donner au moins une direction. Montant le végétal, je pu facilement atteindre le repas en question. J'avais laissé ma hallebarde sur mon compagnon de route, optant pour une dague, plus simple pour égorger les sacrifices nécessaires à mon maintien en vie. Mais lorsque le coup fatal vint frapper la bête, il m'attaqua, frappant, griffant mordant mon cou dénué d'armure à ce moment là. Le déséquilibre me fit basculer en arrière et heurtais cette terre boueuse, puante, sale qui prenait plaisir à rire de ma chute. Le choc m'avait démoli les sens, étourdie, n'arrivant pas à me relever, le sol n'était plus à l'horizontal, le Vil ondulait et tanguait dangereusement mais je pu apercevoir l'animal qui m'avait fait faire cette chute. Du mieux que je le pu, je me jetais sur la proie et lui assénait des coups de dagues à de multiples parties du corps mais le furibond se débattait corps et âme, tant et si bien que même démuni d'une de ses ailes ainsi qu'avec un membre tranché, son coup fit résonner encore plus le mal qui lacerait l'intérieur de mon crâne. Je lui plantais une dernière fois la lame de manière à ce qu'elle traverse de part en part la tête du pauvre animal.
Sentant la nausée m'emportait, je me laissais tomber de côté et détaché mon heaume. Je suffoquait, l'air était impure et tout me corps me crachait des mots de feu au visage ... Je mourrais, enfin ? Non !
Comme pour amuser la galerie des autres arbres, une charge me tomba dessus. Une ... une branche ? Commençant à criser intérieurement, je la repoussais frénétiquement et me relevé comme la nature m'en laissait l'occasion. Mais tel un fouet, la douleur lacéra ma joue. Tout ce que je pu voir était la même branche que je venais de repousser. Avec force et précision, elle venait de me sectionner une partie de la joue, le lambeau de chair tombant au sol. Sans que je ne réalise, j'étais de nouveau projetée par terre, une multitude de racines, de branches, d'écorces noueuses noyant mon corps de leur forme. L'une d'elle me maintenait par la gorge, d'autres tenaient mes membres, j'étais en position d'étoile, livrée à la Faucheuse. J'étais fatiguée et je ne savais plus si c'était la panique ou l'hilarité qui me pénétrait. Je me mis à rire à la situation, le rire des fous.
Le situation se stoppa un instant, chaque mouvement se figea et mon sourire disparu pour laisser place à de l'étonnement. Un temps de repos ? Une envie de je prenne conscience ? La "nature" reprit brutalement là où elle s'était arrêtée. Le bas de mon armure grinça, la taule se froissa et je me trouvas dépourvue de protection sous la ceinture. Là, la plaisance de mourir n'était plus. Maintenant, la panique m'avait emporté. Je me débattais comme je le pu mais rien n'y faisais. Je ... je ne pu m'empêcher ... des larmes coulèrent et je hurlais de terreur. La pression sur mes membres se relâcha avant toute autre forme de sensation. Je cachais mon visage meurtri derrière mes mains et prit une position fœtale.

« Pourquoi ?!!! Pourquoi ne pas seulement partir honorablement, disparaître et rejoindre mon Père, ma Famille, rejoindre tout ce que j'ai perdu. Laissez-moi ! LAISSEZ-MOI !!! Je n'en peux plus, je n'en veux plus. Disparaissez ...»

Je sombrais dans une phase de quasi coma durant quelques secondes sans que je ne lui oppose résistance mais un hennissement me sortit de mon trouble. Mon compagnon était resté à mes côtés. Que venait-il de se passer ? L'attaque, ma joue, mon cou ... ils ... n'avaient rien ! Je tournais la tête vers ma proie. C'était un mort ... un foutu cadavre pourrissant déjà bien avant que je n'étais arrivée. Mais qu'est-ce que tout cela signifiait. N'importe quoi, tout se résumait à rien. Rien de tout cela n'était arrivé ? J'avais dû rêver simplement. Mais pourquoi je n'arrivais toujours pas à me réveiller ?! Je remontais sur mon destrier et quittais au plus vite ce lieu malsain. Mais la fatigue m'emporta réellement cette fois-ci.

Citation :
Le destrier ramena la jeune femme aux portes d'une cité qui ne ressemblait plus aux autres des terres du centre.

