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[Hall of Fame] bravo aux vainqueurs !

 
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Oracle
Lord


Inscrit le: 28 Juin 2012
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MessagePosté le : Mar Avr 02, 2013 8:28 am    Sujet du message : [Hall of Fame] bravo aux vainqueurs ! Répondre en citant

Session Hiver 2013

Annonce des résultats de la session de mars 2013 :
(on notera une "certaine" tendance daro malgré beaucoup de participations, lol !)

Catégorie Infanterie légère : Detoi, le bâtisseur
Catégorie Infanterie lourde : Belgarath
Catégorie Créature : Parangon Bell
Catégorie Tireur : Althalus
Catégorie Cavalerie légère : Hugh la main
Catégorie Cavalerie lourde : Kolaru
Catégorie Monstre : Elianostra
Catégorie Monstre volant : Kitiara
Catégorie Siège : Jeuvodent
Catégorie Siège assaut : Jeuvodent
Catégorie Infirmier : Kolaru
Catégorie Harceleur : Parangon Bell
Catégorie Défense : Kolaru

Bravo à tous pour ces magnifiques participations !
Les récompenses seront attribuées dans les jours à venir !



Dernière édition par Oracle le Mar Avr 02, 2013 8:37 am; édité 2 fois
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Oracle
Lord


Inscrit le: 28 Juin 2012
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MessagePosté le : Mar Avr 02, 2013 8:31 am    Sujet du message : Répondre en citant

Joueur : Althalus
Type : Tireurs

Unité : Arconos ET Arconos lourds ET Javeliniers

Citation :
Arconos

L'arconos est une arme de distance daronoan, utilisé par les troupes régulières du même nom. Il s'agit de deux fines plaques de métal montées sur un ressort. Quand le ressort se détend, les lames s'écartent violemment, projetant une flèche à grande distance, pour un effet similaire à celui d'une arbalète


Citation :
Arconos lourds

L'arconos lourd reprend le principe de l'arconos, mais est monté sur un trépied, et tire des flèches lourdes capables d'empaler une créature d'un seul trait. Assimilé à la baliste, l'arconos lourd est un engin plus facilement transportable, mais qui requièrent deux à trois servants pour être utilisé.


Citation :
Javeliniers

Il existe beaucoup de moyens de tuer un monstre : beaucoup d'épées, de haches, ou de javelots. Peu d'entre eux permettent de sacrifier un minimum de troupes...




Titre : La campagne des ombres

La campagne des ombres était longue et humide. N’importe quel autre commandeur l’aurait dit, il est inutile et dangereux de tenter de prendre la vallée des ombres aux loups. Ces territoires malodorants et morbides sont désagréables au possible et le bois de construction y est aussi mou que les pattes d’un tressgibet. Mais Althalus éprouvait une rancune particulière contre les loups et d’autres commandeurs l’avaient suivi sur ces terres dévastées lorsqu’il avait demandé à y être affecté.
Les commandeurs Daronoans qui ont pris position dans ce pays se sont donc installés naturellement dans les montagnes qui bordent le Nord de cette région. C’est parmi ces quelques citadelles que l’on trouve Yranhôn Castel. Cette gigantesque forteresse, bâtie par le grand architecte Marduk, permet d’armer tous les elfes du secteur grâce à ses mines profondes et à sa forge infatigable.

C’est ainsi naturellement là que se dirigea Althalus lorsqu’il eu besoin de nouvelles recrues pour son armée. Il avait eu vent par ses émissaires de troupes louves en mouvements et désirait les intercepter afin de les massacrer hors de l’abri de leurs imposantes murailles.

Il entra dans la ville non en conquérant, non en vainqueur, mais en commandeur. Il était Althalus, muraille des larmes et survivant de nombreuses batailles, mais qu’importe son statut jamais il ne réclamerai à son peuple une reconnaissance qu’il n’eu pas mérité.
Il fit installer ses troupes dans les auberges de la ville et monta au château s’entretenir avec les commandeurs présents. Il put alors s'entretenir avec le dirigeant de cette formidable citadelle ainsi qu'avec le doyen de leur compagnie, l'auguste Detoi, qui revenait d'une patrouille avec ses éclaireurs. Ils firent le point sur la situation de la vallée et évaluèrent les risques potentiels. Mis à part les troupes qu’Althalus comptait intercepter, les loups semblaient tranquilles, rien ne s’opposait donc à ce qu’il recrute une partie de la garnison pour sa mission, ces derniers reviendraient plus tard reprendre leur poste.

Le lendemain, au lever du jour, les soldats de la forteresse furent réunis dans la cour. Althalus s’avança sur le parapet de la forteresse, son armure pourpre encore légèrement tachée du sang de ses ennemis, et s’adressa à eux de sa voix grave et forte, répétant cette fois encore cette litanie qui lui assurait la reconnaissance de ses hommes.


" Soldats, je tiens à vous remercier encore une fois pour la loyauté dont vous avez tous fait preuve en me suivant dans ces terres hostiles. Je vous le redemande ainsi à nouveau, si l’un d’entre vous désire quitter cet enfer, qu’il se signale et je me débrouillerai pour le renvoyer auprès des siens avec les honneurs. Nul ne doit se sentir forcé de se battre à mes côtés. "

Il s’arrêta et promena lentement son regard sur chacun d’entre eux. Il y lut comme toujours détermination et confiance, les regards muets de ces soldats criant plus fort leur volonté de combattre pour lui que n’auraient pu le faire mille vivat. Il reprit, le cœur empli de fierté.

" Soldats, Je viens à nouveau vous chercher pour la guerre, le sang et la mort. Je ne vous promets pas la gloire, je ne vous promets pas que tous survivrons, mais je vous promets que nous aurons la victoire. Pour toutes les villes que ces sauvages ont brulées, pour tous les nôtres qu’ils ont massacrés, pour nos amis que nous ne reverrons jamais, nous les chasserons de ce pays qui fût le leur afin de leur montrer qu’on ne défie pas impunément la couronne d’Or.
Pour la couronne d’or, pour le roi pourpre, MORT AUX LOUPS !!! "


Un bref mais puissant cri d’exultation lui répondit, l’ensemble des soldats de la citée frappant du poing sur leur armure et le maintenant sur leur cœur, signe que les armées pourpres le suivraient encore. Il descendit devant eux, frappant son poing sur son armure et le gardant sur son cœur dans le même mouvement que le leur. Il les regarda à nouveau chacun leur tour, tous ces soldats qui étaient prêt à le suivre, à donner leur vie pour l’accompagner.

" J’ai besoin du contingent de javeliniers de la citadelle, que les cohortes d’arconos s’équipent aussi, et emportez des arconos lourds. Nous allons à la chasse, et notre gibier ne se laissera pas faire. Que les légions d’infanterie lourdes se préparent, aussi bien les hallebardiers que les gardes royaux. Soldats, nous partons en guerre, et nous vaincrons. Je vous laisse jusqu’à la mi-journée pour vous préparer, ensuite nous partirons. "

Il se retourna et rentra dans la forteresse sous un nouveau cri d’acceptation totale des troupes d’Yranhôn Castel.

Lorsque le soleil fût au plus haut, Althalus sorti dans la cour, entièrement équipé. Les troupes qu’il avait demandé le matin étaient prêtes et avaient rejoint ses anciennes troupes. Il se pencha, réajustant ses bottes et sa ceinture, puis prit la tête de la colonne. Il se déplacerait à pied, comme ses troupes, car seuls les équipements étaient transportés dans des chariots. Il lança l’ordre de départ et ils s’éloignèrent de la forteresse sous les encouragements muets de ceux qui restaient. Une à deux semaines plus tard, ils avaient finalement rattrapés la troupe ennemie qu’ils recherchaient. Composées de nombreux monstres et créatures domestiquées par les loups, elle avançait en direction du Nord Ouest de la vallée, sans doute dans le but d’assiéger le deuxième groupe Daronoan installé là bas. Althalus avait déployé ses éclaireurs et avait ainsi pu positionner ses troupes de manière à les prendre en embuscade dans une ravine où les monstres devraient marcher par deux de front.

Il réunit ses troupes une dernière fois, leur expliquant le plan et donnant les dernières directives de combat.


" Rappelez-vous soldats, pas de quartier, pas de survivants et pas de défaillance. Soyez courageux, fiers, braves. Rappelez-vous que vous êtes le bouclier de votre voisin comme il est le votre. Soyez unis, soyez soudés comme des frères, et jamais les loups ne pourront nous passer.
Que les Hallebardiers et les gardes royaux prennent position dans le goulot. Votre rôle sera de les arrêter le temps que les archers ajustent leurs tirs. Je ne vous cache pas que ce n'est pas sans danger, mais sachez que sans vous nous ne pourrons espérer réussir. Les troupes louvent qui arriveront par cette voie seront certainement monstrueuses et impressionnantes, mais quoi qu'il en soit je vous demanderais de tenir la ligne.
Que les archers et les servants des balistes s'installent discrètement tout le long des crêtes, il ne faudrait pas que l'ennemi nous aperçoive mais il ne faudrait pas non plus que nous en laissions passer un seul. En positions soldats, que cette journée soit écarlate du sang de ces loups."


Les soldats descendirent prendre position au centre de la passe dans leurs armures carmines qui étincelaient au soleil. Althalus savait que ces soldats donneraient leur vie pour bloquer l'avancée de la colonne mais il espérait réussir à la détruire d'ici là. Il tourna son regard vers l'horizon ou un nuage de poussière signalait l'arrivée des gigantesques monstres ennemis. Quelques signes à l'attention des ses soldats et les tireurs s'embusquèrent, se glissant sous d'amples couvertures couleurs sables et se camouflant ainsi dans le décor.
Camouflé également sous une des bâches en toile, Althalus observa le passage de la compagnie louve. Il savait que lorsque les premiers ataurus apercevraient sa ligne d'infanterie il devrait donner le signal de l'assaut. S’il se levait trop tôt tous les loups ne seraient pas dans le défilé et s'il attendait trop longtemps, ses soldats se feraient massacrés.

Au moment ou le premier ataurus tournait dans la direction des soldats pourpres, Althalus souleva sa propre bâche que chacun des archers surveillait du coin de l'œil et cria avec une puissance dont seuls sont capable les seigneurs de guerre émérites.


" POUR LE ROI POURPRE !!!!!"

Althalus banda son arc long, toujours le même depuis toute cette année lointaine où il n'était qu'un laurdier parmi les autres, et décocha un trait à très grande vitesse qui se ficha en travers de la gorge du capitaine loup. A ce moment là, tous les archers elfes sortirent de leurs cachettes et en un instant il plut plus de bois dans le défilé qu'il ne tombe de pluie dans la contrée des eaux. Les javeliniers transpercèrent les ataurus et les Xernaléens qui les suivaient jusqu'à ce qu'ils ressemblent à de grands hérissons en bois. Ces grands monstres, engoncés entre les parois rocheuses, ne purent éviter l'assaut et succombèrent rapidement.
Les démons qui accompagnaient le détachement, Dacryns et Veilus suivant les chariots, furent également pris sous la pluie du nombre d'arconos qui composait le détachement pourpre. Chaque démon recevait les traits de cinq archers, rien ni personne ne pouvait résister à un tel acharnement et à des tirs aussi compacts. Le détachement de démons fut rapidement éradiqué et bien que certains Dacryns tentèrent de résister, le nombre de blessures qu'ils reçurent en vint finalement à bout.
Le groupe de rôdeurs qui se trouvaient installés sur les chariots, probablement pour des déplacements plus discrets, avait fortement réduit sous l'assaut des arconos mais les survivants commençaient à s'envoler. Les archers reculèrent et équipèrent les gros arconos lourds par groupes de 3, prenant en visée les créatures volantes et abattant toutes celles qui faisaient mine de les attaquer. Les derniers rôdeurs, libérés de leurs esclavagistes, s'envolèrent et se dispersèrent vers les marais. N'étant plus une menace, les elfes les laissèrent partir, préférant économiser leurs efforts et leurs munitions.

Les dirigeants d'escadrons réorganisèrent leurs troupes, envoyant leurs soldats récupérer leurs munitions dans le défilé et organisant le soin des blessés ayant été attaqués par les rôdeurs. Une fois tout cela en place, le capitaine de la compagnie s'approcha d'Althalus qui semblait perdu dans la contemplation des ennemis abattus. Il vit le chevalier lyre crisper le point et regarder au loin, en direction de l'Est. Il s'approcha calmement.


" Un soucis mon général ?"

Althalus fronça les sourcils, son poing toujours serré.

" Il devait y avoir des gorgueuzons.... J'ai un mauvais pressentiment.

Il se tourna vers leur camp et s'y dirigea d'un pas pressé.

" Prévenez les soldats capitaines, dans deux cycles nous serons repartis pour Yranhôn Castel.
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Oracle
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MessagePosté le : Mar Avr 02, 2013 8:33 am    Sujet du message : Répondre en citant

Nom de joueur : Detoi, le bâtisseur
Type : infanterie légère

Unité choisie : épéiste
Titre : Il n'y a que nous

Citation :
Les épéistes constituent les troupes de base les plus communes des dasronoans. Equipés d'une ou plusieurs épées, à une main ou à deux mains, parfois même équipés de boucliers, ils portent l'armure pourpre massive et ouvragée propre aux Daronoans, qui leur ont donné le surnom de 'Fléau Rouge' lorsqu'ils arrivent à plusieurs milliers sur le champ de bataille...


« Vous connaissez sûrement Yranhôn Castel, glorieuse cité fondée et gérée par le Suprême Architecte Marduk et réputée pour ses innombrables ateliers et forges, qui équipent quasiment tous nos guerriers combattant dans la vaste région qu'est le nord de la Vallée des Ombres. Les bataillons qui y stationnent habituellement sont innombrables, largement suffisant à écraser toute velléité de siège loup. Cependant, il y a deux mois, le charismatique Seigneur Althalus traversait les cités de la Terre de Feu, ralliant tous et toutes à son armée dantesque, géante, gigantesque ! Par le simple regard, il sait balayer l’hésitation de cent chevaliers ; par un seul mot, il sait raviver le courage de cent bataillons ; par sa seule volonté, il sait rassembler derrière lui la force de cent armées ! A chaque pas qu'il fait, c'est le bruit de mille bottes qui retentit ; à chaque ennemi qu'il croise, c'est cent mille lames qui sont brandies ; à chaque ordre qu'il donne, c'est un million d'âme qui se jettent sur l'ennemi ! Il y a bien peu de commandeurs de sa trempe qui passent dans les environ d'Yranhôn Castel, comprenez alors que la plupart des défenseurs de la cité ont emboîté le pas du Seigneur de Guerre sans hésitation, lorsqu'il entreprit de recruter les braves pour aller combattre les loups. Seuls quelques milliers de défenseurs sont restés assurer la défense d'Yranhôn, et on dit qu'ils eurent bien du mal à résister à l'appel vibrant du Seigneur de Guerre.

Quelques milliers... Ce nombre de soldats suffirait largement à protéger la ville contre tout assaut conventionnel. Le départ des guerriers n'avaient donc rien d'irréfléchi, ni rien d'imprudent. Toutefois, les Loups, poussés par je ne sais quelle intuition funeste, ne l'entendaient pas ainsi. C'est pourquoi, quelques semaines plus tard, un guetteur haletant interrompit une réunion de l'état-major du commandeur Detoi, dont l'armée renforçait un avant poste planté douloureusement entre les lignes louves. Le guetteur apportait d'inquiétantes nouvelles :

— Les loups vont attaquer Yranhôn Castel, nous annonça-t-il sans ambages. Ils ont déployés environ trois mille gorgerins...
— Rien du tout, commenta avec hauteur un sergent.
— Trois mille gorgerins ne sont rien, certes, mais ils ont avec eux quinze gorguezons.

L'annonce nous abasourdit, tous sous cette tente savions ce que cela signifiait. Un seul gorguezon suffit à éventer une cité de part en part, si quinze gorguezons chargeaient Yranhôn Castel, ils piétineraient complètement la ville bien avant que les défenseurs ne parviennent à les abattre. Les loups ne prendraient pas la ville ainsi, ils la raseraient. Or la perte des Forges Carmines d'Yranhôn serait un coup fatal à nos opérations dans la région.

— Nous ne pouvons permettre aux loups d'atteindre Yranhôn, déclara Detoi en conclusion aux pensées de chacun de ses sergents. Où se trouvent-ils ?
— Au deux tiers du Passage des Huants, à deux semaines d'Yranhôn.
— Il est donc impossible que l'information arrive à Althalus et qu'il ait le temps de faire demi-tour et rallier la ville avant les loups.
— Impossible, commandeur.

Le silence s'abattit aussi lourdement que la patte massive d'un gorguezon qui entame sa charge. Quand cet animal se met en branle, tous savent où il se dirige et que rien ne l’arrêtera, pareillement nous savions où la logique de l'honneur de notre commandeur était en train de le mener.

— Alors, il n'y a que nous, annonça-t-il gravement. Je sais que notre armée n'est composé que de fantassins, épéistes et hachiers, je sais que nous ne sommes pas équipés pour affronter ce genre de créature, mais il n'y a que nous pour nous mettre sur leur chemin. Alors nous le ferons. Nous les intercepterons à la hauteur du Roc Droit.

Il abattit son doigt sur la carte déroulée devant lui, et son ost se mit en marche.

Douze jours plus tard, nous arrivâmes au Roc Droit, une falaise à-pic qui longeait le cours de la vallée à sa droite sur quelques lieues. Il nous apparut lorsque nous franchîmes la crête d'une colline, et aussitôt que le Roc nous aperçûmes plus impressionnants encore les gorguezons immenses qui piétinaient les forêts et défonçaient d'un pas lourd le lit de la rivière. Ils nous tournaient le dos, plus proches que nous déjà d'Yranhôn Castel. Il nous fallait les rattraper. Detoi était devant qui ne ralentit pas sa marche en voyant les monstres. Il brandit sa hallebarde au dessus de sa tête, forçant l'allure à mesure qu'il parlait, et harangua l'armée derrière lui, qui se relayait le message de rang en rang :

— Il n'est nulle déferlante qu'une digue ne puisse briser, nulle tempête qui ne s'écrase contre le roc, nulle brasier qui ne s'essouffle avant de savoir entamer la céramique ! Nous serons la digue, le roc et la céramique, nous serons dressés, forts et durs, et pareillement, nulle créature de Saïhan ne saura nous faire fléchir !

Une acclamation accueillit son discours. Il continua, courant presque maintenant :

— Mais sachez qu'au moins deux tiers d'entre nous ne deviendront jamais des vétérans. Ils tomberont à la bataille. Ils tomberont sous les yeux de leurs amis et de leurs compagnons, écrasés ou broyés, mais auront combattu tout de même. N'oubliez pas cependant, que ce c'est par ceux qui restent debout que les batailles sont gagnées! Lorsque vous verrez votre frère ou votre sœur tomber, il vous faudra trouver en vous la force de deux soldats pour vaincre tout de même. Nous n'avons pas le choix, car il n'y a que nous pour combattre aujourd'hui, et il n'y a que nous pour vaincre !

L'acclamation reprit de plus belle pour saluer la harangue finale de Detoi. Nous courions tout à fait désormais, le cœur léger tourné vers notre destin, vers la bataille inévitable. Les loups ne pouvaient ignorer notre avancée, car c'étaient trente mille guerriers qui les chargeaient, mais que pouvaient-il y faire ? Déjà nous découpions leurs lignes, quinzes percées lacérant la masse des gorgerins impuissant. Chacune visait un des gorguezons et chacune avait un sergent à sa tête, menant plus de deux milles soldats derrière lui. Aussitôt qu'une troupe arrivait à portée de sa cible, les guerriers s’agrippaient, grimpaient et frappaient les bêtes immenses, qui se démenaient pour chasser les moustiques rouges qui les assaillaient de toute part, écrasant vingts loups d'un côté, broyant trente daronoans de l'autre ou balayant cent soldat d'un ample coup de défense. Je vis le monstre que ciblait Detoi et son groupe charger aveuglément le Roc Droit, rendu fou par la douleur, et creuser ainsi une tranchée sanglante de son sang et celui des guerriers pourpres qui étaient déjà sur son dos. Un rocher si grand qu'on aurait pu y tailler un palais d'une pièce se détacha de la paroi et percuta le gorguezon. Le sol ondula violemment lorsqu'il s'écroula et la secousse me ramena brutalement à la réalité : j'étais moi aussi sergent et devais mener mes hommes à notre objectif, le gorguezon le plus avancé de tous.

Le rattraper n'alla pas sans mal. D'une part, il fallait éviter la mort écrasante qui nous menaçaient à chaque pas d'un gorguezon furieux, de l'autre les cornacs loups battaient leur monture pour qu'elles accélèrent et aient une chance de nous échapper. Heureusement, les gorguezons placides mettaient bien du temps avant de s'élancer, celui dont j'avais la responsabilité de la mort n'avait d'ailleurs atteint qu'une sorte de grotesque trot lorsque ma troupe en commença l'assaut. J'allais jusqu'à la patte avant gauche, là je sautais et y planta mon épée, d'une poussée j'arrachais ma lame du cuir épais de la bête et me propulsais jusqu'au genou m'agrippant comme je pouvais aux replis mouvants de la peau. Alors que je me faisais ballotter comme une brindille dans la crinière d'un cheval au galop, mais tenais bon, le hasard de mes culbutes pathétiques sur la jambe de l'animal me fit entrevoir cinq de mes guerriers expulsés violemment de la patte arrière. Je ne m'en inquiétais pas, il n'y avait pas qu'eux, il y en avait mille derrière pour prendre la relève.

Toujours battu par les mouvements du gorguezon, qui prenait toujours de la vitesse, encore éperonné par notre attaque, je me hissai jusque sur son dos. Chaque mètre escaladé de cette montagne de chair était un effort et un enfer. Je devais m'accrocher comme une tique, piquer le géant de mon épée dérisoire, m'y tracter laborieusement, empoigner je ne sais quelle minuscule aspérité du cuir pour réussir à avancer toujours. Malmené par les soubresauts du gorguezon, j'arrivai tout de même sur son dos, au niveau de sa nuque. D'un coup d'épée je tranchais en deux le cornac qui guidait je ne sais comment le monstre, et laissai son cadavre s'affaisser et glisser sanguinolent le long de son cou. J'avais une meilleure assise, maintenant que j'étais sur la nuque plate du gorguezon et j'en profitais pour voir combien des miens allaient m'aider à abattre notre gigantesque adversaire. Le désespoir failli m'abattre.

Il n'y avait que moi.

Les autres étaient loin derrière. Sans que je ne le remarque alors que je bataillais durement pour l'escalader, le gorguezon n'avait cessé d'accélérer. J'avais perdu la notion du temps, trop pris par mon épreuve démesurée, sans doute de longue minutes s'étaient-elles écoulée depuis le début de mon ascension de puceron. Je vis les autres monstres à terre ou en passe d'être maîtrisés, au loin, je vis les dizaines de haches et d'épées qui aiguillaient la bête sur laquelle j'étais, plantées dans ses pattes, je vis mes soldats courir encore après elle, quoique sans espoir de jamais la rattraper ; et je repris courage. La résolution s'éclaira en moi plus que je ne la pris, comme si elle avait attendu toute ma vie pour se révéler à moi en cet instant précis : puisque chargeant aveuglément droit devant lui, le gorguezon irait fatalement piétiner Yranhôn Castel et puisqu'il n'y avait que moi, alors mon devoir était clair.