Je fus réveiller par une main baladeuse qui remonta doucement ma cuisse. Elle toucha son but et voulu plus. Ma dague trancha l'objectif et eut plus. Elle se ficha sous la gorge d'un espèce d'elfe. Le malheureux me regarda terrifié pendant que son membre glissait de ma selle, son moignon saignant à point. Lorsque sa main, dépourvue du reste de son anatomie frappa la terre, il réalisa. Lorsqu'il voudrait un petit plaisir, il devra s'abstenir ou recourir à une jeune catin voulant vider sa bourse. D'or, évidemment, qui voudrait de cet être difforme par simple plaisir ?! Il hurla comme un porc qu'on égorge en voyant sa mimine au sol mais ... sans son bras ... ou même sans son corps en fait.

« Penses à garder tes ... ta main éloignée de moi dorénavant !»


La porte s'ouvrit et une troupe de garde m'encercla alors, entendant le cri de l'amputé.





Voilà trois jours qu'un cachot me faisait office de loge. Un coin sec pour dormir, un coin putride pour la merde, une zone éclairée pour me maintenir en vie. Enfin ... éclairée ... les rayons du Soleil ? Non ! Jamais, l'Astre n'existait plus ici, rien ne pénétrait l'espèce de saloperie qui couvrait tout le ciel. On eut dit que l'un de nos Titans ou, peut-être même un Dieu s'était mouché avec les cieux avant d'y mollarder tout son saoul pour offrir cette jeune teinte jaunâtre. Charmant n'est-ce pas ?!
Si ce n'étais que cela ... Mais pour savourer cette nature morte, j'avais eu la visite de courtoisie d'un homme aussi gracieux que le paysage. Mon visiteur n'était autre que l'homme à la main tranchée qui venait me menacer et cracher son venin sur moi. Il voulait me punir et n'avait pourtant jamais osé pénétré ma cellule. J'ai dans l'idée que ses viles pensées voulaient pénétrer autre chose mais qu'il avait du lire dans mes yeux mon intention de lui arracher n'importe quel bout de son corps qui serait à ma portée ...
Je me sentais condamnée, seule et délaissée dans ce cachot. Les quelques temps que j'avais survécu dans ces "bois" miséreux, dans ces terres défuntes m'avaient transformée, animalisée. J'étais une chienne à qui l'on ôtait les derniers espoirs de vie. Une bête en danger qui, maintenant, mordrait à sang tout ce qui approchera et déchaînerait sa rage jusqu'à son dernier souffle. Une mort d'honneur, une mort de guerrière, une mort digne pour une fille de roi. Qu'est-ce qui pouvait importer plus que cela à ce moment ?! Je mourrais de toute façon alors, autant avoir une belle mort.

J'eus tout de même droit à une revanche avant le tombeau. C'est ce sale homme qui s'était porté garant de mon escorte jusqu'à la Mort. Il avait fait le malin sur les barreaux de la geôle. Il me promit de laisser à mon visage sa teinte de beauté et d'empêcher qu'il soit trop meurtri à condition que je lui offre quelques satisfactions que j'avais refusées jusque là. Pour ne pas sourire trop, je me mordis la lèvre inférieure et avançais amplifiant un déhanché digne de la meilleure des catins. Arrivé aux limites de ma cage, je l’aguichais gentiment. Ma main gauche passa au travers des barres de métal et vint caresser sa nuque. Lorsque je l'attirais à moi, sa tête claqua violemment, se bloquant dans la barrière. Son expression changea. Ma main droite, encore libre fut ravie d'agripper sa langue et de le maintenir ainsi.Je souriais enfin réellement. A main ceinture, la pierre que je mettais amusée à tailler allait me servir. Assurant mon maintient sur sa langue de ma main droite, mon autre membre, désormais libre vint se servir de l'outil. Le premier coup qu'il donna fut dans son entre-jambe, précis et douloureux. Je ne voulu pas abuser de ce petit plaisir, les râles de l'homme que je tenais alertant déjà ses confrères. Je donnais alors le coup le plus attendu. Tirant sur son organe buccale, la pierre vint se fracasser à sa base. Les dents se brisèrent, la gencive se fendit et la langue se sectionna. Le pauvre manant à qui j'avais déjà amputé la main hurla de douleur et je ... je souris, simplement.

«Commodore, Commodore !!! Que vous ... Par Jdanov, c'est cette ... cette Démente qui a fait ça ?! A la garde, à la garde !» fit la voix du premier soldat qui fut sur place. J'avais donc démembrer un officier ? Tant mieux, la suite serait encore plus drôle.