Je me mis à l'ouvrage froidement, abattant de toutes mes forces mon épée sur le crâne dur de l'animal, frappes insignifiantes sur un heaume géant. Je ne pensais plus, je massacrais la chair de la bête qui se secouait en tout sens pour éjecter le nuisible qui la faisait souffrir, mais je reprenais toujours mon équilibre et continuais. Je lui ai coupé les oreilles, crevé les yeux et j'ai transformé le dessus de sa tête en une mare boueuse de sang et de chaire ; j'ai brisé mon épée d'avoir trop frappé, puis brisé encore la moitié de lame qui lui restait, et encore émoussé le moignon qui persistait jusqu'à la garde ; j'ai frappé infatigable avec le tranchant de mon écu, puis avec chacun de ses morceaux ; j'ai détaché les pièce de mon armure pour frapper encore, lorsque mon bouclier m'échappa ; j'ai fait, finalement, un terrible carnage, infatigable comme un ver qui infeste une plaie purulente.

Puis soudain, alors que j'avais finis par croire que je m'enfoncerai éternellement dans cette abysse sanguinolente à laquelle se réduisait désormais mon univers, la bête trébucha, mis un genou à terre et s'effondra lentement. Je pu m'extraire difficilement de mon enfer, rampant laborieusement, misérable et couvert de sang poisseux, diversement coagulé. Alors j'entendis des vivats.

Elles étaient là, quelques dizaines de mètres devant moi, les murailles d'Yranhôn Castel, et ses défenseurs m'acclamait. J'avais lutté deux jours durant. J'avais lutté, parce qu'il n'y avait que moi. »
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MessagePosté le : Mar Avr 02, 2013 8:34 am    Sujet du message : Répondre en citant

Nom du joueur : Kitiara
Catégorie : Monstre Volant

Unité choisie : Burbocks

Citation :
Les burbocks sont des créatures volantes assez grotesques et disgracieuses. Carnivores, elles sont néanmoins plutôt peureuses, et n'apprécient guère les batailles, l'opposition hostile ou la forte concentration autour de leur proie.
Par voie de conséquence, elles s'attaquent volontiers à ces drôles de solitaires, marchant souvent seuls, ou en petits groupes très éparpillés et discrets, de nuit et à l'arrière des convois Daronoans, au grand plaisir des elfes pourpres.



Titre : la nuit sombre écarlate


La nuit était sombre et la lune blafarde éclairait à grande peine les canyons du Nord Ouest d'Ishter. La journée avait été emplie de batailles et des nuages de poussières flottaient encore plusieurs mètres au dessus des sables qui garnissaient le sol de l'entrée de ses montagnes. Les armées pourpres s'étaient repliées dans les canyons, plus à l'aise entre les grandes murailles naturelles de ces montagnes qu'à découvert dans les plaines de ce grand plateau.

Néanmoins, pour des yeux exercés, les traces laissées dans les sables ne laissaient pas planer l'ombre d'un doute. Le grand traqueur loup savait qu'une armée pourpre était passée en ces lieux et ce dans la journée. Il devait récupérer les vivres de cette armée afin de réduire la résistance des armées elfiques dans leur prise de position dans cette région. Il lança quelques ordres silencieux à ses capitaines et ses troupes se dispersèrent dans le canyon, le laissant avec un petit groupe de cerisiers noirs afin de garder leurs arrières et de ne pas se laisser enfermer dans le dédale rocheux par une armée qui les aurait suivi. Lupins, trappe-cœurs et chacals s'engouffrèrent dans les couloirs montagneux de ce canyon, impatients de trouver le campement des elfes pourpres mais néanmoins assez disciplinés pour circuler dans l'ordre et le silence.

Ces loups discrets naviguaient donc par petits groupes, se faufilant entre les failles et les larges saillies laissées entre les parois par le déplacement de créatures visiblement massives. Certaines ouvertures semblaient artificielles, à priori creusées par des faucheurs. Sans doute les armées d'un bestillige. Le premier groupe à atteindre ces passages siffla discrètement pour prévenir les autres contingents et signaler leur position.

Une ombre les observait, juchée sur les bords du canyon, sa peau sombre et légèrement tannée contrastait avec le regard perçant et reptilien qu'elle jetait avec gourmandise dans la direction des humains se faufilant sous ses yeux. Son sourire carnassier étincela brièvement sous les rayons diffus de la lune, découvrant des rangées de dents aussi nombreuses que les écailles d'un dragon et aussi acérées que les flèches d'un laurdier. Ses griffes se crispaient sur le rebord rocheux et elle se préparait à déployer ses courtes ailes pour un vol plané meurtrier lorsqu'une main se posa doucement mais fermement sur son cou. Impatient mais bien dressé, le burbock cessa le frémissement de ses ailes, attendant que sa maîtresse ne lui donne le champ libre.

La daronoane observa un instant le spectacle de ces misérables loups qui allaient payer de leur vie cette incursion dans ses terres. Elle appuya légèrement sur la tête de sa créature afin qu'il attende encore un moment puis joignit ses mains devant ses lèvres. Un long sifflement s'éleva dans les auteurs du canyon, tel le souffle du vent caressant les terres et purgeant l'atmosphère des poussières qui l'encombrait. Les loups sentir commun grand courant d'air circuler dans les galeries en provenance de l'entrée du canyon. Le sifflement s'amplifia progressivement, emplissant l'air et forçant les loups les moins expérimentés à se protéger les oreilles. Les couloirs du canyon s’emplissaient de peur, les loups sentaient qu'ils n'étaient plus les prédateurs et qu'ils étaient en train de tomber dans un piège. Certains hésitaient à rebrousser chemin et à abandonner leur mission mais les plus aguerris les retenaient.

Soudain, alors qu'il était à son apogée, le sifflement s'arrêta et pendant quelques instants on n'entendit plus que les cliquetis des armes louves. Le burbock s'agitait, frémissant de voir des proies si appétissantes et si proches. Sa maitresse sourit et caressa une dernière fois sa tête rugueuse de sa main légèrement écailleuse. A l’ instant où elle retira sa main, libérant la créature de son attente, un rugissement draconique résonna dans les hauteurs de la montagne, annonçant le début de la curée.

Le burbock déploya ses ailes de cuir et plongea dans le canyon en direction d'un loup isolé qu'il happa au vol et emporta dans les airs. Son élan ne fut que faiblement ralenti par l'impact avec le loup et ce dernier n'eu que peu de temps pour crier avant que les crocs du burbocks ne mettent fin à son existence. Partout dans le canyon, la même scène se répétait. Les burbocks se déplacent en groupe et le commandeur de cette armée en avait formé un très important.

Fuyant en tous sens pour échapper à cette mort sombre et violente, les harceleurs loups couraient en direction de la sortie ou ils auraient plus de chances d'éviter les vifs piqués de ces noires créatures volantes.
La peau aussi noire que la nuit, assombrie par de nombreuses batailles, ce groupe de burbocks était un habitué de ce genre d'escarmouche et ces gargantuesques repas étaient ce qui guidait leur indéfectible loyauté envers celle qui menait leur proie jusqu'à eux.

Mais quand les premiers loups arrivèrent à l'entrée du canyon, ce fût pour s'apercevoir qu'un gigantesque éboulis avait bloqué la sortie, les enfermant avec ces créatures affamées contre lesquelles ils n'avaient pas la moindre chance. Les cris d'agonie des loups s'intensifièrent et bien que certains tentèrent de résister, aucun n'était équipé pour lutter contre un groupe de burbocks.

Le traqueur loup écoutait tout cela, fixant avec haine la silhouette qui avait avancée jusqu'au rebord du canyon et le toisait à présent avec un regard reptilien où transparaissait le plaisir de la victoire totale.
Le vent avait continué à soufflé et la lune éclairait désormais la masse sombre se trouvant derrière la pourpre. Il n'eu pas besoin de se baser sur les reflets rouges qu'elle diffusait maintenant pour s'apercevoir qu'il faisait face à un de ces géants des cieux qui le fixait de ses grands yeux jaunes et se tenait couché derrière la dame aux dragons.

Kitiara sourit et écarta les bras, élevant la voix pour couvrir les derniers cris d'agonie des loups et les bruits de mastication en provenance du labyrinthe montagneux.


"Cette montagne est mienne loup, retournez vous battre dans les plaines chercher de plus faibles proies. Le jour n'est pas venu où vous pourrez vaincre mes armées et m'expulser de mon foyer. Cette nuit, ce sont vos troupes que j'ai écrasées. La prochaine fois, je ne vous épargnerais pas et vous chasserai manu-militari de mon territoire"

Le grand dragon souleva son cou et son rugissement se répercuta le long des parois du canyon d'où s'élevèrent alors de plus faibles mais beaucoup plus nombreux cris. Les burbocks allaient festoyer cette nuit.
Kitiara continua de regarder le loup, le défiant de rester afin qu'elle puisse avec plaisir l'affronter et le tuer. Le traqueur soutint un instant le regard ardent de l'elfe puis se détourna et s'éclipsa dans la nuit. Avec un sourire, la dame aux dragons enfourcha son fidèle compagnon et ils repartirent en direction du camp, abandonnant pour la nuit le champ de bataille et les vaincus aux burbocks.
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MessagePosté le : Mar Avr 02, 2013 8:36 am    Sujet du message : Répondre en citant

Joueur : Hugh la main
Type : Cavalerie légère
Unité : Coursiers Raîckorn et Chassevents
Titre : Les champs écarlates


Citation :
Coursiers Raîckorn

Beaucoup d'hommes et de femmes des Raîcklings sont venus rejoindre la bannière du Roi Pourpre dans sa lutte contre les Gobelyns. Leurs coursiers sont d'une célérité rare, et leurs bretteurs d'un talent certain. Eclaireurs nés, on les retrouve souvent sur leur terrain de prédilection, parcourant les plaines par lieues entières sur le dos de leurs fières montures.


ET

Citation :
Chassevents

Les chassevents sont des créatures dociles aux pattes en forme d'échasses. Leur incroyable vitesse sur de courtes distances en ont rapidement fait des créatures de choix pour les dresseurs daronoans...



Ceci est un des parchemin écrit pendant la guerre de Jaranoan, un soldat rescapé a transcrit son expérience sur papier afin de raconter le désespoir de la guerre, mais aussi son atroce beauté.


Je me nomme Râglonk et si je suis ici parmi vous, je pense que ce n'est que pour pouvoir vous relater ce que j'ai vécu ce jour là. Ce jour où ma dernière heure est arrivée...et repartie au galop, me laissant étalé dans la poussière du champ de bataille.

Cela faisait maintenant trois dizaines de cycles que nous étions assiégés par ces loups. Nos routes de ravitaillements avaient été coupées depuis bien longtemps et les tirs répétés des armes de sièges louves usaient progressivement nos stocks de pierre. Sous peu nous n'allions plus pouvoir réparer les brèches et les armées louves n'attendaient que ce signe de faiblesse pour nous sauter à la gorge.

Cette nuit là j'avais été de garde sur les remparts branlants du chemin de ronde. Il n'y avait eu que quelques tirs de projectiles en provenance du camp ennemi, probablement pour éprouver notre résistance continuer à affaiblir nos remparts et troubler le repos nos soldats déjà épuisés. Cette nuit encore j'avais foulé de mes pieds la pierre rigide et froide du château, moi qui avait l'habitude des foulées rapides de ma monture tandis que nous foncions à toute vitesse dans les rangs ennemis. Moi qui avait vécu toute ma vie militaire aux côtés de mon compagnon, mon fidèle chassevent, j'étais désormais assigné à la surveillance d'un ennemi perdu dans le noir, avec pour seule compagnie la froide présence des murs de pierre reflétant la nuit froide et désolée que nous passions.

Oui j'ai chevauché un chassevent, j'étais de ces soldats qui parcourent les champs de bataille à toute vitesses grâce aux grandes enjambées de leur monture, fauchant les lignes de tireurs ennemis avant qu'ils n'aient pu ajuster leurs tirs.
J'avais longtemps arpenté les plaines de Jaranoan, suivant mon commandeur et répandant la mort parmi les lycans et autres tireurs loups. Mon compagnon et moi étions devenus complémentaires, nous nous comprenions parfaitement et cela nous avait bien servi durant les combats que nous avions menés.
Mais malheureusement nous avons été bloqués sur ce siège. Les loups nous ont acculés à la défense et nous ont ôté la moindre chance de nous ravitailler. Privés de nourriture, rationnés, et avec pour seule eau celle tombant du ciel, les bêtes ont été les premières à succomber. Mon cher Plumâr mourut ainsi dans son boxe, loin des champs de bataille, terrassé par un ennemi invincible, la maladie. Et c'est ainsi que je me suis retrouvé simple soldat à surveiller les murailles trouées de la citadelle.

L'aube de ce jour amena avec elle son lot de désespoir. Bientôt les portes s'effondreraient nous enfermant définitivement dans les ruines de la cité que nous avions si chèrement défendue.
Tandis que les murs vibraient au moindre souffle de vent, l'intendant de la citée nous annonça que la fin était proche : les murs ne passeraient pas la journée si le pilonnage loup continuait. Sans remparts, défenseurs ou non, la cité tomberait avant le coucher du soleil. A ce moment, le plus haut gradé de notre troupe, un capitaine d'escadron, grimpa sur les restes d'une maison et s'adressa à nous, nous enjoignant au dernier sacrifice dans l'espoir ténu de libérer notre citée ou tout du moins de mourir en essayant plutôt qu'agonisant de faim et de maladie.

"Pour la couronne d'or, pour le peuple Daronoan, et pour nous !"

C'est ainsi que nous partîmes tous au combat, à pieds, armées de nos épées, piques, haches ; chargeant les lignes louves avec comme impossible espoir, celui que la force de nos bras suffiraient à les faire reculer mais avec la certitude, au fond de nos cœurs, que chaque elfe qui tomberait emporterait trois loups dans la mort

Nous avions parcouru la moitié de la distance nous séparant des armes de sièges lorsque nous aperçûmes les sentinelles louves s'agiter, probablement pour donner l'alerte tout en rassemblant rapidement leurs armes.
Nous nous rendîmes compte de notre erreur lorsqu'un hurlement puissant retentit. En réalité les loups nous attendaient. Ils nous connaissaient et savaient que nous tenterions une dernière sortie, préférant une mort rapide et glorieuse plutôt que la lente agonie à laquelle nous étions condamnés. Cherchant la source de ce hurlement glaçant, nous les aperçûmes, les hurlouves. Ces loups gigantesques, armurées et portant un cavalier lourdement caparaçonné se rassemblaient pour charger dans notre direction.
Lorsque nous les vîmes, nous surent que nous étions perdus. Trop peu d'entre nous avaient reçu d'entraînement à la hallebarde et moins encore avaient réussi à s'en procurer une.
Nous nous stoppâmes au milieu de la plaine et nous mirent en garde, attendant leur charge, cette dernière bataille, celle qui nous délivrerait finalement de ce siège interminable, fut-ce par la mort.

Les hurlouves étaient sur nous et nous bataillions pour emporter le plus de loups avec nous dans cette bataille qui mettrait finalement fin à notre résistance lorsqu'un long coup de corne retentit en provenance du Nord. Quand le second coup de corne retentit je pris le temps de me détourner de la charge louve pour observer d'où venait ce son clair et pûr qui, je m'en rends compte à présent, ne pouvait venir que d'une corne d'argmétal.
C'est alors que je les vis, une charge de cavaliers pourpres arrivant à toute vitesse dans notre direction. Ils arriveraient peut être à temps pour nous sauver.
Nous redoublâmes d'efforts, redoutant de tomber avant leur arrivée, et continuâmes notre assaut, forçant nos ennemis à se concentrer sur nous pour masquer la charge de nos compagnons.

Je failli faire parti des braves qui moururent pendant ce court laps de temps. Un cavalier ennemi me désarma, faisant voler mon épée au loin et entaillant profondément mon bras. Son loup allait se jeter sur moi pour me dévorer quand le premier coursier pourpre se glissa sous son nez et décapita promptement le loup.

Une monture rapide, un cavalier agile et une épée suffisamment affûtée pour pouvoir pénétrer entre deux plaques d'armure. Je connaissait de réputation les fabuleux coursiers raîckorn, mais c'était tout de même quelque chose de formidable que d'observer les arabesques de leurs combats alors qu'ils tournoyaient autours de la cavalerie lourde ennemie tel un nuage d'abeilles voletant insaisissables autour d'un ours avant de plonger en avant, glissant leurs armes effilées comme des dards entre les morceaux des cuirasses louves.

Les hurlouves tombaient ça et là, tentant maladroitement d'attraper les vifs montures de ces soldats de l'Ouest tandis que chaque coup des coursiers faisait mouche et augmentait le nombre de cadavres loups sur la plaine.
Tournant la tête en tout sens, j'observais le champs de bataille, désormais emplis de l'écarlate du sang et du pourpre des armées victorieuses. J'avais du mal à réaliser que nous avions survécus, et c'est à ce moment là que mon bras me rappela que cela n'était pas encore sûr. Epuisé par la perte de sang, je m'effondrait alors, sans connaissance.


Le lendemain, en me réveillant dans le dortoir des gardes, j'appris que nous avions effectivement gagné la bataille mais de justesse. Passant à côté d'une fenêtre, j'aperçus au dessus de la porte de la forteresse, une grande hampe arborant haut la bannière au cheval pourpre sur fond jaune. Le coureur des sables, capitaine de la baronnie Capâschen, avait mené ses troupes jusqu'à nous et ses coursiers Raîckorn venaient de remporter une victoire décisive pour la survie de notre château.
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MessagePosté le : Mar Avr 02, 2013 8:37 am    Sujet du message : Répondre en citant

Nom de joueur: Jeuvodent
Type: Siège
Unité choisie : Onagres
Titre: La chute de Nantys Cairn

Citation :
Certains Ballistaires à l'encre trop fine sur les Chemins Secrets s'amusent parfois des sagesses réelles que des millénaires d'oubli leur ont apporté.

Les boulets des Onagres Fercs n'ont en fait que peu de chose à voir avec des rochers frappant des cibles selon des lois physiques naturelles...


Un hurlement déchira la nuit alors qu'un éclair explosa au travers d'une des innombrable tour de la grande Cité Daronoan. Le réveil du chevalier fut brutal. Sautant marche après marche terminant de s'habiller et de s'équiper en descendant. Dehors, les tirs semblaient s'enchainer à un rythme puissant. Chaque hurlement arrachait la roche, le mortier et l'acier. Les tours tombaient à chaque tir. Sans cesser un instant alors que le guerrier atteint finalement le pied de son batiments prêt et équiper. Son commandant était mort dans les tirs. Il ne lui restait que peu de temps.

"Soldat ! Vite en position !!!"

Dans un nouvel éclat de déchirement, un pont levis s'écrasa sous le poid d'un rocher. Il ne ressemblait à aucun autre existant. Le tir suivant arracha la herse et brisa un contingeant de cavalerie qui se préparait à partir au combat.

"Aux Portes !! Foncez aux portes !!!"

Le chevalier rejoignis son groupe.

"Ou est le commandant ?!"

"Il n'est pas sortie de la caserne !"

"Merde ! Il faut qu'on se débrouille ! Il faut rejoindre les portes et les passer ! Ces chiens tentent de nous enfermés !"


Les guerriers couraient dans tout les sens, cherchant les accès les plus rapide alors que soudain, un nouveau tir brisa d'un tir une cinquantaine de brule eau, arrachant d'un coup la vie de cinq manipulaeur qui préparait les défenses de siège. Un Dragon décolla des murs et se jeta dans un souffle furieux sur les armes de siège, mais sans même s'intéresser à lui, les lignes des engins ne cessèrent le feu, l'engin attaqué arrivant même à projeter le dragon avant son rocher dans un style qui s'écrasa dans les douves de la ville.

Soudain, les guerriers arrivèrent aux murs, mais la dernière porte se brisa sous leur yeux.

"On est piégé"

Priant alors tout leurs dieus du Magyion et tout les autres, les lamentations commencèrent, comment allait ils défendre la cité si il ne pouvait même pas sortir. La colère puis la peur. Celle de mourir pour rien... n'avoir pu défendre la ville avant...

Soudain un mur se brisa et en quelques instant, le chevalier fut sortie, devant lui, se dressait les Onagres, par dizaines et par centaines, armés et prêts. La prochaine salve détruirait toutes les dernières défense de la cité...

Etais ce donc là le pouvoir de destruction des fercs ?... était il sans limite ?... avaient ils une chance ?...

Les cris s'élevèrent alors. Un dernier tir venait de partir et dans un dernier éclair de mort et de pierre. Nantys Cairn venait de tomber...
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MessagePosté le : Mar Avr 02, 2013 8:38 am    Sujet du message : Répondre en citant

Nom de joueur: Parangon Bell
Type: Créature
Unité choisie : Colosse Pourpre
Titre: La Colosse

Citation :
Les colosses pourpres sont des daronoans atteignant les deux mètres cinquante, modifiés par une magie arcannique tenue secrète. Véritable char d'assaut, ils emploient avec une lenteur et une efficacité méthodique de lourdes hallebardes, fauchant les rangs ennemis, leur masque blanc et leur armure arachnéenne ne réfletant qu'une mort silencieuse et inexpressive.


L'armure arachnéenne, l'une des plus grandes gloires des forges incarnates. Les nombreuses pièces formaient des épaisseurs si surprenantes qu'on l'eût dit trop lourde pour être portée. Trop grande aussi, si bien qu'aucun guerrier ne pouvait revêtir cette armure comme il l'aurait fait d'une autre sans les rituels arcanniques d'innombrable faiseurs de feu et souffleurs d'argémétal guidé par un Seigneur des Forges. Rituels qui liaient indéfectiblement l'armure à son porteur.
Ce pacte allait encore être passé dans le dédale des Grandes Forges. La guerrière était nue, flottante dans sa future armure, malgré sa taille. Elle distinguait encore la salle autours d'elle, son casque n'étant pas fermée. La lueur rougeoyante du lieu mêlait comme un curieux alliage angoisse et quiétude.

On ferma son casque et le Seigneur des Forges commença ses incantations, plusieurs dizaines de gens de forges s'activèrent. Le noir. Elle entendait à peine les mots aux dehors. La brûlante sensation de froid, d'un liquide épais léchant son corps, la saisit. Peu à peu le niveau monta jusqu'à recouvrir sa bouche, jusqu'à la noyer. A ses derniers instants, elle percevait clairement le chant des forges.
Elle n'eut pas l'impression de partir.

Depuis longtemps, elle n'avait pas eu si mal. Ils brûlèrent son âme et fondirent son corps pour parfaire l'alliage du métal et des chairs. La douleur était d'autant plus grande qu'elle commençait à s'ouvrir à une conscience armurée, celle du souvenir des coups des forgerons sur sa peau d'argémétal et la brûlure des feux infernaux des fourneaux pourpre.
Après de grandes souffrances elle se releva, toisant l'assemblée des arcannistes. Comme pour clore le rituel le Seigneur des Forges apposa le masque blanc sur son visage.

On dit que les colosses pourpre sont les fils et les filles de Ciaran. Enfants nés de la chaleur des Forges, brave et loyaux jusqu'à l'éternité ; enfant de la douleur à l'esprit de métal !
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MessagePosté le : Mar Avr 02, 2013 8:39 am    Sujet du message : Répondre en citant

Nom du joueur : Kolaru
Type : Cavalerie lourde
Unité choisie : Sépulcraux
Titre : L'Aube Noire

Citation :
Les Sépulcraux sont les plus gros démons asservis par les Loups. Lointains cousins des Sombrions, il paraitrait que ces nonchalants quadrupèdes se nourrissent de lumière et d'espoir. Deux choses que les Loups n'ont pas, mais que leurs adversaires ont sûrement. On raconte que les rencontres avec les Sépulcraux sont absentes de brutalité, mais effrayante : voir ces grandes formes étranges absorber la lumière ambiante, pour plonger le champ de bataille dans un silence opaque et une obscurité étouffante, leurs tatouages tribaux s'allumant d'un rouge vif, et leurs tentacules se déployant lentement mais inexorablement sur leurs proies désignées, doit effectivement être un spectacle dont l'on ne peut être pressé de jouer le premier rôle...