L'heure approchait. La condamnation pour avoir attaqué un garde était la Mort. J'entendais déjà les pas de l'homme qui me conduirait vers les dernières lumières approcher. Enfin, les pas ... le claquement des sabots, lent et rythmé venir à moi. Le dernier qui succomberait de mes mains serait alors un sybillin ou un tarpan, créature métamorphosée de l'Ouest ? Très bien, il sera amusant de l'esquiver et d'ouvrir son bas ventre pour répandre ses tripes sur le sol en attendant le reste de la troupe voulant venger leur camarade tombé.

Le torse fièrement bombé, une imposante chevelure nacrée tombant de son heaume et pourtant le regard rivé au sol, impénétrable, je l'ai vu apparaître. Un Tarpan, en effet. Il ont gagné le titre d'Inquisiteur dans ces terres. J'avouerais que pour avoir observé ces hommes combattre, armés de leur hallebarde sont et seront toujours impressionnants et fascinants. Leur agilité, leur puissance, leur sang-froid tenace ...
Pourtant, aujourd'hui, ce serait l'un de ces soldats que j'admire qui me conduira vers la décapitation. Ironique, n'est-il point ?!

«Je suis Anestia, fille d'Eméon, bande de pleutres ! Retenez le nom d'une Reine déchue. Jamais je ne serais votre catin. Je mourrais la tête haute En tranchant les vôtres»
«Démente, tu as complètement perdu la raison. Tu dérailles gueuse des bas fonds. Tu crèveras comme la chienne que tu es ! Tenasus, viens chercher cette sale catin»

"Tenasus", pensais-je. Je connais ce nom.
Le trousseau quinqua, la serrure grinça et a porte s'ouvrit. J'étais là, petit être face à ce condensé de force, cette force tranquille. Sa main se desserra sur sa hallebarde jusqu'à ce qu'elle frappe le sol d'un son métallique. Il allait m'éliminer lui-même ? Sa main gauche rejoint son casque et l'ôta. Des yeux perçant, bleus, atteint d'une pureté sans fin.

«Maîtresse Anestia, il est bon de vous revoir. Je suis navré que vous ayez subit cela.»
Plus un mot ne sortit d'entre mes lèvres. Mon souffle se coupa et je sentis presque les larmes me monter aux yeux. je me laissé aller et ce sont les bras du tarpan qui me rattrapèrent. Il repoussa tous les hommes qui me voulaient du mal pour la difformité que j'avais causé à leur officier. Cinq autres tarpans le rejoignirent pour m'escorter. Les hommes que j'ai commandé plusieurs mois auparavant. Ils avaient été dépêchés ici et avaient trouvé leur place. Enfin, des hommes en qui je pouvais avoir confiance.

Plusieurs jours passèrent, le temps que je reprenne des forces. Tenasus et le groupe de tarpans avaient gagnéun statut de haut placé dans la citée. Il me fut aisée d'être présentée aux dirigeants et d'avoir une place de choix. Mais dans la basse ville, les habitants comme les soldats n'oublièrent pas ce sobriqué. "La Démente", "Anestia la Démente". La furibonde qui avait massacré un officier et qui avait faillit créer une émeute dans les prisons de la caserne. Quoique je puisse faire maintenant, jamais plus on ne me verrais comme la Reine Déchue que je suis ...

Manant et gueux m'avaient insulté de Démente et je le resterais ...
_________________
Vous vous croyez unique alors que chacun d'entre vous est aussi superficiel que son voisin. Vous ne savez pas parler, vous ne faites qu'utiliser des mots. Ne cherchez plus, lorsqu'il viendra, ce sont vos maux qu'ils trouvera !


Dernière édition par Anestia la Démente le Mar Mai 14, 2013 8:05 pm; édité 4 fois
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Kolaru
Défenseur


Inscrit le: 15 Fév 2008
Messages: 239

MessagePosté le : Ven Avr 05, 2013 11:53 pm    Sujet du message : Répondre en citant