L'aube était retombée. Norâlra avait vu incrédule le soleil tant espéré, qui annonçait l'assaut final et la fin de ce siège interminable dans ces marais poisseux, elle l'avait vu, prometteur, jeter ses premiers rayons comme des jalons de sa course à venir, puis abandonner son ascension et sombrer à nouveau derrière l'horizon, dans la nuit.

Aussi loin à l'ouest, le moindre présage paraît funeste, alors la terreur qu'instilla celui-ci est inimaginable. Norâlra observa le campement obscur qui se dissolvait dans l'ombre grandissante. La palissade de bois construite à son pourtour n'avait plus rien de rassurante, au contraire elle offrait une large bande aux ténèbres où la peur pernicieuse pouvait se lover. A l'intérieur, la crainte rampait parmi les soldats, qui tentait de la dissimuler au mieux. Tous avaient peur mais nul ne dit rien ni se débanda, la colonne qui s'était formée en vu de l'attaque était tenue compacte par l'inébranlable volonté daronoan. Le remarquant sur sa droite, Norâlra remercia intérieurement l'officier qui entreprit de rallumer un feu de camp. La lueur qui apparut entre ses mains jeta un chaleureuse lumière sur son âme tendue. A sa gauche, Solomnô soupira, et Norâlra la vit resserrer encore sa prise sur sa hallebarde ; à l'évidence les flammes tremblotantes ne suffisaient pas à chasser l'incertitude et l'anxiété. Voir son amie aussi tendue n'arrangeait rien à son propre tourment intérieur.

Mais ils étaient la Garde Royale, ils restaient debout en silence à attendre la les événements funestes que le présage précédait. Toute la terreur du monde ne pouvait ébranler ni leur honneur, ni leur volonté monolithique. Prêts à tout, mais espérant secrètement avoir mal vu, espérant que le présage n'en était pas un, mais juste un inconfortable hasard, ils attendaient, silencieux. L'absence de son devint pesante lorsque Noralrâ s'en rendit compte. Elle ne percevait plus rien, même plus la respiration de sa voisine ou le sifflement du vent qui agitaient les flammes. Tout bruit était asphyxié par les ténèbres envahissantes que la lumière des feux ne perçait que de haute lutte. Une lutte où l'ombre gagnait peu à peu du terrain, écrasant lentement la lueur entre ses griffes obscures. Noralrâ espéra que le petit bois dont l'officier gavait son foyer lui redonnerait la vigueur nécessaire à ne pas ployer. Mais irrémédiablement, les flammèches s'étiolèrent dans les ténèbres quelque fébrilité que déploya l'officier.

Le campement n'était plus qu'une infinité de nuance d'obscurités, tantôt funèbres, tantôt effrayantes, tantôt opaques. Parce que cela ne produisit aucune forme de sonorité, Noralrâ ne remarqua pas immédiatement la fracture dans la palissade. C'est un rougeoiement entêtant qui attira son attention, une luminescence carmine sur des flancs immenses. Ils dépassaient largement en taille la palissade, la détruisant de leur masse en avançant d'un pas lent. Ils pénétrèrent dans le camp comme les ombres silencieuses envahissent peu à peu un paysage autrefois accueillant, lorsque la lune se voile. Noralrâ ne connaissait pas ces créatures, mais étant donné leur manière indolente et doucereuse d'obscurcir la réalité qui les entourait, cela ne faisait aucun doute que le combat était le seul espoir de survie.

Les Daronoans se mirent en branle, se secouant de leur torpeur pour assaillir les monstres démesurés. La colonne cibla sans détour la première des bêtes. Celles-ci déployaient maintenant lentement leur tentacules immatérielles qui rampaient calmement dans le campement et enserraient ça et là des victimes malheureuses. La terreur, renforcée par le mystère impénétrable dont s'enrobaient ces créatures inconnues, était à son comble, mais Noralrâ ne perdait pas espoir. Les Gardes Royaux ne pliaient jamais ; quelques que soient les pertes, ces monstres seraient vaincus, cette certitude illuminait jusqu'aux plus profondes abîmes de son âme.

Alors qu'elle chargeait avec ses compagnons d'armes, le plus proche d'eux tourna lentement sa face inexpressive et fantomatique vers elle. Un face de cauchemar où s'ouvrait deux yeux comme des puits de ténèbres sans fond. Ils fixèrent Noralrâ avec une intensité funeste qui lui interdisait de détourner le regard. Au pas suivant qu'elle fit, elle posa son pieds dans une étendue ouatée et noire, vide et oppressante. Le monde s'était fondu en ces ténèbres alanguies, comme si elle avait franchit la porte d'un rêve. Noralrâ était fébrile, en contraste total avec la tranquillité blême de l'endroit où elle se trouvait. Elle tourna sur elle-même pour trouver une issue, mais ne vit rien que de l'obscurité. Puis elle la remarqua, la face du monstre, pâle, qui émergeait lentement du brouillard sous ses pieds et déployait ses tentacules. Elles rampèrent pour encercler la Daronoan, l'hypnotisant par leurs mouvement reptiliens et coulants. Une décharge de lucidité ranima la volonté de Noralrâ, elle ne voulait pas céder au désespoir. Elle se retourna et se lança dans une course effrénée pour quitter les alentours de la créature, sans se retourner. Elle courra comme une démente, alourdie par son imposante armure, avec en tête seulement l'idée de fuir.

A mesure qu'elle s'éloignait, le monde reprenait de sa consistance, s'éclaircissait. Elle quittait l'influence du démon ! Son soulagement était sans fin, elle s'autorisa même une pause au détour d'une tente –elle était revenue au campement, ou ne l'avait jamais quitté, et jeta un regard furtif derrière elle. Le monstre était à bonne distance, loin de pouvoir l'atteindre, même si son regard était toujours pointé sur elle et la glaça jusqu'au tréfonds de ses os. Elle tenta de calmer sa respiration et de retrouver son calme. Noralrâ reprenait espoir, elle ne devait pas être la seule à s'en être sortie, elle allait trouver de ses compagnons et mettre au point une contre-attaque. C'est en cherchant d'autres gardes autour d'elle qu'elle aperçut sur le sol l'ombre, la tentacule qui la reliait au monstre. Elle n'avait rien vu avancer, elle en était sûr. L'appendice de la bête avait du s'accrocher dès qu'elle avait été projetée dans le monde d'obscurité. C'est pour cela que le démon ne se pressait pas, elle était en son pouvoir depuis le début. La prise sur sa jambe se resserra et commença à ramener la Daronoan vers son prédateur. Elle trébucha, se démena, essaya de trancher l'appendice ténébreux, mais il se contentait de se brouiller une seconde à chaque coup, comme s'il n'avait pas de réalité matérielle. Rien n'y faisait, Noralrâ était lentement traînée sur le sol, sans échappatoire. Terrorisée, elle se tétanisa en croisant le regard ténébreux du monstre. Il y avait dans ses manières calmes et tranquilles une assurance morbide et terrifiante qui vidait Noralrâ sa force de lutter. Elle crut apercevoir un éclat de perversité dans les yeux qui la pétrifiaient alors qu'elle s'abandonnait peu à peu à son sort.

Surgit alors Solomnô, son amie, hors de l'obscurité. Elle trancha d'un coup net une des jambes du monstre terrible. L'espoir afflua à nouveau dans les veines de Noralrâ à cette vision salvatrice. Les deux guerrières ne perdirent pas un instant, aussitôt qu'il avait été frappé, le monstre avait relâché son étreinte sur la jambe de Noralrâ, ce qui lui permit de fuir au côté de son amie. Jamais elle n'avait été aussi soulagée. Elle avait eu tord de désespérer, d'autres devaient s'en être sorti, rien n'était perdu. Elles pourraient bientôt retrouver ses camarades de troupe et en finir avec ces monstres. Après quelques centaines de mètres parcourus les deux Daronoans s’arrêtèrent. Noralrâ s'était pliée en deux pour reprendre son souffle et pouvoir parler. Elle voulait dire à son amie, même si c'était peu coutumier pour une Daronoan, toute sa joie de la revoir, son bonheur d'être sauvée, même s'il faudrait retourner au combat, et enfin la confiance qu'elle venait de retrouver dans l'avenir. Elle se releva et aperçut l'éclat du soleil à travers la brume par dessus l'épaule de Solomnô. C'était un signe des plus encourageant, l'aube avait finir par réussir à se lever ! Enfin ! Les monstres en seraient sûrement affaiblis.

Noralrâ reporta son attention sur son ami, s’apprêtant à exprimer, sa reconnaissance et son assurance, lorsqu'un détail la troubla. Les yeux, les yeux sous le heaume de Solomnô était noire et profond, comme des puits sans lumière. La silhouette se déforma et pâlit. L'obscurité grandit en même temps que le corps en face de Noralrâ. Le monstre prit la place de sa soit-disant amie salvatrice, dans toute sa funeste splendeur. Les rougeoiement sur ses flancs étaient plus vivaces que jamais, exultant une joie morbide ; l'obscurité était à son comble, le soleil à nouveau éteint, Noralrâ ne pouvait plus discerner que le visage du démon en face d'elle et les tentacules qui l’encerclaient gentiment, avec une froideur presque accueillante. La dernière chose que discerna la Daronoan c'était le sourire blême du monstre qui dont le message était très clair aux yeux de Noralrâ.

Depuis le début, depuis que l'aube avait sombré dans les ténèbres, il n'y avait jamais eu de possibilité de fuir. Le démon n'avait cultivé ses espoirs futiles que pour mieux les dévorer.
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MessagePosté le : Mar Avr 02, 2013 8:40 am    Sujet du message : Répondre en citant

Nom de joueur: Parangon Bell
Type: Harcelleur
Unité choisie : Ambrelyn
Titre: La sève !

Citation :
On raconte que les Ambrelyns furent retirés, à l'origine, de l'influence du Synode, pour rejoindre leurs mères natales, les Sharras, dans les Bois des Murmures. Ils y furent changés, de Gobelyns à Ambrelyns, au cours d'un rituel du Magyön instauré par le Cercle mystique des Sharras.
Désormais voyageurs de sève, cachés dans les troncs même des arbres d'or, ils furent oubliés de tous, à jamais dissimulés sous les voiles dorés.
Ils en ressortent aujourd'hui, en ces temps incertains, visages et silhouettes humanoïdes prenant vie dans les ombres cuivrées des troncs saignants.


Le Tanneur parlait, et vociférait sur ses contremaîtres. Il avait ses délais à tenir, les maîtres de sièges pouvaient se montrer terriblement pressant. Ils était engagés pour ses qualités de meneur d'hommes. Sa violence verbale et physique redonnait de l'entrain aux ouvriers. Même des loqueteux affamés aurait fait de bons travailleurs sous la caresse de son fouet.
Mais ceux qu'ils dirigeaient ici étaient tous de solides faiseurs car les arbres de ces bois étaient plus dur que le roc. Si solide que les haches affûtées s’émoussaient en quelques coups et que parfois un manche de mauvais facture se brisait. Les lames rebondissaient alors, donnant lieu à quelques spectacles d'ouvriers mutilés.
Ses employeurs dépensaient une fortune pour s'assurer de la pérennité de ce chantier. Des outils réaffûtés, des ouvriers pour compenser les pertes, une garde importante de Cerbères et une poignée d'imposant garde de Procion. On avait déjà vu des armées plus modeste que celle qu'il commandait face à cette forêt

Mais ce n'était pas une armée modeste qui était passée ici avant lui, les cris de cent cohortes de Hurlouves résonnait encore dans ces bois. Ceux de leurs charges et ceux de leur trépas. Ce bois avait été acquis par des torrents de sang.
La toile de sa tente s'ouvrit.

- Patron !

Un de ses ouvriers s'avança vers lui. Il saignait abondamment. Le tanneur l'agrippa violemment.

- Va bosser, bordel !

Il lui fracassa le nez d'un coup de boule avant de le jeter au sol. Il posa sa botte sur les cottes du bûcheron et d'un pression lui brisa une côte.

- La sève …

Il avait crachoté ses mots dans une petite gerbe de sang. Le tanneur avait l'habitude des suppliques, il en connaissait le ton. Ces mots n'en étaient pas : il n'y avait pas le ton de pleureuse, ce geignement plaintif que poussent les faibles. Non, dans sa voix aucun couinement mais l'assurance apeurée d'un avertissement.
En grommelant, il repoussa du pied sa victime avant de sortir de sa tente.

Le spectacle était macabre. Ses ouvriers gisaient tous sur le sol, percés d'innombrables blessures. Même les Cerbères avaient été décimé. Les colossaux gardes de Procion suintaient du sang sur leurs armures, mort debout. Il n'y avait aucun signe de lutte.
Il ne remarqua pas la sève qui suintait d'un arbre d'or, pas plus que l'Ambrelyn qui s'en extirpa pour le planter sa lame résineuse. A peine une ombre mordorée qui disparaissait à jamais dans la sylve.
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MessagePosté le : Mar Avr 02, 2013 8:41 am    Sujet du message : Répondre en citant

Nom de joueur: Elianostra
Type: Monstre
Unité choisie : Gardien Emetheen
Titre: Le Courroux du Gardien.

Gardiens Eméthéens

Citation :
Les gigantesques monstres de pierre et de feu qui ont juré de protéger le Hall Pourpre se sont une fois encore agenouillés devant la Couronne d'Or, et ont suivi son ordre de venir prêter main forte aux forces Daronoans plus au nord. Ces êtres mystérieux et paisibles mettent désormais leurs pouvoirs étranges et leur force formidable au service de la guerre. Ils abattent les ennemis par centaine, et crachent des rais de lumière rayonnante et effilée qui tracent de mortels sillons parmi les forces ennemies. Nul ne sait quelles pensées les animent, mais leur présence rassure comme elle effraie les armées du Roi Pourpre...



Devant les Portes du Hall Pourpre, Canealhi', le silencieux, semblait fixer l'horizon. Les longues colonnes de la cité royale brillait sous le soleil levant. Le grand gardien Emetheen savait que le palais Rorchäl subissait régulièrement les assauts redoutables de Gobelyns dirigés par la Grande Altara elle même. Son serment était pour lui plus fort que la fin triste et violente qui l'attendait. Il s'estimait en revanche heureux de ne pas être encore une victime de la guerre.

Ce jour là, le soleil s'obscurcie un instant. Un vol qui n'annonçait rien de bon...

Il fit un signe à ses frères, plus jeunes mais tout aussi fort qui se levèren. Pas de parole, pas besoin. Chacun savait ce que signifiait le vol d'un Méphyr... Les Gobelyns n'étaient pas loin. Un cadavre de Méphyrs tomba à coté du Gardien de Pierre, les Laurdiers Royaux étaient déjà aux aguets. Rorchal se préparait à se défendre. Déjà, la poussière et le brouillard de la guerre arrivait. Le Silence mystifiait les Gardiens, Canealhi' observait cette armée titanesque. Les cris des Fymirs, les silencieux Gobelames épées aux fourreaux, le couroux du combat s'étendait. Une Forme singulière se dressa derrière les lignes, Altara elle même était là. Encore aujourd'hui elle innonderai encore la colère sur le champs de bataille.

"La Sharras est encore là" fit un jeune commandeur aux pieds du Colosse "Mais cette fois ci, nous les repousserons sans qu'un seul ne puisse atteindre la Couronne d'Or" Le silencieux ne dit mot, fixant la plaine qui se chargeait en troupes, encore et encore...

D'un pas lourd, les Gardiens se levèrent et descendirent les marches colossales du palais, lourdement et rapidement. La Marée verte, Grande, Implacable, s'étendait sur des kilomètres et chargeait à l'encontre des Gardiens. D'un pas rapide, la garde sortie des innombrables porte de la cité pourpre et fondit alors sur l'armée qui arrivait.

Une voix s'éleva, Le grand roi, Orhanôn, se leva et parla d'une voix clair forte "Canealhi', Puissant Titan Emétheen de la porte d'Amarante, Je souhaiterai que personne ne rentre dans le palais'" Le silencieux fit un signe de la tête à son roi et le quitta de vue, laissant son frère défendre la porte alors que la charge s'entama. Les deux poings du Titan se chargèrent de lumière et soudain une détonation arracha les bras du colosse qui projeta deux énormes rayons qui arracha une colonnes de Gobelames tandis que l'autre main arracha cinq Brise-Murailles qui se fendirent et flambèrent comme des brindilles.

Orhanôn n'était pas bête, bien qu'il eu une confiance aveugle envers ses puissants Garde, il profita de la présence d'une de ses plus fidèle Servante, Skatlan, Grande Ganat de Saihan. Altara ne serait pas simple à stopper même avec toute la puissance de la Courronne d'Or, aussi, le Roi lui demanda simplement de laisser aller le Magyion et ce fut pour lui, que la Lyre laissa aller le Magyion et s'éleva, sa puissance grandit encore, sa puissance se dégagea et, des portes de Rorchal, tel un éclair jaillissant et fondant dans la foule Gobelyn, telle une divinité, la daronoan frappa et projeta une centaine de gobelames loin dans la marée verte.

" C'est un plaisir de vous voir sur le champs de bataille, Commandeur Skatlan " fit un commandeur à l'égard de son aieul. Le combat s'intensifia quand la première ligne fut rejoint par les créatures et les monstres des bestiliges, les Sharras elles même se jetèrent avec fureur dans la bataille. Canealdhi' frappa d'un poing une demi-déesse qu'il brisa contre un torquelet. Les Dragons se déployèrent, les Méphyrs tentèrent de les mettre à mort le plus vite mais les Laurdiers veillaient à la défense du ciel. Des traits et tirs volaient de ci et là pour bloquer les assauts aériens, la Grande Ganat brisait tout ce qui passait à portée de sa lame d'Ogmurion, tranchant l'ennemi toujours plus nombreux.
L'assaut sembla durée une éternitée, Le Titan et les Gardiens brisaient la colonne de siège tandis que le ciel brûlaient sous la puissance des Dragons et des commandants Draconiques. Mais, les assauts des Gobelyns trouvèrent une faille dans l'enclume Daronoan. Altara décida d'attaquer par elle même le mal à la source et d'attaquer Skatlan, elle même. La fureur de la Sharras se déchaina sur le puissant Ogmurion. Canealdhi' lui n'étais pas en reste, il affrontait la sauvagerie d'un front Gobelyns défendant les portes, tranchant de ses rayons, armes de Sièges et Tour d'assaut. La vague ne cessait pas... encore et encore. "Commandeur ! Nous ne tiendront plus très longtemps ! " Soudain, un bruit de craquement se fit entendre, le silence se fit. Altara venait de briser l'Ogmurion qui fut absorbé dans le Magyion.

" Oh mon dieu, ils ont tué Skatlan !"

La voix du commandeur se perdit alors et la fureur de la Sharras explosa, elle chargea alors le Titan qui d'un coup de poing la teint en respect. Le combat reprit avec violence, le titan était plus solide que l'adversaire précédent. Il la repoussa dans la vague et d'un mouvement de la main projeta un rayon droit sur la demi-déesse qui fut transpercé par Le silencieux, le Magyion entoura alors la Sharras. Son pas se fit pesant et d'un coup la posa sur son corp pour la maintenir au sol. Ses mains de lumière se posère sur le visage de la Sharras et sans mot dire, lui vaporisa le visage hotant alors toute fureur de chaque gobelyn, brisant leur moral.

Le Titan se redressa alors que le corps de la sharras disparu emporté par les brumes insodables du Magyion. Rorchal ne tomberai pas aujourd'hui, et tant que Canealdhi' serait vivant, la cité ne tomberait pas.
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MessagePosté le : Mar Avr 02, 2013 8:41 am    Sujet du message : Répondre en citant

Nom du joueur : Kolaru
Titre : Les Poings de la Mère
Catégorie : défense
Unité choisie : tour

Citation :
Un chemin de ronde ne permet qu'à l'infanterie de défendre un château, mais la construction de tours de siège, rondes ou carrées, permet de placer des engins de siège depuis les hauteurs, et de bombarder l'ennemi avec une puissance de feu bien plus grande !


Dans le Val d'Annvoren coule la Semirân. Il fut un temps où cette rivière était possédée terriblement par une vouivre malfaisante qui terrorisait les habitants du val et dont la rivière tire son nom. Chaque printemps, gonflée par la fonte de la neige et enragée par l'allongement des jours qui irritait durement sa nature maléfique, la Semirân débordait et la vouivre s'introduisait en même temps que l'eau boueuse dans les chaumières inondées. Alors elle saisissait des malheureux qui n'arrivait à se protéger du courant, et jamais on ne les revoyait. Les habitants de du Val d'Annvoren avaient alors la précaution de prendre de la hauteur, sur les coteaux, les collines, ou pour ceux qui ne pouvaient quitter leur ferme dans la plaine à l'étage des bâtiments ou dans les arbres, car la bête vorace ne prévenait pas avant de bondir hors de son lit. Il suffisait de quelques minutes pour avoir de l'eau jusqu'aux genoux et risquer à chaque seconde de se faire emporter par la Semirân.

Ce jour-là, toute la famille avait trouvé une branche solide où se réfugier : la mère, qui avait donné l'alerte, sur le toit de la chaumière, et le père ainsi que les trois enfants sur un pommier vigoureux du jardin. Encore une fois, il avait échappé à la Semirân, ce n'était pas encore aujourd'hui qu'elle les dévorerait, cria l'homme à sa femme, ils ne risquaient rien. Mais la bête était affamée et susceptible, dans un élan elle brisa la tronc de l'arbre et happa ses occupant d'une seule vague vorace. La femme hurla à la mort et jura de se venger du monstre immonde qui venait de prendre sa famille.

La femme savait qu'il fallait ruser avec ce genre de créature, alors chaque jour elle alla sur le pont de Garmlôn conter à la rivière combien elle était impressionné par sa force et qu'elle aimerait la Semirân pour époux. Et chaque soir elle pleurait en cachette d'avoir dû cracher sur la mémoire de sa famille.

Une année s'écoula ainsi, puis la crue revint. La femme l'attendit sur le pont de Garmlôn et hurlant à la vouivre de venir l'étreindre. Abusée par les paroles flatteuses, elle bondit hors de l'eau vers la femme. Celle-ci attrapa la bête par cou et l'étrangla. La Semirân se débattit, elle emporta le pont, secoua la femme contre chaque versant du val, brisant des rocs et faisant s'écroulant des falaise, mais rien n'y faisait, la femme s'accrochait au cou de la bête avec une force et une détermination incroyable. La Semirân commençait à suffoquer, elle devenait de plus en plus violente, grossissant à vue d’œil, mais les mains de la femme grossissait d'autant que le corps de la bête. Commençant à suffoquer, elle la traîna sur des rochers effilés, tenta de la noyer, de la fracasser en se débattant follement, de la broyer dans son corps puissant. Cependant, la femme ne lâcha pas et une demi-lieue plus loin la vouivre mourut étouffée, le cou enserré entre les deux poings vengeurs de la femme qui était morte avec elle dans la lutte. Ses deux poings avait tant grossi avec la vouivre que lorsque le combat prit fin, ils formèrent deux collines enserrant la rivière, qui ne déborda plus jamais. On appelle ces collines les Poings de la Mère.