Texte d'introduction de Del Irel

Le flux de vie est tordu, torturé pour être emprisonné. Il se tortille pour s'échapper, il n'est pas fait pour être contenu, sa juste nature est de se déverser en torrent dans les forêts et les jungles. Mais dans toute les direction, la volonté d'Armilla lui fait barrage ; il s’éclabousse contre elle avec fureur, contraint de tourbillonner dans un espace qui se réduit, cherchant désespérément un brèche dans la vigilance de la Sharras, une brèche qui lui permette de jaillir librement hors de son emprise. Ce qu'Armilla fait n'a rien à voir avoir avec le doux apprivoisement qui permet aux Sharras de façonner les gobelyns ; ici, elle ploie le flux à sa volonté et lui impose une forme aberrante et arbitraire. Le Magyön le sent bien, alors il se révolte. Il se déchaîne face à la puissante volonté qui le force lentement à rentrer dans le moule contre-nature qui a été imaginé pour lui. Cependant, toute la violence du flux de vie ne suffit pas, Armilla satisfaite achève son œuvre en scellant le Magyön qui pulse entre ses mains. Alors apparaissent cuivrées les deux syllabes secrètes de la vie sur ma peau. Et je m'éveille à la conscience.

Je saute, je rue, je me démène. Il y a trop de vie en moi. Je ne peux rester immobile une seule seconde, je suis incapable de maîtriser la déferlante de Magyön et de vitalité qui secoue mon être de spasmes démesurés. Je cours alors, pour m'épuiser, mais je sais déjà alors que je n'aurai pas de repos avant longtemps. Je cours de manière désordonnée, sans but, sans fatigue, sans que la tempête en moi ne me s'apaise une seconde et me laisse le temps de structurer ma jeune conscience. Je sens tout de même diffusément la volonté d'Armilla qui incurve lentement ma course vers l'Ouest. Après plusieurs semaines d'errance effrénée j'arrive à former mes premières pensées, je remarque tout d'abord que je ne suis pas seul, ils sont des milliers pareils que moi, qui courent infatigablement vers l'Ouest. Le voyage épuiserait n'importe quelle créature normale, mais nous ne sommes pas ainsi. Nous n'avons été crée que dans le but de courir jusqu'en Outre-Ouest et d'y combattre pour nos Mères Sharras. Cela est inscrit sur notre âme, écrit dans le langage secret, lettres de cuivre sacrées auxquelles nul ne saurait déroger. La force de vie incommensurable qui pulse en nous, nous permet de mener à bien ce voyage impossible vers l'Outre-Ouest. Cela nous prend plusieurs années de course, soutenus toujours par la tourbillon de vie prisonnier de notre corps qui nous autorise à courir jour et nuit, sans avoir besoin de nourriture ou de repos.

Lorsque nous arrivons enfin, nous sommes différents. Le voyage sans fin nous a appris à dompter le Magyön qui bat en nous. Nous savons désormais nous arrêter, parler, faire preuve de sagesse même, parfois. Mais nous restons instables, prêts à exploser à tout moment. Nous sommes dangereux pour nos pairs autant que pour nous mêmes, mais confiants et fiers. Nous avons notre mission qui est la seule raison de notre Vie et une puissance hors du commun à disposition, emprisonnée dans nos entrailles.



Ces souvenirs remontent à plusieurs années maintenant. Le message que les Sharras ont gravé dans le langage secret sur mon âme s'étiole lentement. Toutefois je n'ai pas peur. J'ai comblé ce vide par les alliés que j'ai ici : les prêtres Janoviens qui savent apaiser mes frénésies, les Wardonoans et les Tarpans qui savent charger l'ennemi avec la même fureur que moi, et mes frères Gobelyns qui savent raviver l'intense nécessité de notre combat. En définitive, je n'ai ici que des amis, et qu'un ennemi, le Silence.

Je le sens, certains soir, ramper sombrement au fond de ma conscience et grignoter pernicieusement ma volonté, mais j'ai su résister jusqu'ici. Et je continuerai à résister, jusqu'à exploser finalement sous les coups des hordes corrompues innombrables ; car telle est ma mission.
_________________
Lyre Chäsan Kolaru, Marquise des Déchus
Vénérable Fenris Detoi, Légende oubliée, Borgne-Flanc
Lyre Rogue Ao, assassin, empoisonneur, saboteur
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Montrer les messages depuis :   

Ce forum est verrouillé; vous ne pouvez pas poster, ni répondre, ni éditer les sujets.   Ce sujet est verrouillé; vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.    La Taverne de Nantys Cairn Index du Forum -> Campagne Saïhan : La Guerre Secrète du Silence Voir le sujet précédent .::. Voir le sujet suivant
Toutes les heures sont au format GMT

Aller à la page Précédente  1, 2
Page 2 sur 2

 
Sauter vers :  
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum


Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com
Template by ..:: SGo ::..