La rivière finalement domptée entre les main de la mère courageuse, le Val d'Annvoren connut un essor réjouissant : la terre y était fertile, peut-être parce qu'elle avait été abreuvée du sans de la vouivre, et la Semirân ne détruisait plus les cultures désormais. De plus, en se débattant la Semirân avait mis à jour d'immenses filons d'argemétal dans les flancs de la montagne. Ainsi, la vallée s'arma rapidement d'une nouvelle industrie qui commença à fournir la baronnie en métal et bientôt en armes – la baronnie seulement, car c'était avant la guerre de la Vengeance. Autrefois lieu inculte et dangereux, d'un intérêt limité pour le Baron et repoussant pour tout envahisseur potentiel, le Val d'Annorven était devenu un atout majeur et florissant qu'il fallait absolument protéger.

Il fut décidé de fortifier la région là où c'était le plus facile : à la hauteur des poings de la Mère. Deux tours furent érigées, une sur chaque colline. Elles auraient pu être de simples tours trapues, inexpugnables, martiales, mais le Baron connaissait l'histoire et il savait ce qu'il devait aux anciens temps. En hommage à la Mère qui donna sa vie pour abattre la Semirân, les deux tours sœurs, Daskra Parn, le poing droit, et Sinsra Parn, le poing gauche, furent bâtie comme des gantelets de pierres autours des deux collines en vague forme de main.

La vision lorsqu'on voulait pénétrer dans le Val d'Annvoren était stupéfiante : deux immenses poings se dressaient de chaque côté de la rivière, comme si un géant invisible se préparait à écraser d'un coup puissant les menaces qui oseraient se présenter face à lui. Les habitants ne doutaient plus, ils n'avaient plus peur de rien, ils se sentaient parfaitement en sécurité ; qui seraient assez fou, en effet, pour entreprendre l'assaut de ces merveilles menaçantes ?

Il existait des êtres de ce genre. Qui ? Dans le Val d'Annorven on les nomme simplement « les ennemis », car ce qu'on retient de l'histoire c'est surtout ce que je vais vouse en conter maintenant.

L'armée des ennemis était immense, elle avait vaincu le Baron une semaine auparavant lors d'une bataille sanglante et sans pitié. Désormais, elle faisait cap vers le joyau de la baronnie, quasiment sans défense. Seuls restaient les deux Poings et leur garnison pour enrayer la marche irrepressible de l'ennemi. Les troupes apparurent au loin, elles s'approchaient tranquilles, confiantes, aussi confiantes qu'avait été les habitants de la vallée depuis la constructions des Poings. Elles mirent en place leurs armes de sièges au pied des tours et proposèrent, arrogantes, un ultime marché aux défenseurs, une dernière possibilité de reddition. Mais les guerriers des Baronnies ne se rendent pas. Jamais.

Alors l'assaut fut lancé, une première salve fut tirée sur les tours sœurs. Lorsque le premier projectile frappa la Sinsra Parn, à la stupéfaction de tous, et l'effarement des ennemis, les doigts des poings se desserrèrent lentement. Je jure, les mains de la Mère s'ouvrirent calmement, sans abîmer les tours, les gants de pierres qui les protégeaient. Chacun retint son souffle, car nul ne savait ce qui allait se passer. La juste suite des choses pour ceux qui connaissaient l'histoire, pourtant : comme l'étreinte sur son cou se faisait plus lâche, la Semirân – qui n'était pas morte, ni la Mère d'ailleurs, on s'en rendit compte alors – la Semirân put à nouveau se débattre. Ce nouveau déchaînement balaya les ennemis, mais épargna les défenseurs à l'abri dans l'étreinte protectrice des Poings de la Mère.

Lorsque il ne resta plus de menace pour le Val d'Annvoren, les mains raffermirent leur prise sur la vouivre qui fut à nouveau maîtrisée.

Jamais plus personne n'eût la folie d'assaillir les Poings de la Mère.
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MessagePosté le : Mar Avr 02, 2013 8:42 am    Sujet du message : Répondre en citant

Nom de joueur: Jeuvodent
Type: Siège Assaut
Unité choisie : Colonne de Durlon
Titre: la Chute de Kremorti Nar

Citation :
Colonnes de Dhûrlon

Participant en nombre sans cesse grandissant à la guerre de leurs alliés Daronoans, les Hôrls ancestraux ont néanmoins su conserver les mystères de leurs rituels guerriers et les secrets de leur vie retirée.
Ce fût donc avec surprise que les commandeurs elfiques virent arriver les immenses machines de siège Hôrles, dont ils ignoraient jusqu'à la possibilité d'une existence.
Les inscriptions gravées sur ces immenses colonnes glacées comme le vent des âmes, et les mantras gutturaux murmurés avec révérence et humilité par les Hôrls au passage de ces colosses gris, laissent penser les annalistes Daronoans que Dhûrlon pourrait être une divinité Hôrle, et les Colonnes ses représentations terrestres, véritables totems de destruction aux énigmes sibyllines...



Le soir du 8ème jour, le siège de la forteresse de Kremorti nar semblait s'éterniser, les blocs de pierre semblaient s'étendre à l'infini dans les douves innombrables de la forteresse. Le Chevalier Lyre Jeuvodent s'approcha de la première douve comblé, son regard perdu sur l'immense forteresse, à son épaule, Wuldorak, sa hallebarde et fidèle amie semblait impatiente de venir danser dans la ligne de front. Bientôt les portes tomberaient. Une volée de flèche se brisa sur la cuirasse d'un bouclier de siège proche, le regard du Daronoan se posa sur les lycans qui venait de tenter de l'abattre. Son casque enfoncé, il souriait dessous, le regard injecté de sang. Il leva le bras et soudain le silence se fit parmi les armées daronoans. Un cor souffla, son hymne explosa tel le cri d'un Rase Gloire. Un théurge Horl silencieux s'approcha, même parmi les Loups, le regard se posa sur ce mystique gigantesque, même parmi les Loups. Des flèches volèrent encore, mais furent vite bloquer par les armature des défenses de siège. Une voix caverneuse s'éleva dans un son guttural, le horl priait Durlon le marcheur. Tout un processus de prière débuta alors, d'autres mystiques le rejoignirent et alors que les daronoans semblaient attendre avec impatience l'arrivé de l'invocation, les Loups commençaient déjà à comprendre ce qui arrivait...

« Préparez vous à subir le courroux de Kharn, enfant de la fange ! Votre sang servira sa gloire ! »

Le grand Daronoan avait ainsi hurler à l'ennemi leur mort prochaine sans que cela ait dérangé les priants. Soudainement, dans un bruit de pierre semblant s'animer, la roche se relia, et le bois se relia, et la corde se relia, et l'argemétal se relia, et soudain les colonnes furent levé !
Dans un bruit strident de bois et de pierre, et toujours ce son guttura, des inscriptions totémiques se dessinèrent le long des poutres, et le long des plaintes et sur le pourtour des roues, la puissance des dieux Horl, le métal de la tête du béliers se dressa de la forme d'un poing d'acier gigantesque, la main du Dieu.

Le chant se tût.

La ligne avait été faite si prêt des murs qu'ils n'avaient plus qu'à frapper . Une Vague de Fangeux chargea la ligne de Colonnes dans le fol espoir de la briser, mais Jeuvodent se dressa devant eux, la ligne de colosse pourpre prêt à accueillir cette charge suicidaire qui fut méthodiquement trancher et briser sous les doubles hallebardes de la ligne pourpre.

Sans mot dire de plus, les colonnes s'armèrent lentement, froidement dans un chant puissant de Théurge qui avait repris, La cape du Lyre vola rapidement derrière lui qui courrait, il voulait sa place en première ligne, sa place dans les rangs Loups qu'il tuerait, Wuldorak semblait si impatiente. Il monta sur le premier beffroi qu'il escalada plus rapidement que n'importe quels autres. Il se tenait silencieux, sourire large et psychopathe, il partait rejoindre la mort sur le champs de bataille.

« Du sang pour le dieu du sang ! Des crânes pour le Trône de Crânes !!! »

Hurla t il à ses hommes qui restèrent froid à la sauvagerie de leur commandant. Alors, la ligne de siège frappa, détruisant le dernier rempart de défense ennemis qui vola dans l'intérieur de la ligne, laissant libre-court à la violence du Lyre qui jaillis du Beffroi s'engouffrant dans les rangs loups.

Au matin du 9ème jour, le château était pris.. nul ne sait si Jeuvodent trouva ce qu'il cherchait, mais cela ne lui suffisait pas.
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MessagePosté le : Mar Avr 02, 2013 8:43 am    Sujet du message : Répondre en citant

Nom de joueur: Belgarath
Type: Infanteries Lourdes
Unité choisie : Porteur de Lame
Titre: Nettoyage de Worgs

Citation :
Porteurs de Lames

Les Lames sont des armes très anciennes au sein de la société Raîckorn. Chacune d’entre elles est unique et concentre une puissance à nulle autre pareille. Elles sont néanmoins reconnaissables à leurs formes étranges et parfois imposantes, des mélanges inédits d’épée et de hache.

Elles donnent à leur Porteur le pouvoir d’abattre les Monstres les plus puissants, tout en les rendant vulnérables lors de leurs attaques. Certains appellent cet aspect « Feyr », ce qui peut se traduire par folie en Daronoan : les Porteurs semblent ne plus ressentir la douleur et meurent souvent en combattant sans même se rendre compte de leur état. Un destin commun avec celui des épéistes, dont les Porteurs sont la quintessence.
Le dernier aspect d’utilisation d’une Lame est la nécessité de pouvoir porter des coups puissants sans être gêné ou alourdi par des pièces d’armures souvent encombrantes. Les Porteurs sont ainsi souvent à la merci des contre-attaques adverses de par leurs faibles protections, même si celle-ci est temporisée par leur exceptionnelle résistance.


La lande des chemins sanglants était un col montagneux se situer dans les terres des Larmes, cette land stérile est froide abritait un village de Worg sauvage, grande et puissante créature appartenant aux rangs loups mais ceux ci étaient libre et totalement sauvage. Le Silencieux Shadowhunter était un irascible commandant, il ne supportait pas le front, préférant la chaleur du foyer de sa forge et les plans de construction de son futur castels. Armées de millier de travailleurs, il préférait de loin la construction de ligne de front capable de soutenir la marée, appréciant de voir ses mastodontes de pierre tenir et repousser des vagues et des vagues d'ennemis sans jamais se briser.

L'éclaireur Khelen entra en courant dans son bureau. « Seigneur, un camps de Worgs, repéré sur la land, nous pensons qu'un Seigneur loup pourrait les prendre sous son commandement et les ajouter à sa forteresse. »

Le daronoan perça de son regard de pierre l'homme. Il prit un plume et une feuille et rédigea rapidement un ordre d'attaque; D'un pas lent, il passa la porte et alla toucher du bout de son gant un oiseau qui leva son aile, là, un porte-document patientait, il y glissa son document et se tourna vers l'éclaireur. « Envoyez un contingeant faire le nettoyage, soyez méthodique, tuez les tous. »

Le seigneur retourna alors à ses plans et ses écrits songeant déjà à son prochain palais. Il songeait encore si il mettrait à profit de l'architecture Louves pour son prochain château....

Les portes s'ébranlèrent alors et une volée de soldat partirent, à peine 200 hommes partirent, à pied et en armes, certain torse nue, d'autres avec à peine vêtue de cuir ou de maille. Les lames empoignées déjà dégainé, le camp était à peine à une heure de course. Et grâce aux lames, ce fut en à peine une demi heure qu'il furent arrivé, à peine essoufflé, le regard injecté de sang par une fatigue qu'ils ne sentaient pas.

« Seigneur ? Pourquoi avoir envoyé seulement ces hommes ? »

Le Daronoan continuait à travailler de sa plume. « Parce qu'ils ont besoin de s'exprimer... »

Ils restèrent en silence, patientant, leur expérience militaires seraient bientôt mise aux services de roi pourpre.

Soudain, un hurlement Worg arraché fut poussé.

« Vois tu... les lames sont des enfants qui mettent du temps à grandir. » Il attrapa son verre. « Et ils mettent... beaucoup de temps. »

Le combat commença alors, les lames dansèrent, les Worgs étaient en sous nombre, le combat se fit puissant et sanguinaire, les Worgs frappaient avec puissance mais les Porteurs marchaient dessus sans cesse, ne perdant aucune seconde sur ses victimes. Mais pour la paix des Daronoans, Le Lyre savait quel décision il était obligé de prendre.

De longues minutes passèrent, la violence se tut et du camps, il ne resta plus que les demeures.

Des lames, il en restait deux cents debout, des deux cents...à peine cent rentrèrent vivant. Mais ils avaient appris, le combat, la puissance, maitrisé leurs armes unique.

« Une fois leur tâche terminée, ils seront.. grandis »

Les porteur de lames rentrèrent le soir venu, les corps meurtris, les plaies ouvertes, les esprits fatigués. Des Gardes Moratis vinrent s'occuper d'eux au plus vite.

« Et ils pourront alors être prêt »
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MessagePosté le : Mar Avr 02, 2013 8:44 am    Sujet du message : Répondre en citant

Nom du joueur : Kolaru
Type : infirmiers
Unité choisie : Garde Moratis
Titre : L'incroyable mort de Skatlan

Citation :
Alors que les conflits gorgent déjà de sang les racines des montagnes Daronoan, les Enclaves les plus anciennes et profondes des elfes pourpres commencent à peine à faire couler leurs armées des ravines et des cités creuses souterraines.
C'est ainsi que les Gardes Moratis sont venus à l'appel des Carmines de la capitale, quittant le monastère hostile d'Agradon pour mettre leurs connaissances de la sauvagerie guerrière au service d'Orhanôn.


Je dédie ce texte à Skatlan pour les magnifiques jeux qu'il nous fait, Althalus pour sa vision viciée des choses et Helian pour ses explications inutiles, je te comprends, en voilà la preuve


— Où suis-je ?
— Tu es dans le Limbum, Chevalier-Lyre Skatlan.

Skatlan sursauta. Un être bizarre portant une sorte de justaucorps orné de végétaux ostensible et de braie d'une matière bleue indéfinissable le toisait avec douceur.

— Qui êtes-vous ! Et qu'est-ce que le Limbum ? Est-ce donc les terres infinies des Aïeux ?
— Je suis le Rémouleur Infinitésimax de l'Acnus Mila Tor. Tu n'es pas dans les terres infinies, non. Tu es plus loin déjà, par une facilité de scénario difficile à appréhender tu t'es retrouvé ici après ta mort.
— Je suis mort ? Non, regardez, j'ai un corps ! Je respire ! Je vis !
— Regarde donc autours de toi, dis le Rémouleur Infinitésimax avec compassion.

Skatlan regarda. Il n'y avait rien. Une étendue infinie et sombre, sans vie, sans aspérité, sans défaut. Vide.

— Cherche dans ta mémoire, tu retrouveras ton décès.

Le pauvre macchabée plongea dans ses pensées, oui la mémoire lui revenait en un flot incontenable qu'il déversa.

— Je me souviens. Sur les champs de Noralam Stolmr. J'étais en première ligne d'une charge de cavalerie. C'était beau, le sol tremblait sous nos sabots, les loups se tenaient prêts à encaisser le choc. C'est là que les choses se passèrent mal.
— Arrêtèrent-ils votre charge ?
— Ce n'est pas le début des problèmes. Une flèche tirée au hasard me frappa exactement dans l’œil gauche, s'engouffrant dans la seule faille de mon heaume.
— Ce qui te tua, Skatlan.
— Non, cela m'éborgna seulement et me fit tomber de selle devant vingt mille cavaliers lourds qui ne purent empêcher leur monture de me piétiner.
— Triste mort.
— C'est ce que je crus moi aussi, mais après plusieurs minutes d'enfer et de douloureux cabossage, toute la colonne m'était passée sur le corps, mais je vivais toujours. Je me relevais, borgne et diversement fracturé, pour voir malgré mon état notre victoire sur les Loups. Seulement, ils nous avaient tendu un piège, je ne vis pas lequel exactement, mais le fait est que la colonne fit demi-tour, droit sur moi.
— Et le deuxième passage fut fatal.
— J'aurais préféré sans doute, seulement trois chevaux m'avait écrasé lorsque mon gantelet se prit dans la queue d'un destrier. Je n'arrivais à m'en défaire et fut donc tiré au milieu de la troupe, sans que personne ne remarquât ma présence.
— Sans aucun doute, c'est là que...
— Non, je fus traîné une journée durant, mais survécus à mes blessures. Nous arrivâmes à mon castel, le commandant en second aller annoncer ma mort à l'intendant lorsque l'on me repéra enfin, misérable et détruit parmi les chevaux. Immédiatement, on me chargea sur une civière pour m'amener à l'infirmerie. Il avait plu malheureusement et un des porteurs glissa, la destin tragique de ce jour voulut que je tombai à plat-ventre sur une dague que quelqu'un avait mystérieusement oubliée dans la cour.
— Non...
— Si, mais je ne devais pas être à une blessure près, le coup ne fut pas fatal. J'arrivai à l'infirmerie, on me remis vaguement sur pied – je suis quelqu'un de résistant. Heureusement, car déjà on annonçait un assaut loup cent fois supérieur en nombre. Nous ne pûmes les empêcher d'atteindre l'intérieur de l'enceinte. Ce n'est qu'après avoir tué cent ennemis que je tombai.
— Glorieuse fin.
— Certes non, j'en aurais tué mille si ce Mâche-Crin agonisant n'avait pas choisi de s'écraser sur moi pour mourir. Voilà, c'est ainsi que je suis décédé, misérablement étouffée.

Le Rémouleur Infinitésimax n'ajouta rien à ce sujet. Il avait un rôle cependant qu'il se devait de remplir, quoique il ne lui plaisait guère, sous peine des pires punitions divines. L'écartèlement philosophique par des chevaux iconoclastes n'en était pas la plus effroyable, mais sa pensée suffit à faire trembler l'imposant Rémouleur. Il se reprit rapidement pour continuer :

— Tu n'as rien à faire ici. La loi est claire, à la première venue d'un être, il faut le renvoyer à la vie. Alors assez parlé, je dois te renvoyer.

Sans laisser le temps à la daronoan de réagir d'aucune sorte, le Rémouleur Infinitésimax de l'Acnus Mila Tor enlaça fougueusement Skatlan et l'embrassa. Une chaleur mystérieusement violette se répandit dans son corps douloureux et elle se réveilla transie de froid sur une crête isolée de la montagne des Larmes. Elle était en miettes, exactement de l'état dans lequel elle était morte. Mourir de froid à nouveau aurait été trop bête, Skatlan rampa péniblement jusqu'à la pente et se laissa rouler en bas. La neige s'accumula autours de son corps à mesure qu'il dévalait la pente comme un pantin désarticulé, jusqu'à former une balle de taille respectable. Elle s'écrasa sur un mur qui se dressa pernicieusement sur son chemin, alors que l'occupante de la boule commençait tout juste à s'habituer au roulis et s'abandonnait à la mort avec délice, priant pour retourner dans le Limbum et découvrir les secrets de l'univers.
Du haut de la muraille on aperçut son corps. Miracle, les voix étaient daronoans ! On transporta tant bien que mal les restes de Skatlan jusqu'à un petit conciliabule de gardes Moratis graves.

Ils étaient neuf. Tous pareils. Drapés énigmatiquement dans des toges amples et blanches qui recouvrait jusqu'à la moindre parcelle de leur peau. Ils regardèrent la blessée qu'on leur apporta avec circonspection. Ce groupe était spécialisé en médecine dentaire et c'était clairement ce dont l'amas de chaire, de sang, d'os et d'armure à leur centre avait le moins besoin en se moment. Mais même pris au dépourvu, la sagesse d'un garde Moratis est infinie. En quelques minutes ils rendirent sa dentition d'antan à Skatlan –ils corrigèrent même l'inclinaison d'une prémolaire.

Puis ils se mirent à la tâche en silence, rassemblant les os émiettés, redressant les membres tordus, recousant les chaires éparpillées. Ils travaillèrent sans arrêt pendant quatorze heures. A la fin, Skatlan affichait à nouveau une silhouette humanoïde, et un sourire rayonnant.

Elle remercia mille fois ses sauveurs, puis exprima le souhait de repartir aussitôt. Les gardes Moratis lui expliquèrent que cette forteresse était trop éloignée pour la quitter seul et sans moyen de transport. Ils réussirent à la convaincre d'attendre les Seigneurs Dragons, avec qui les gardes Moratis partageaient une affinité particulière, et de repartir avec eux. Skatlan était fébrile, voir de près un Seigneur Dragon était rarissime, voyager avec eux inimaginable.

Les grands Suzerains des Cieux arrivèrent une semaine plus tard. La Lyre ne manqua aucun détail de cette incroyable rencontre. Les Seigneurs Dragons étaient magnifiques ! C'était toutes des femmes s'étonna-t-elle, humaine et souriantes, chaleureuse mêmes. Elles étaient vêtues avec une armure de cuir rouge étrange en deux parties : la première, la partie supérieure, protégeait élégamment et discrètement les rondeurs de leur poitrine ; la seconde protégeait leur bas ventre avec tout autant de souplesse et de légèreté apparente. S'ajoutait une ceinture où pendait une sorte d'épée exotique, longue, légèrement courbée et probablement à tranchant unique. Cette rencontre, même silencieuse, était pleine de découvertes et d'étonnements. Pour ne rien arranger à la modestie de la scène, Kitiara la magnifique, feu ardent de millions d'âme, Dame aux Dragons, était parmi ce groupe.

Les Dragons furent malheureusement attaqué par surprises pendant une halte par un contingent de terribles teignards. Elles prirent leur envol rapidement pour ne pas risquer leur vie contre ces milliers d'adversaires, mais elles oublièrent Skatlan, qui dormait un peu à l'écart, mal à l'aise à cause des grands lézards ailés. Elle se réveilla en sursaut, son visage se faisant écraser par la botte ferrée du chef de la meute, qui se vengeait avec la pire perversité de la fuite de sa proie sur cette Daronoan sans défenses. Les Dragons ne mirent pas longtemps à rebrousser chemin pour calciner les loups ; Skatlan en mit moins encore pour expirer.

— Mon Dieu, ils ont tué Skatlan ! s'écria Kitiara dont les yeux sont si beaux que les arc-en-ciel s'évanouissent en les voyant.

Skatlan quant à elle fit face, hébétée, à Helian Liadon et au Rémouleur Infinitésimax de l'Acnus Mila Tor. Ce dernier prit gravement la parole :

— Tu es ici pour la seconde fois. C'est donc que tu es une élue. Helian ici présent qui a déjà tout compris aux secrets de l'univers, du monde, de la vie, du Rerum et donc évidement du Limbum va te les expliquer. Ainsi tu pourras devenir une entité rerumienne. Helian sera donc ton professeur.

Le sus-nommé professeur allait prendre la parole, lorsque Kitiara, dont la beauté fend les pierres les plus dures, déchira l'espace et le temps sur sa monture pour secourir Skatlan. Elle aperçut son vieil ennemi, Helian Liadon et se rua sur lui la lame en avant. Skatlan interposa son corps pour sauver sa fontaine de connaissance, mais Kitiara, dont l'infinie magnificence est si dense qu'elle flotte à sa surface, était trop puissante. Son coup transperça et Skatlan, et Helian.

Quelle journée de merde, pensa le Rémouleur pour lui-même.

— Bienvenue dans les terres infinies de tes Aïeuls, Skatlan ! annonça le Vénérable Juge qui accueille les âmes des braves daronoans morts au combat. Ici tu vivras la paix et...
— Je connaîtrais tous les secrets de l'univers ? le pressa sans attendre Skatlan.
— Euh... eh bien, non, je ne...
— Alors je préfère mourir !

Skatlan, aveuglé par sa soif de savoir arracha sa hallebarde au Vénérable et se l'enfonça violemment dans la poitrine. Ce dernier n'en revint pas que la mythique Chevalier-Lyre Skatlan ait détruit sa propre âme de la sorte.
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